‹ Du cheval bein mû et bein mis;Chapitre 18 sur 28 · I. Importance de l'emploi . réqailHlIoii militaire · texte numérisé non relu

I. Importance de l'emploi . réqailHlIoii militaire

lil en bride, vous les avez (trémité du manège ou du d'eux du rang au trot ou au >iste, vous lui commandez :

t à ce qui lui a été dit prémain droite, les deux poiart du temps, ne peut terlé, pendant l'exécution du :« sur le rang. Pourquoi

qu'il ne se sert pas activei, — mais ce n'est que tout temps de service — de sa çir surl'avant-main qu'elle son action sur le gros bout,

à ramener en dedans, parce que, dis-je, par le fait qu'il a porté ses deux poignets à droite, son effet se produit, pour la plus grande partie s'il a les deux mors, en entier, s'il n'a que la bride, sur la barre du côté extérieur (soit à gauche s'il fait sa volte à droite). Et, naturellement, la tète étant attirée à gauche, côlé extérieur, le cheval, subissant en outre l'attraction du rang qu'il désire rejoindre le plus tôt possible, va du côté opposé à celui où le cavalier veut le faire aller et où celui-ci croit avoir produit son effet.

J'ai pris là un exemple que vous voyez se produire journellement, avouez-le, et qui confirme, par son exagération même, notre exposé.

Aucun officier n'est capable de produire un effet aussi contraire à celui qu'il doit faire pour aller où il veut, mais cela prouve que, en se servant de la rêne opposée avec force et continuité, on peut arriver à rendre impossible le mouvement projeté. L'expression « rêne d'appui », employée parle nouveau règlement, est beaucoup plus exacte et indique qu'elle doit seulement contribuer, par son appui, à régler le jeu de Tépaule du dehors en s'allongeant, afin de ne pas enrayer l'impulsion, le mouvement, et, tout au contraire, qu'elle doit en favoriser l'extension.

S'imagine-t-on, encore une fois, un homme tournant à droite, et dont une corde maintiendrait la tète du côté opposé?

Et cependant, le but final, pour le cavalier militaire, étant de conduire son cheval tout en ayant son arme, son sabre ou sa lance, il s'ensuit que la conduite à une main doit lui être tout à fait familière et que, des deux rênes, celle qui prend le plus d'importance et dont il est essentiel de lui apprendre plus spécialement la manœuvre, est la rêne d'opposition, dénommée parfaitement rêne d'appui par le règlement.

Eh bien , il faut lui enseigner : V que pour permettre

Réflexions sur quelques instruments de conduite. Leur utilité.

Nors «eibrMe. On a considéré comme nécessaire de mettre au cheval

de troupe deux mors, Tun brisé, mors de filet, releveur, Taulre rigide, mors de bride, afin que le cavalier ait plus de puissance dans certains cas et ait une action d'abaissement avec ce dernier.

Ce mors présente cependant bien des inconvénients et est un instrument bien délicat à mettre entre les mains des gens inexpérimentés.

Les horribles mors à col de cygne ont, heureusement, disparu complètement des approvisionnements, mais le mors actuel, avec ses longues branches et son poids, est encore trop dur pour les mains auxquelles il est destiné, et il faut bien se rendre compte que la plupart des dé-

I fauts de nos chevaux de troupe doivent être attribués

à cet instrument de supplice.

Le cheval lymphatique, par manque de sensibilité, s'appuie sur cette barre rigide et en profite pour se faire porter ; le cheval sanguin, jmr excès de sensibilité ^

I contracte sa mâchoire par suite de la douleur éprouvée

et oppose une résistance égale à celle du premier, la

t* cause étant la même et les conséquences semblables,

quoique pour des raisons différentes dans les deux cas;

; son existence est donc le plus souvent néfaste.

I Nous avons émis le désir, dans bien des circonstances,

de voir supprimer le mors de bride dans Téquitation

militaire et nous savons que notre opinion est partagée par un grand nombre de nos camarades; sans être aussi radical, il Faudrait au moins donner un mors plus doux encore que celui adopté, et le mors L'Hotte, avec un gros canon, sans liberté de langue et ses branches courtes, remplirait de bien meilleures conditions. Il ne faut pas craindre, en tous cas, de metire un

VAL BIEN MC et BIEN MIS.

:vauK qui, trop sensibles par suite de luttent constammen' contre le mors d nombre de chevaux, t]ui avaient îmbaUer, sont tenus dans le rang: et de leur irritabilité quand on leur de bride.

où le mors de bride à col de cygne ; degré de sang de nos chevaux a ugraenté, il y a donc lieu encore de nenls destinés à utiliser cet élément ï.

