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voit qui, exécutant après des études sérieuses. : les traits d’agilité les plus ardus, ont la plus grande difficulté à exécuter un trille net et.
brillant. Il convient alors d’acquérir par un.
travail opiniâtre ce que la nue Re à.
s’obstine à vous refuser. FT ni Le groupe, où gruppetto, est un ornement | . oo qui s'exécute dans les deux sens, et qui. à à emprunte les caractères les plus divers. Wagner . lPemployait encore fréquemment dans les pas- Fu -5o sages expressifs de la voix et de Less Le mordant ‘inférieur ou supérieur (que les … Italiens appellent w#ordente, et dont une forme particulièrement compliquée était asreled autrefois, zordente impertinente), le mordant était mis généralement pour conférer de la. je légèreté à telle ou telle note, il faut l’exécuter rapidement, clairement, en ayant soin, PA malgré la rapidité, de donner aux deux notes leur véritable son et leur véritable valeur Pourtant, le mordant — comme tous les
el allure | À morceau a on de de mot.
ne er Ë est placé et doit contribuer à.
l'expression. Dans Ia musique ancienne, Min apparaît souvent double et triple, soumis à des variétés nombreuses. nr.
- Je me souviens de la façon exquise, un peu À maniérée, peut-être, mais pleine de charme et de poésie, dont M'° Calvé, d’une voix plus transparente que le cristal, exécutait, dans la *. cavatine des Pécheurs de Perles, un mordant sur le mot : autrefois. Elle le faisait avec une lenteur presque incroyable, et, pour ainsi dire, en détachant un peu chaque note du mordant ; - cela produisait un effet délicieux, parce que, Æ. accompagnant ces mots : Comme autrefois, ce mordant rêveur prenait une expression de tendresse et de regret :
Se
Comme au tre - fois are .tre fois!
Se
Il existe un procédé vocal méprisé, et dans É bien des cas méprisable :: je veux parler du portamento, où port de voix. Vous savez ce Re pouenciest » [l'y à « port de voix » quand, pour aller d’une note à une autre, soit sur une même voyelle, soit sur deux voyelles dif- … férentes, séparées ou non par une consonne, …. au lieu de porter la voix directement d’une note é: à l’autre, on la traîne de façon à effieurer, LEE C4 y arrêter, toutes les notes intermé-
122 0e “DU CHANT Ë
Si l’on ne faisait jamais de port de voix,
le chant serait trop sec ; on en fait toujours, inconsciemment, de très insigniñants qui sont à peine appréciables par l'oreille et qui consti- .
tuent, en somme, le /egato du chant. Mais ce ne sont pas là des ports de voix proprement dits. Le vrai port de voix est beaucoup plus
marqué, plus conscient. C’est un moyen dont on a souvent abusé pour donner au chant de
l'expression ; mais cette expression prend.
aisément un caractère pleurnichard, mais et
surtout odieusement vulgaire.
Pourtant, il ne faut pas croire que l'on
doive absolument bannir le port de voix. Il
peut produire des effets agréables, ajouter au.
chant un grand charme, quelque chose d’un peu morbide et, en tout cas, quelque chose de très langoureux.
So
Il est une qualité essentielle, quelle que soit
la musique qu’on chante, — une qualité dont sont dépourvus presque tous les chanteurs :
c’est le rythme. |
Rien n'est plus déprimant et plus irritant à la fois que d’entendre chanter sans rythme. On a l’impression de marcher sur un sol inégal, accidenté de trous et de protubérances, de bourbiers où l’on enfonce, de surfaces glissantes et l’on finit par renoncer à suivre le chanteur qui se livre ‘à ces déambulations auxquelles on ne saurait croire qu’il propose un but bien déterminé.
