‹ Du cheval bein mû et bein mis;Chapitre 10 sur 28 · EXPLOITATION DE LA MASSE · texte numérisé non relu

EXPLOITATION DE LA MASSE

Produetion de rimpulslon.

Chacune des jambes du cavalier est chargée de solliciter l'impulsion du diagonal auprès duquel elle est préposée et d'en régler la marche^ la manœuvre^ avec le concours de la main. Il faut envoyer le cheval sur les aides d'opposition.

■«le «es Jambes. Le rôle des jambes se réduit à deux points : solli-

citer la production de l'impulsion ou son renouvellement; exploiter Vimpulsion avec Vaide de la main.

Les attaques de jambes bien déterminantes, sans entrave de la main, dont nous avons parlé, provoquent rimpulsion, Fentretiennent et la renouvellent.

Il n'y a plus alors qu'à l'exploiter.

Pour cela, Temploi de la jambe consiste tout simplement à presser du mollet ou à cesser de presser, le cavalier prenant son cheval, dans ses deux mollets, comme s*il voulait Fembrasser ou Tétreindre, du haut du mollet à la cheville, Tune des deux jambes pressant, par suite d'une contraction des muscles du mollet gui donne à cette jambe un rôle actif, pendant que l'autre jambe, cessant de presser, mais solidement maintenue à sa place, soutient les hanches et sert d'appui, — ayant, elle, un rôle passif, — à la jambe qui exerce un rôle actif.

Et le cavalier doit s'efforcer de presser dans le mollet

Son cxplollatlon.

irr

droit pour solliciter le postérieur droit, cette correspondant avec le moment où ce membr évolution, durant au maximum pendant toute '. de cette évolution et cessant pendant que le j g;auche évolue à son tour; cette jambe, alors, n'abandonne cependant pas la partie com] et reste passivement & sa place, tout en c presser, atin de fournir l'appui nécessaire jambe, la gauche, et lui permettre de produ dant le même temps et à son tour, la pressi Le tact du cavalier consiste donc à pre cesser de presser au bon moment, accordan sien avec le mouvement du membre sur lequ agir et ayant grand soin de ne pas l'exerct Or, pendant que le postérieur droit manœuvr ston de la jambe gauche est inutile et cette, qu'un rôle passif, celui de redressement, di tion; elle aide sa congénère, tout en s'opp écarts, voilà tout, et se tient prête à agir act son tour.

Mais ces deux rôles, actif et passif, se suce rapidement quelquefois, et, même, dans cei arrivent à se confondre. — La jambe d'oppo exemple, qui a d'abord, dans un changemea tion, le rôle passif de recevoir les hancb prend aussitôt, au moyen d'une pression ou de mollet, son rôle actif, afin de solliciter 1 du postérieur auprès duquel elle est placée.

i. Ceci étant posé, il y a lieu de consîdéri '' cheval faisant toujours mouvoir ses membt I- gonale, ii faut ; 1° sur la ligne droite, acti* à tour chacun des membres postérieurs de l'impulsion produite rende le jeu des antéri 2° dans les changements de direction, action paiement le membre postérieur du dedans, térieur du cercle ou de l'arc de cercle dé

que ce membre vienne sous la masse en soutien et que, par suite de son engagement, l'impulsion produite par lui favorise le développement du membre extérieur qui a le plus de chemin à parcourir, Tantérieur opposé en diagonale, et de façon que cette action tende toujours à Téloigner du centre.

Il est très important, pour un cavalier, de se pénétrer de la façon dont le cheval meut ses membres et d'en déduire l'emploi, l'action raîsonnée de ses jambes, et la disposition la plus favorable à donner à la masse et principalement à la tête, afin de permettre à l'impulsion de se produire sur Tavant-main avec son maximum d'intensité.

Et ce n'est qu'à cette condition que le cavalier arrivera à ne pas gêner son cheval, à favoriser, dans la plus grande mesure, l'extension, à obtenir la beauté du geste comme la rapidité du mouvement et, par les moyens inverses, à combattre les défauts du cheval qui veut aller trop vite, qui pousse ou engage trop, dont le jeu des épaules n'est pas égal ou dont un des postérieurs est paresseux ou trop actif par rapport à son congénère.

Manœuvre des jambes. — Sur la ligne droite.

Jeu d'épaules Inéffal.

A qui la faute?

Il est évident que si une épaule a un développement plus étendu que celui de sa voisine, le cheval, embrassant plus de terrain de ce côté que de l'autre, appuiera forcément du côté où le mouvement est plus étendu et, par conséquent, ne marchera pas droit.