' facilement, par expérience, qu'une ent mieux la dccontraction, et cela lique, avec deux mors brisés, aussi it à des chevaux lymphatiques qu'à certain degré de sang; la douleur seul du mors, augmentée par la force dapté à une main dure en général, traction nerveuse des muscles de la opposer à l'obéissance, disparaîtrait ion d'un double filet, lieu d'employer un mors trop puislopter un mors si doux, si doux, que yftt-il de la façon la plus brutale, ne la contraction.

;ontraction en amenant la décontraci complet?

>rs doux, brisés, dont l'un aura, si on plus de puissance, ce qui ne veut pas >lus de douleur — un bras de levier amènent la mobilité, par suite de ce : les forces, les appuis, et qu'ils n'ofits d'appui rigide dont le cheval se it, pour emmener son cavalier ou se

3u que nous ne faisons intervenir ces

considérations que pour les hommes de troupe, Tofficier, ou tout cavalier qui veut faire de l'équitation plus fine, devant conserver entre les mains un mors releveur et un mors abaisseur, celui-ci rigide, pour transmettre exactement et sans décomposition les eiGFets des jambes à la main, et vice versa.

Mais, en allendant que cette modification pour les hommes de troupe arrive, et pour abonder dans le sens de ceux qui prétendent que, à un moment donné, un instrument aussi puissant que le mors de bride est nécessaire à nos cavaliers, voyons au moins par quels moyens on peut rendre ses effets moins barbares, et conséquemment plus utiles.

Je ne sais pourquoi, dans notre cavalerie, on est si rebelle aux assouplissements. Eux seuls cependant — et c'est pour cela que j'y reviens — peuvent avoir raison des résistances du cheval, aussi considérables soient elles.

Chaque jour, les cavaliers enfourchent leurs chevaux sans préparation aucune et les voilà partis, croyant que, comme par enchanleinent, leur monture va, aussitôt, répondre à toutes leurs exigences.

Quelle erreur!

Et, pour la bride en particulier, cela ne peut exister qu'à la condition d'avoir habitué le cheval à ce contact, et d'autant plus que les cavaliers sont plus maladroits. — Nous avons indiqué dans notre première causerie, et nous y revenons avec intention car cette recommandation est essentielle et applicable à tous les cavaliers, civils et militaires, qu'il fallait habituer nos hommes à exercer une petite manœuvre, à pied, avant de monter à cheval, en remuant un peu les mors dans la bouche, attirant légèrement la tête en avant avec le filet, et en produisant de petites pesées sur le mors avec l'autre main, de façon à habituer de nouveau le cheval à ce contact et à amener la décontraction.

'AL BIEK HC et bien MIS.

I de mAchoire qai vaincra la résïs-

arla conduite ordioaire, si on a soia

aes minnles par jour k cet essrcice

heval.

'étrier dépendent la bonne position

Ion et, par suite, le bon emploi de

parue en 1890, nous avons indiqué de s'assurer si l'élrier est bien ajusté,

à fond et trotter à l'anglaise; si le ,rier est trop court; si la jambe bal-

irquer que, quand l'étrier ne sera Ip talon devra, pour que la jambe it et que le mollet, agent d'action, au contact permanent, être trèsbas; n temps, le genou remontera par le an de la clieviUe, n'élant pas assouet le cavalier, gêné, dira que son

issemcnts de cheville, consistant à peins possible et àexécuterdesflexibns, [■monté cette gôiie, et le cavalier, se pourra pousser son cheval dans les lissant le talon au lieu de le remon-

, en effet, comment opèrent les cava- B quand ils se servent de la jambe — s'en serventd'une façon défectueuse it pas l'importance et ne savent pas i bon emploi peut amener — : ils au lieu de le baisser et, de la sorte, !val de l'éperon au Heu de le pousser ; uc le cheval, piqué et nou poussé, !nt à l'action de la douleur, rue en

vache, recule ou s'arrête, rétive au besoin, s'arcboutant sur cet engin au lieu de le fuir. Et ceci est une conséquence quasi mécanique; les muscles, au lieu de se détendre et d'entraîner la masse en avant, comme ils le font quand ils sont poussés, sollicités pour se détendre en avant, se recroquevillent à ce contact douloureux et produisent l'abaissement de la croupe, Tacculement et, par suite, la rétention.

Action mécanique encore sur le centre de gravité qui, au lieu d'être déplacé en avant par l'extension des muscles, est précipité vers le sol par la rétention ; comme conséquence, la machine s'arrête, se pique ou recule; souvent, même, l'effet de rétraction des muscles est tel que le cheval est précipité en arrière, entraîné par la vitesse acquise, n'ayant plus d'action sur son centre de gravité; il s'emballe en arrière et, l'équilibre étant rompu, le terrain risque de se dérober sous lui sans qu'il puisse alors, en raison de l'instabilité, s'y opposer.