Hélas, ils sont nombreux, ceux qui chantent ainsi, qui ralentissent un temps,-en précipitent un autre, ralentissent encore la mesure sui-
| qu’on pense qu’ils A s'arrêter, puis soudain reprennent une allure hâtive, qui se change ensuite sans plus de raison, en une mollesse EL en une lenteur mortelles: :
Des Par contre, rien ne donne une impression de sécurité, de vigueur et d’aisance comme un … chant bien rythmé dans lequel tout tombe à sa - vraie place, un chant qui reprend pied à inter-
__ valles réguliers, qui affermit son contact avec le - temps et l’espace et dont on épie la Prob ES __ logique. .
ch Il ne saurait exister de plaisir musical sans
rythme, sans cadence, sans ce rebondissement ‘3 périodique et harmonieux, qui règle tous les … - mouvements de la nature, depuis la gravitation ; 4 des étoiles jusqu’à la circulation du sang, 4 Le chant doit être maintenu par la rigueur Et. d'un rythme sûr, pendant que la diction reste ‘4 souple, vraie, expressive, colorée et trouve toute - sa place, tout son temps, dans les limites que
* : lui impose ce rythme. Elle acquiert par Je un nerf, une force extraordinaires et les 2 entraves rythmiques J'obligent d'avoir Tecouts à une ingéniosité qui la rend plus intéressante.
Le rubatoest parfois alors d’un grand secours. Mais savez-vous bien seulement ce que c’est que L . le rubato ? Beaucoup de personnes croient que le rubato, dont il est tant question quand on 8 apprend à jouer un morceau de Chopin, consiste | É- dans l'irrégularité rythmique, qu’il consiste à presser, à ralentir successivement, avec une :4 espèce de | Vies déréglée; c’est une sraques Le
Lou a niibren le HS et que, dès que Von.
a pressé pour ralentir, il faut, ensuite, par une + de. mouvement réflexe, faire e Fonte
: lent “ faut dicuite Dreséer pour regagner le temps perdu ; mais, pendant ce temps, le ryth- | me doit rester immuable, mystérieusement inflexible. On prétend que so formulait ainsi 1e A ir <
Lie chant ne possède ni main A ni main Ke ne et, RoTant il Le possède toutes deux
qui est à L base de Fi plus petite hélodies
et sa main droite, c’est l’ensemble des imper: ceptibles licences que peut se permettre avec | Ja performance vocale. de
Dans notre) première séancé, nous nous + étions proposé de rechercher les raisons ‘qui jincitaient l’homme à chanter, et nous sommes |. parvenus sinon à les retrouver toutes du moins à en découvrir assez pour nous fournir le pré- texte dé rester ici une heure ensemble, ne j Dans la séconde séance, nous avons tâché de + D Hétenniner les règles “essentielles du mécapi vocal. D Dans la troisième, nous nous sommes ocCu- 4 | pés de certains procédés de diction et, là encore, j'ai pu vous donner quelques renseignéments assez précis en me basant sur des principes connus, prouvés et, pour ainsi dire, ue D | LR dernière fois, ma tâche était un peu plus.
qu'e on “es aux iiditions AUOT hui, je me es a ve devant une question plus embarrassante Re
Biz
…. encore : Comment émouvoir ? En effet, le champ
dr. La
| Be: la sensibilité ee est su le degré
vue re
Aie RATS * à Abe Re NET LR HUE
a DU CHANT
soumise encore aux incessantes évolutions du temps et des mœurs, comme à l’innombrable diversité des zones, des pays, des régions les plus infimes. Vous comprendrez donc qu’il faut que nous nous bornions, sous peine de prolonger cette conférence à tel point que nous serions encore 1c1 alors que la sensibilité actuelle aurait déjà changé !
