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Il suffit, pour chanter ce fragment sans respi- se s.
rer, de ménager soigneusement l'expiration du 4 4 ‘souffle, puis, vers la fin, quand la provision à d'air est presque épuisée, de faire un crescendo M 7. (parfaitement justifié par l'idée de joie, d'exu-
EAeS bérance) et qui, en ramassant tout le souffle qui reste et en le dépensant sur quelques notes, évite à l’auditeur toute impression d’étouffe- s
| ment. pe D bien des compositeurs ét parmi les Dius220es es, grands, nont pas, en écrivant, le souci de la 3 respiration. Beaucoup de chefs-d'œuvre présen- | tent, à l'exécution vocale des difhcultés at . point de vue de la distribution du souffle. L'une dés plus belles mélodies de M. Fauré : /e Parfum impérissable, en offre, sous ce rapport, de : peu communes. Je vais vous là chanter, non d’une seule traite, mais en m'arrêtant, en vous signalant ces difficultés, ét en vous indiquant
comment les résoudre. |
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oi Cette mélodie, encore une fois, est tone de si plus belles de M. Fauré. Elle marque dans son à œuvre la transition qui unit le Fauré de La Pa: nn vanne avec chœurs à celui de la Chanson d’Eue. 74 = Nettement caractéristique du génie de l’auteur, : portant l’accent inimitable de son discours mu- Don sical sr rare, si pénétrant, toujours exquisement et richement contourné, elle dégage, par ondes | progressives et croissantes, une émotion qu, malgré la sévère sobriété de l’expression mélo- dique, atteint vers la fin à une extraordinaire intensité.
Les vers de cette mélodie sont de Leconte de Lisle. Les voici : SSS
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