L'éperon, pour les hommes de troupe, ne doit être considéré que comme un insigne qui distingue le cavalier du fantassin; il serait à supprimer à mon avis ou, tout au moins, à placer sur la manche, comme la harpe désignant le musicien ouïes haches indiquant le sapeur; au talon du cavalier, jamais !

Seul celui qui est très expérimenté peut s'en servir, et encore !

Je suis heureux de songer que, par suite de l'adoption de la jambière et de l'éperon à la chevalière, dans la nouvelle tenue de la cavalerie, on pourra souvent enlever les éperons aux hommes de troupe et, surtout, leur faire monter les jeunes chevaux sans cet engin de destruction.

Du pincer «e Commc uous nous adressons à des hommes de cheval

expérimentés, nous définirons le pincer de l'éperon dont les écuyers préconisent l'emploi et tel qu'il doit être compris.

l'éperon.

IVAL BIEN MC et BIEN MIS.

:r veut châtier son cheval ou augmeuattaques de jambes dont nous avons ur but de précipiter le cheval dans le nt et de l'y entretenir, l'éperon doit î l'attaque du mollet, venir pincer les 'er aussîtfit, l'action de poussée de la

>stéri6urs paresse ou qtie le cavalier icialement A l'un d'eux, le cavalier, genou, écarte le mollet, en frappe :heval en arrière des sangles en allant ? l'éperon, mais le retire aussitdt et re cette attaque avec la manœuvre et si les deux postérieurs ont besoin s'adresse à l'un par cette manœuvre l que le diagonal précipite son mou- )stérieiir vient à la jambe — , puis à d de même.

bas, mais, par suite d'une flexion de a, qui y est fixé, est venu s'appliquer les, saisissant le muscle que le mollet en avant; l'action peut être répétée, nie doit rester intermittente et être poussée du mollet. L'action de l'épeut d'amener la fluctuation, la vibrat celui commun au bras et à l'encolure ; contact est prolongé, la fluctuation lest instantané et suivi de la poussée, d en avant. Là, comme toujours en iprès avoir provoqué un eflet, lui perre ; donc, pas d'entrave avec la main, présavoir provoqué le jeu de musdonner la disposition, en continuont |ui favorisera la détente en avant, mmingcs, dans son Équilalion des )elle l'efl'et physiologique qui arrête

net un cheval au galop par le pincer maintenu de Téperon aux sangles; chacun peut le constater, mais cela prouve que, quand on veut se servir du pincer de Téperon pour obtenir la précipitation dans le mouvement en avant, il Faut s'y prendre autrement, sous peine d'obtenir le contraire de ce que l'on désire. Nous l'avons dit, le pincer de l'éperon ne doit intervenir qu'instantanément, de façon intermittente ; et l'on peut voir que cet instrument, selon san emploi, peut ôtreun aide ou une entrave du mouvement.

Le saut.

Le saut donne la mesure de la hardiesse ^ et de Thabileté du cavalier, aussi voulons-nous apporter quelques observations à son sujet.

Pour déterminer comment doit se comporter le cavalier au saut, nous n'avons qu'à examiner ce que fait le cheval lui-même.

A quelques pas de Tobstacle, le cheval tend la tète et l'encolure pour le bien voir, juger le moment ofi il prendra sa battue et sonder le terrain sur lequel il va s'enlever ; à ce moment, après s'être enlevé sur un membre antérieur, puis sur l'autre 2, il se ramasse pour s'élancer et il faut alors, à tout prix, que Tarrièremain s'engage ; les membres postérieurs, venant frapper le sol à leur tour, projettent la masse en l'air et celle-ci retombe sur le sol de l'autre côté de l'obstacle, les antérieurs les premiers, la plupart du temps l'un après

1. Il n'y a pas d'obstacle;* qu'on ne puisse passer en consentant à prendre la tape {Équitation des gens pressés, par le comte de Comminges).