Par conséquent, si vous le voulez bien, nous allons nous tourner vers le passé, comparer des époques diverses et nous pourrons, je crois, nous faire une idée des quelques sentiments qui, à travers les siècles, demeurent immortels dans le cœur des hommes et peuvent être réveillés encore aujourd hui comme ils l’étaient autrefois ; en même temps, nous examinerons les moyens par lesquels on peut les émouvoir. Mais, d’abord, remarquons qu’il y a des gens extrêmement sensibles et d’autres qui ne le sont pas du tout. Un jour, Liszt venait de jouer de façon géniale et pendant près d’une heure sans discontinuer quelques-uns des plus beaux fragments de Beethoven, de Mozart et de Schumann ; tous les auditeurs étaient profondément émus. Un monsieur, qui était là, trouva
pourtant à lui dire que ces mots: « Ça ne
vous fait pas mal aux doigts de Ho comme Ça ? »
Par contre, je connais une ee femme, qui non seulement est particulièrement accessible aux sensations musicales, mais encore exprime ses émotions de la facon la plus étrange. Voulant, un jour, m'adresser un compliment sur une mélodie intitulée L’Aeure exquise, que je venais de chanter en m'efforçant d’être aussi vaporeux que possible, elle s’écria :
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DU CHANT e7
& Ah ! cette musique ! Ça vous ‘flanque des coups de botte dans l’estomac ! »
Bien des gens pensent à tort que les émotions artistiques doivent, pour être complètes, avoir ce caractère intensif et ne se déclarent satisfaits que lorsqu'ils reçoivent de$ « coups de botte dans l'estomac ». Beaucoup de compositeurs partagent cette erreur et cest ce qui donne lieu à tant d'œuvres forcenées, où la . passion, la violence, le vacarme et a raffinement maladif se disputent avec furie l’honneur d’affoler, de terrasser, d’assourdir et d’intoxiquer les auditeurs. Ces gens-là ignorent le prix des sensations graduées, la valeur parfois immense d’une émotion légère et fugitive, le délice douloureux des larmes, la douceur d’un soupir, le charme exquis et amer de la mélancolie, comme ils méconnaissent tout ce qu’il - peut y avoir de désespoir dans un sourire ou de tristesse dans un rayon de soleil. Laissons-les donc à leurs transports et demeurons parmi ceux qui ne rougissent pas de goûter parfois des sensations moyennes, communes à tous les hommes et vénèrent le cénacle divin des artistes équilibrés. Ceux-là seuls savent que c'est une faute grave contre l’art de « flanquer sans cesse des coups de botte dans l’estomac » ; et ils méprisent l'émotion qu’on obtient par ces procédés pugilistiques.
So
D'ailleurs, à . prendre dans son sens véritable, qui est tout médical, le mot émotion signifie simplement un trouble dans l’économie psychologique. 11 suffit de déterminer ce désordre même légèrement, parfois de façon à
Às
ve Or, il arrive ee que des chante très doués sous le rapport de la voix, et q intéressants par leurs dons et leur habileté … vocale, sont agréables à écouter, sont, en même temps, très ennuyeux; leur travail est satis- À faisant, d’une technique parfois même excel- lente, mais il y a quelque chose dans leur chant qui le rend morne et qui, peu à peu, vous incile à 4 à une vague somnolence. Ces chanteurs-là non seulement ne sentent pas ce qu'ils chantent, mais. ‘14 "y PETER pas en chantant, et voilà pourquoi 4) ils n’ont pas d'action sur l’auditeur ; leur éhant est, de ce fait, inepte et inexpressif. IL:
qu’un chanteur ait devant les yeux, tandis qu il chante, une image nette ow confuse, sug- . gérée par les mots qu’il prononce ; s’il s'agit pour lui d'évoquer des objets, il faut qu’il les voie en chantant ; à ce prix seul, il en trans … mettra la vision à l’auditeur ; s'il s'agit d’ex- F4 primer un état d’âme, il faut que, par un moyen personnel, soit par le dédoublement soit en s'imaginant avoir auprès de lui un être humain a à qui il s'adresse et qu’il crée par la pensée, il | faut, dis-je, qu 1l ressente, à ce moment, l'émo- à tion même qu'il veut traduire. Nous ne parle. rons pas ici du Paradoxe sur le Comédien, de … Diderot « et des HÉROS EEE et sans cesse …