Les raisons pour lesquelles le jeu des épaules n'est pas égal sont multiples :

Le plus souvent, c'est de la faute du cavalier qui, nous l'avons fait remarquer dans notre première étude, ayant un pied favori, trotte toujours sur le même dia-

CIKQUIËHB CAUSERIE, gonal et donne un surcroît d'extension, dedi ment, au membre sur lequel il retombe; ou cavalier n'a pas fait travailler spécialement deux épaules dont le manque de développei cela vienne de la nature ou d'une inégalité réclame un travail plus considérable; enfin le cours du dressage, ce jeu est constammi nous l'avons dit, par suite des progrès que faire successivement à chaque côté au moyc plissements.

Quelle qu'en soit la raison, le cavalier a, battre cette irrégularité, deux moyens à sa di ou bien ralentir l'épaule dont le jeu est pïi — ou étendre l'autre; inutile de dire que ' est toujours préférable et qu'il y a avantag toujours tout sur le mouvement en avant, i le développement des moyens de son cheva On ne peut jamais trop demander eu esti il sera toujours temps plus tard de repreni demi-arrét ou une opposition, ce qu'une épaules donnerait en trop de mouvement o sion, dans le cas où elle aurait conservé ui rite persistante sur l'autre.

'■ Un moyen très efficace d'augmenter l'extei épaule est de trotter sur le diagonal doi partie; en effet, la supériorité d'extension dre la marche de travers devant être attribua à l'habitude du cavalier de trotter sur le gonal; il n'y a qu'à trotter, pour opérer l'^ redressement, jusqu'à la même limite, sur gonal.

L'examen de l'effet que produit le cavalie baot sur une des épaules l'indique cla:

cavalier, enlevé par le diagonal gauche pi sur lequel il trotte, s'élève et reste en l' que le diagonal droit opère son appui et i

à redescendre, pour reprendre le contact de la selle, au moment où Tépaule gauche, qui s'est élevée, puis étendue, commence elle-même à descendre pour aller prendre appui sur le sol à son tour. Or, pendant que le corps du cavalier retombe sur la selle, n'est-il pas évident qu'il exerce, et cela pendant tout le temps qu'il descend, une poussée moelleuse, continue, sur les muscles de l'épaule, la forçant ainsi mécaniquement, à s'étendre? en outre, si on envisage le membre antérieur d'un cheval comme un levier du troisième genre, dont le point d'appui est à l'épaule, n'est-il pas évident encore que l'extrémité du membre a une tendance à se relever, donc à aller faire son appui sur le sol plus loin, lorsque le corps du cavalier vient, en reprenant contact, frapper en quelque sorte le gros bout, ce qui, * naturellement, entraîne le relèvement de l'autre extrémité, le bout libre?

Et si l'on veut bien se rappeler ce que nous avons dit, — après en avoir acquis la certitude par suite de Huiupiiesuon de» Texamen de la meilleure utilisation des aides pour contribuer au bon fonctionnement du jeu des membres, — qu'on doit trotter un cheval sur le diagonal opposé à la main à laquelle on travaille, ou celle à laquelle on est censé travailler, et au placer par conséquent, l'extension se trouvera augmentée encore par ce fait (nous le prouverons mieux tout à l'heure) que la jambe du cavalier actionnera le postérieur qui fait partie du diagonal sur lequel on trotte et qui, sollicité ainsi, exigera, par résultante de l'impulsion, de cet emploi plus déterminant, un développement plus grand de l'épaule opposée en diagonale, celle sur laquelle on trotte et dont on veut l'extension.

Une des choses le plus difficile à obteniren équitation, dit-on, c'est que le cheval reste parfaitement droit, les hanches dans l'axe des épaules; cela est parfaitement exact et fait ressortir la nécessité de trotter son cheval

Ikuies.

également sur chaque bipède, dans so avoir obtenu, par le même procédé, pem un jeu d'épaules sensiblement égal.

Et en effet, aous avons fait remarque lier, — par le fait que, au lieu d'être p droit à cheval, il a un de ses côtés, une légèrement en avant, — s'enlève d'im n'y remédie pas, dans le sens de sa diagonal gauche si c'est son épaule g( avant ', et vice versa ; il arrive donc à sur le même diagonal, c'est une conséq

Autre conséquence : poussant toujoui la même façon, et se servant encore c de ses jambes, — quelques-uns de la jai diagonal sur lequel ils trottent, d'autr respondaut à ce diagonal, — le caval cheval de travers et celui-ci conserve, une attitude qui l'empêche de se redress droit et qui a pour résultat de conlîm cavalier dans les mêmes conditions.

Chacun peut faire ces mêmes obsci conséquent, acquérir la confirmation de La disposition préliminaire de la masse corps du cavalier étant la même, pour enlevé à gauche et au galop à droite double préférence réflexe.

Mais nous voulons seulement pour le qui concerne la marche de travers, rc tion en l'attribuant à ce que le cavalier anormnl, contraire à la logique et à nature, soit avec !a jambe d'action, soi de disposition. Et remarquez que les

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