2. Voir les observations chronophotographiques de M. Guérin Catelain sur le saut du cheval.

BIEN Ht ET BIEN UIS.

uc en même temps; la tëtc se r le plus possible de la l'éaction s, et s'abaisse de nouveau imméde préoccupalion du cheval est ère-main.

al s'empare de la maio du ca\'a- •vilement n,dit le comte de Gonochure'; il doit donc y avoir tel qu'il ne puisse en rien gëncr ci, le corps et l'encolure d'opérer its que nous venons de leur voir ut-étrc, spontanés, instantanés, rai exécute s'il a pris trop loin, remier effort, les dimensions de î, etc.

s du cavalier doit, nous l'avons ijnt, par sa souplesse et son liant, val afin de ne pas aller à l'cnit et de oe pas gêner sa monture, uc l'exprime l'auteur des Courses ubliée dans la Rerue de cavale l'obstacle est en vue, diriger et, dès que la direction est assuuoe façon définitive jusqu'à ce itrecôté. »

it, s'asseoir, s'enfoncer dans sa I rein souple, le corps en arrière, siette, puis, desserrer les doigts l'ai de prendre ce dont il a besoin l^nt permanent et devenant /)/w5

Bssige à i 'obstacle.

avant l'apparition lie la brochure de ut du cheval; cl les oljsorvalions chroiio- (s déductions, sont venues conllniier noii-e

SIXIÉxME CAUSERIE. 271

ferme quand le cheval se reçoit ou plutôt quand il a pris ce qu'il lui faut.

Au concours hippique ou dans un saut plus leut, plus senti qu'en course, on peut suivre davantage le mouvement de bascule du cheval et pencher légèrement le haut du corps en avant au moment où le cheval s'eulève ; mais, avant comme après le saut, le cavalier doit s^efforcer de rester assis et, au moment du saut, ce n'est que le haut du corps qui doit s'incliner en avant, le rein seul cédant par un mouvement instinctif, conséquence du mouvement de bascule imprimé par la disposition du corps du cheval au moment où il s'enlève et que le cavalier suit par souplesse et par mouvement réflexe.

Aussi nous n'approuvons pas les cavaliers qui, au concours, en public, là où l'on veut récolter le résultat, — car il va sans dire que, dans la préparation, au début surtout, tous les moyens sont bons ; et celui de porter le corps en avant ou de saisir une poignée de crins, sont destinés, le premier, à soulager l'arrière-main dont le passage préoccupe toujours principalement le cheval, le second, à éviter tout contact désagréable de la main au cheval qui, les premières fois, fait souvent des bonds désordonnés, fougueux, accompagnés de lançades ou de mouvements de tête difficiles à laisser passer, à éviter encore toute retenue dans les doigts qui pourrait dégoûter le cheval au début — portent le corps en avant avec exagération, sous prétexte de donner plus de puissance à l'arrière-main, ou saisissent alors les crins.

Défectueux et bien peu gracieux encore le mouvement de lever les deux bras en jetant négligemment les rênes, comme si Ton voulait donner des ailes à son cheval pour l'enlever par dessus l'obstacle.

Contraire aussi à la logique et à la correction, ce mouvement d'étirement de rênes que font certains cavaliers, les laissant couler outre mesure et se mettre en

lAL BI£.N MC et bien MfS.

le contact, les saÏTant d'une main liU pour bien montrer sans doate user cooler. C'en est une preuve en irement, dans lequel ces cavaliers

est un manque de savoir surtout.

[écntioD de ce joli laisser aller, fait le cheval commettait une faute, la ble et la séparation de corps, comitermplioQ dans la communication, t la conséquence.

roit souvent ces mêmes cavaliers, on er de la même façon au saut en ■cours, le principal inconvénient est u fin connaisseur, il se produit alors,

un ralentissement forcé, qui dure ail le cbeval a pu reprendre sor la i est nécessaire.

imenté, lui, agit de la même façon mrs, à la cbasse, toutes les fois qu'il es doigta moelleux, en contact tou- , se desserrent, prêts à se rafTermir )ur laisser prendre au cheval tout ce ire de rênes pour l'extension de la e,et se raffermissent, quand le che-

ce qu'il lui faut, pour le soutenir au 3it ; mouvement instinctif des doigts, ILS par l'habitude; le contact restant les bras ni des mains ne bougeant, sre, à notre avis, de vouloir toujours au moment du saut, au concours en étcxte de l'aider; souvent l'attaque ps, on gène le cheval au lieu de ;s chutes, beaucoup de taquets au er sur la conscience de cette malcn-

c, il n'y a rien de spécial à faire au

De la préparation da saut en vue des eonrsea ou du concours iappl4ue.

saut, qu'il s'agisse de concours, de course ou de saut dans la campagne, rien que ce que Ton doit faire en tous temps.

