POS ETAPE ALES
É Je ne parle pas des Italiens, dont nanas tion était pos vocale et mélodique. Chez
ceux-là, l'accompagnement ne tenait aucune pl ce ; on eût pu, je ne dis pas le supprimer, Mais le modifñer et lui faire prendre les aspects les
plus contradictoires, sans que la musique en 4 souffrit, |
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Le public était donc habitué À ces formules
passives d'accompagnement ; il savait que la
mélodie était au chant ; c'est là qu’il la cherchait, qu’il la trouvait. Aussi, fut-1l déconte-
nancé quand, un Jour, elle sortit de partout à
Ja fois, fusant, jaillissant, se répandant, de mille facons diverses en d'innombrables courants
contraires et harmonieux, se complétant, se combattant, formant un tout indivisible.
L'oreille des auditeurs, sollicitée de toutes parts, fut, d’abord, déconcertée, affolée par ce flot sphérique de mélodie; elle ne savait plus
de quel côté sé tourner pour en recueillir.
Aussi, le public crut-il, durant des années, que
la mélodie était absente de cette musique, alors qu'elle y abondaiït, intarissable.
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Encore une fois, mesdemoiselles, je crois que l'Ecole wagnérienne n’est pour rien dans la décadence du chant.
Chérchons ailleurs. D'abord, : l’on veut s'en tenir aux Causes purement artistiques, comment n’en pas voir une, et très importante (ceci, jé ne suis pas le prémier à le dire),
dans la suppression dés maîtrises ? Il y a déjà :
longtemps qu'on en a signalé tous les incon-
vénients.
Vous n'ignorez pas que, dans les siècles
passés, les maîtrises des paroisses étaient de.
véritables pépinières de chanteurs. Les jeunes garçons ayant de jolies voix y trouvaient non seulement des principes de solfège et de musique, mais encore une réelle instruction vocale ;
on leur y formait la voix en même temps que
1 k de F4
Fable cu 1 mue, ils étaient déjà en posses- CR
sion d’un certain acquis Une fois la mue | passée, ceux qui avaient conservé leur voix étaient impatients de reprendre leurs études. . Déjà munis d’une technique appréciable, for- més au goût vocal, ils travaillaient alors avec
profit ; la musique, le chant, n'étaient plus pour eux un monde inconnu, plein d’embüûches : ils avaient été bercés par la musique, nourris dans
le culte et l’amour du chant ; et rien ne vaut *
ces éducations in na primaires, de l'enfancé ! a Je n’ai pas, hé connu les maïîtrises ; maïs 1l m'a suffi d'éprouver sommairement ce que pouvait être l'apprentissage du chant religieux, pour en apprécier toute la valeur éducatrice.
Etant enfant, j'avais une voix de soprano assez
étendue, puisque je montais assez facilement …
jusqu’au contre-ré. Mon maître ét très cher ami
. Lucien Grandjany, jeune homme doué d’une vé-
ritable génie didactique et mort à vingt-neuf. ‘4
ans, étant organiste à Saint-Vincent-de-Paul, me
permettait, parfois, d'aller chanter à l’église. Le
désir de faire valoir ma VOIX, la satisfaction 0
de vanité enfantine que j'éprouvais à recevoir des compliments, m'encourageaient à soigner à ma performance, à chercher obscurément,’à l'aventure, des effets de sonorité ou d'expres- # sion. Je me suis certainement familiarisé avec
le chant, sans m’en douter, en chantant ainsi,
‘accompagné par la voix calme et sincère de … l'orgue (car, à l’orgue, on ne peut tricher, on ne peut dissimuler dans des remous de pédales À les faiblesses du chanteur), de beaux morceaux é d’ re 2 0
s is chant d'éclice e est un nmerveillehs € exercice.
Lo Il faut, à l’église, chanter de façon soutenue,
- éviter toute brusquerie, toute irrégularité. Le. Plchant religieux doit se conformer au milieu HAE - solennel où il s'effectue, soit qu’il implore : humblement la miséricorde divine, soit qu'il |