I. Appeler énergiquement Tarrière-main, le forcera s'engager, à venir à la jambe, à s'employer, — comme toujours, mais en répondant plus précipitamment et plus énergiquement à la sollicitation, puisque le cheval va avoir à produire un effort spécial pour cheminer par dessus cet obstacle, qui représente seulement une aspérité de terrain oftrant plus de saillie ou de largeur sur le sol ;

II. Permettre au cheval de tirer les mors qui suivent la bouche, les rênes coulant dans les doigts fermés qui se sont desserrés, puis raffermis; — comme toujours encore ;

III. Fixer les aides et être lié et souple pour ne pas gêner son cheval, pour ne faire qu'un avec lui et ne contrarier le jeu d'aucun des muscles dont son instinct aura suscité l'emploi ; tout cela encore comme toujours y comme dans l'équitation de tous les instants, en considérant seulement, et cela, non pas au moment du saut, car cette réflexion engendrerait aussitôt l'appréhension, mais à l'avance, dès aujourd'hui, que les conséquences de la non exécution d'une de ces pratiques pourrait vous être des plus préjudiciables.

Au point de vue de la préparation du saut en vue des courses ou du concours hippique, il semble qu'il y ait de bien grandes erreurs commises, répandues et généralisées.

Sous prétexte, en ce qui concerne le dressage du cheval de course en vue du saut, de ne pas le blaser sur l'obstacle et dans l'espoir que le cheval, en faisant un bond d'autant plus puissant qu'il ne connaîtra pas l'obstacle, risquera moins de tomber, on se contente, eu général, de lui faire faire quelques exercices de saut en liberté et on néglige complètement les assouplis-

DU CnEYAL BIEN MÛ ET BIEN UIS. 18

]ue j'appellerai la gymnastique du saut Tonde erreur et combien l'ont payée che uler peut-Mre!

us conter, à l'appui de mon dire, certaim semble concluante.

Iques années, un de nos camarades, qu uemment et fort bien en courses, avait un cheval Tort, robuste, puissant, qui devai iaît même de bonnes courses, mais qui enait régulièrement la tape et, ce qui es la faisait prendre à son cavalier.

>DformémeDt à la théorie généralisée, s< xercices en liberté sur des obstacles placé; lit clos et sur lesquels le cheval, fouailté I outrance pour lui apprendre, ainsi qu'oi order l'obstacle à toute allure.

d ainsi au cheval, en elTet, à courir su >n lui apprend même i prendre sa battui oir à une allure vive, mais, quant à li Iresse, avec souplesse, ce qui sera le ré gymnastique du saut, c'est autre chose. Et utep vite, avant d'avoir Tait sauter douce alcul, avec mesure, le cheval apprenant i Ses muscles, & bien employer ses forces, .

effort, c'est vouloir encore mettre la char bœuTs.

heval, dressé ainsi, tombait-il toujours, e ire se désespérait, communiquait ses déboires & l'un de cheval les plus éminents qui me contai le, celui-ci proposa à notre camarade d'

n, » dit notre convaincu, « mon cbcva levant la rivière d'Auteuil pour faire jam cela! »

ous, » dit le dresseur.

Et le cheval continua à prendre des tapes.

Un jour, cependant, après lune d'elles un peu plus sensible, on entra en pourparlers et le résultat de cette venue à composition fut Tentreprise d'un dressage raisonné et méthodique.

Deux barres étaient placées parallèlement l'une derrière Tautre à un mètre de distance, la première à 70 centimètres d'élévation, la seconde à un mètre, et le cheval, à la longe, était amené à les sauter ensemble à une main, puis à l'autre.

Quelques assouplissements à la cravache complétèrent celte préparation.

A la suite de cette éducation, le cheval, remonté en courses, ne tomba plus et gagna... si je vous disais son nom, que j'ai sur les lèvres, vous pourriez compter ses nombreuses victoires et vous seriez convaincus, je vous rassure.

Oui, avant de faire faire des exercices en liberté à toute allure, ce qu'il faut réserver pour la fin, comme application terminale, faites faire k votre cheval de course de la gymnastique du saut. Vous lui faites passer, monté, une barre, au pas, au trot, en l'élevant progressivement, mais jamais bien haut, dans le commencement surtout; et il apprend alors, en s'assouplissant, à regarder l'obstacle, à calculer son effort, à prendre sa battue, à bien disposer son corps, à faire agir les muscles qui doivent être mis en action, à bien se recevoir, etc. Et le cavalier apprend en même temps, en s'assou plissant aussi, à suivre son cheval, à laisser son corps et ses aides prendre la meilleure disposition, à desserrer et à raffermir les doigts instinctivement, etc., etc., etc.

Et vous répétez ce travail à la longe, faisant sauter deux ou trois obstacles placés les uns derrière les autres et à une distance suffisante pour que le cheval reprenne sa battue entre eux, puis placés par deux à un

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suivante, déterminepa un relèvement plus accentué des membres.

Mais croyez-nous, ne faites pas cela souvent, réservez cela pour les dernières séances, une fois même cela suffit; et commencez bien par la gymnastique. Quand le cheval touche l'obstacle et fait un taquet, c'est qu'il ne se montre pas assez énergique dans l'engagement de son arrière-main, une bonne attaque de jambes le rappellera à l'ordre et suscitera l'énergie nécessaire, comme dans Téquitation courante.

Et pourquoi n'en est-il pas ainsi généralement? pourquoi ne s'astreint-on pas à un dressage raisonné et méthodique?

C'est que « s'il y a beaucoup de cavaliers pour monter — et c'est encore un grand homme de cheval qui parle — il y en a fort peu pour dresser^ exercer, gymnasiiquer, former, entraîoer ».

Et il ajoute : « La gymnastique suédoise esta peu près inconnue en France, sauf de quelques bons médecins ; la gymnastique suédoise pour le cheval est aussi utile. Quelques rares entraîneurs la pratiquent en France et en Angleterre, tandis qu'ils sont très nombreux en Amérique; aussi, les vitesses obtenues par ces derniers, comme leur rendement, sont très supérieurs aux nôtres et leurs bons sujets ont plus de qualité et sont plus nombreux.

« En français, cela s'appelle exercer. On prépare en exerçant.

« Beaucoup de gens préfèrent prendre de la besogne toute faite par la nature ou les circonstances et n'ont ni les dons, ni la suite dans les idées, ni la patience nécessaires pour conduire à bien une éducation.

« Ils sont incomplets ou incapables; or, les hommes méprisent invariablement ce qu'ils ne comprennent pas, a dît Goethe.

<( Je suis de son avis. Et voilà les causes du mépris où

la dû

les

Tig. $4. — Politesse. "L'obstacle a été abordi au galop à gauchi qui tera changé lans doute en raison de ce que, à la chute, le cheval a pris terre sur l'antérieur gauche qui. faisant un pas, s'associera avec le postérieur droit venu à terre le dernier. Dans ce cas. la chute est possible parce que le cheval se refoule à gauche et raccourcit son saut.

rcM f?

fig. 55. — Bercail, l-'obstacle a été abordé au galop à gauche. l.e cheval, s'élendant à droite, prendra terre sur l'antérieur droit qui s'associera avec le postérieur gauche venant à terre le dernier ; le galop à gauche sera reconstitué et le saut régulier.

Tig. 56. — Bercail. L'obstacle est abordi au galop à gauche, te cheval, s'enlevanl sur l'antérieur gauche, se recevra, en raison de l'action de la Jambe gauche, sur l'antérieur droit et le galop sera reconstitué par l'association de cet antérieur venu le premier et du postérieur gauche venant le dernier. Le saut est régulier, toute éventualité de chute est écartée.

QUELQUES SAUTS — JfteULlEKS ET ni;(ÉGHl!EI(S

Tig. 5j. — Bercail. L'abtIacU a Ht abordé au galop adroite. Le chrval a prit lerre tur l'antérieur droit qui se dégage. Le galop sera changé par suite de l'association de cet antérieur avec le postérieur gauche qui raccourcit son mouvement. Le cheval s'est refoulé à droite au Heu de s'étendre à gauche, une chute est possible.

^ig. 58. — L'obstacle est abordé au galop à droite. Le cheval reprend terre sur l'antérieur gauche qui fait un nouveau pas pour se dégager, ce qui entraînera son association avec le postérieur droit venu à terre le dernier, constituant le galop à droite et donnant un sauf régulier et sûr.

QU-ELQUES SAUTS — K^GltLlBXS ET 1J{7iEGULTEnS

obMrvauons H. Guérin Catelain, dans son ouvrage récent, Le saut

^^^nl^^nr^^ ^^ cAet^a/. Recherches expérimentales^ relève les ob-

saut et dédttc- servations suivantes données par la chronophotogra-

tions à en tirer.

FiQ, 54, 55, 56, 57 piUe .*

^' ^*- Le cheval s'enlève par l'antérieur sur lequel il galope,

gauche au galop à gauche, après avoir pris un fort appui sur son congénère qu'il enlève à son tour; — les postérieurs viennent s'engager presque ensemble, se plaçant à peu près sur la même ligne, frappent le sol et s'enlèvent dans Tordre suivant, quand le cheval a abordé l'obstacle au galop à gauche, postérieur gauche, postérieur droit, même ordre que lesanlérieurs; — le cheval retombe sur l'antérieur du galop, le gauche, après avoir fait pa.sser son congénère en avant; — le postérieur droit, qui a marqué le quatrième temps et s'est enlevé le

l'instrument, savaient mieux le pi-éparer, le disposer et le mouvoir. Non seulement, à l'œil, ce serait mille fois plus agréable, mais, surtout, la conservation du cheval serait assurée et doublée.

La circulaire du 4 juillet 1903, portant règlement sur le championnat annuel du cheval d'armes et condensant les prescriptions contenues dans des circulaires précédentes, a remis toutes choses au point et donne satisfaction en faisant la part de chaque épreuve.

En 1903, le championnat a donné les résultats suivants : premier, lieutenant Madam et, montant Courage t«j?, vainqueur de la coui*se Bruxelles- Ostende, par Border Minslrel et Hypothèse; lieutenants de Maupeou, Deffis, Claire, de Valroger, capitaine Magnin et lieutenant Clergues. Rappel de deuxième prix au lieutenant Bausil, montant Midas, vainqueur du raid Paris Deauville.

En 1904, premier, lieutenant de Maupeou du 25* dragons, montant Florentine; deuxième, lieutenant Crousse, du 30* d'artillerie, montant Belle-Fille ; troisième, capitaine Daguilhon Pujol du 30' d'artillerie, montant Bu/^/in Ilose; quatrième, lieutenant Le Gorrec, du 18" chasseurs, avec ^(ffr/ni/iwy; cinquième, capitaine de Champsasin,du 28' dragons, sur Divette. Rappel de cinquième prix, Pic, au lieutenant de Reinach Werth du 13" hussards; sixième, Boudoir, au lieutenant de Goulainc, du li* hussards; septième, Puerto, au lieutenant Dégorge, du 16' dragons.

En 1905, premier, lieutenant de Soras, du 16* chasseurs, montant Anniversaire; deuxième, lieutenant Danloux, du l-^' chasseurs, avec Berlrade; troisième, lieutenant Le Gorrec, du 18« chasseurs, sur Kerminisy; quatrième, lieutenant Virmont, du 35« d'artillerie, montant Lai^e; cinquième, lieutenant de Lafond, du 5* cuirassiers, sur Gri' vow^; sixième, capitaine Huet, du 14« hussards, avec Hérault; septième, lieutenant de Villèles, du 19» dragons, montant Solliger.

DU CHEVAL BIEN M(j ET BIEN MIS.

associe avec l'antérieur gauche, retombé le nais qui, tonchaut terre pour la deuxième fois, avec lu'r,la base diagonale gaucbe qui déterdeuxième temps du galop à droite, lit que le cheval galope, après l'obstacle, sur posé il celui sur lequel il l'a abordé.

que M. Guéria Catclain nomme le premier ipuyant sur ce qu'il n'existe aucune corréla- •e entre l'allure à laquelle l'animal aborde ;t celle à laquelle il s'en éloigne; autrement t est une action distincte du galop.

fODs tous que, pour la correction, le cheval dant, après te saut, s'éloigner au galop par aborde l'obstacle; c'est, d'après M. Guérin !e qui constitue le deuxième mode et, pour sultat soit acquis, étant donné que le galop, itacle, résulte — d'après les observations cbroaphiqucs exposées, — de l'association de l'anlombc le premier avec le postérieur venu à crnier, il faut, après avoir abordé l'obstacle . gauche pur exemple, pied sur lequel il s'est jremier, le disposer pour tomber sur l'anté- 3sf'', le droit. La succession des membres se Je la faron suivante après l'obstacle : antérieur érieur gauche passant en avant, postérieur icrieur gauche ; et l'antérieur droit, faisant une battue, s'associera avec le postérieur venu à rnier, le gauche, constituant la base diagonale

déterminera la reprise du galop à gauche, lerait, au premier abord, qu'il fût bien délie cavalier, quoique le cheval en ait la libre 1 — c'est encore la chronophofographic qui — de faire retomber le cheval sur l'un ou érieur par suite de la disposition donnée penlut et pendant qu'il plane en particulier; il on, et cela résulte tout nalurclleinent de la

disposition générale et habituelle donnée à la masse et de l'emploi normal des aides tel que nous l'avons indiqué.

C'estquandlecbeval est insuffisammentexercéou quand il n'est pas sollicité par les aides normalement qu'il se comporte comme dans le premier mode et qu'il s'éloigne de l'obstacle à l'autre galop, sans que, pour cela, il y ait eu changement de pied ; en eflPet, il y a analogie avec la défectuosité constatée, quand le cheval marque quatre temps au petit galop au lieu de trois, dissociant le diagonal par suite du retard dans le mouvement de l'antérieur; le cheval, ne se livrant pas du côté extérieur en ne répondant pas à l'action de la jambe d'impulsion, celle du dedans, se refoule à gauche^ si Vobstacle a été abordé au galop à gauche, tombe sur l'antérieur gauche, puis l'antérieur droit, postérieur gauche, postérieur droit, et, associant les membres venus le premier et le dernier, s'éloigne au galop sur le pied opposé.

Mais si le cavalier, actionnant normalement la masse^ a sollicité le postérieur gauche^ en abordant l'obstacle au galop à gauche, la conséquence est que l'antérieur droit, sollicité d'abord pour prendre un solide appui pendant l'enlever de son congénère, active son mouvement et que le cheval est naturellement disposé à retomber sur cet antérieur dont l'extension est provoquée, qui va devoir toucher terre le premier et fournir un nouveau pas qui l'amènera à s'associer avec le postérieur venu le dernier pour la reconstitution du même galop.

Il n'y a donc rien de spécial à faire au moment du saut, sauf à accentuer l'action normale des aides pour faire venir les postérieurs et, si Von abo7*de l'obstacle au galop à gauche, il se passe ceci :

A l'enlever, le cheval commencera son mouvemçnt ascensionnel par l'antérieur gauche, en se servant de l'appui de l'antérieur droit (faisant partie de la base

dia^'-onale 8ur laquelle le cheval prend élao) qn^il enlèvera A son toar, pendant que le jioslériear gaachey sollicité par la jambe, viendra s'engager et frapper le sol pour s'enlever en troisième lien; le postérieur droit arri^'e en quatrième, se plaçant presque sur la même ligne que son congénère, frappe le sol et effectue son effort ascensionnel. Et son appui fournira en même temps le premier temps du galop à gauche qui se développera pendant le saut.

Le cheval plane alors et la chute va commencer.

A la chute : le cheval continuant à être actionné par la jambe gauche et disposé comme dans le galop à gauche, s* allonge vers V extérieur^ vers la droite ^ là où le terrain s'étend, et Tantérieur droit est ainsi déterminé à toucher le sol le premier; Tantérieur gauche passe en avant comme dans une foulée ordinaire de galop à gauche, touche terre, le postérieur droit arrive, puis le gauche. L'action de la jambe gauche du cavalier, continuant, à déterminé l'antérieur droit, venu à terre le premier, à se mobiliser de nouveau — il y est forcé du reste, après avoir reçu la mas^e, pour se dégager — et, conformément aux observations chronophotographiques, ce nouveau pas Tamènera à s'associer avec le postérieur gauche venu le dernier, formant la base diagonale droite, deuxième temps du galop à gauche ; faisant venir successivement l'antérieur gauche, troisième temps, postérieur droit, base diagonale droite, antérieur gauche, etc.

Et maintenant que le saut s'est effectué conformément aux règles d'impulsion que nous avons posées et que nous avons dit êfre toujours les mêmes et applicables à tous les cas, nous relevons la curieuse observation suivante, amenant l'analogie d'emploi, de manœuvre des postérieurs, constatée dans le galop de course à quatre temps : Les deux postérieurs, pour satisfaire à leur obligation dans l'effort qui leur est demandé au saut,

précipitent leur mouvement et viennent s'engager sous la masse tout près Tun de Tautre, aussitôt que les antérieurs leur on fait place en s'enlevant, avant même souvent. Abordant l'obstacle au galop à gauche, le cheval s'est donc enlevé sur l'antérieur gauche, puis sur l'an-

1 térieur droit, le postérieur gauche est arrivé, se plaçant

la plupart du temps en avant de son congénère pour

I prendre sa battue, puis le droit; et ainsi les postérieurs

se sont comportés comme au galop de course, apportant successivement, le plus rapidement possible et

I avec une grande énergie, leur appoint d'impulsion. Et

c'est alors que, pendant le saut, la foulée de galop à gauche dont le postérieur droit, tout en frappant ie sol le dernier pour le saut, a contribué à fournir le premier temps, va se reconstituer : le cheval, sollicité par l'action de la jambe gauche, s'étend à droite, tombe sur

' l'antérieur droit, puis sur le gauche, fait venir ensuite

le postérieur droit, à la chute, pour soutenir la masse à droite, s'opposer à la force centrifuge et servir d'appui à l'action du postérieur gauche qui vient en dernier et va renouveler l'impulsion. Voici donc bien les quatre

I temps opérés comme dans le galop rapide, ittaîs avec

cette différence que les postérieurs ont confié aux antérieurs le soin de tàter le terrain et de se servir du sol comme appui, avant d'apporter leur concours; et ils sont si empressés, la plupart du temps, à apporter leur

i concours, qu'ils viennent frapper le sol tout près des

antérieurs et avant que ceux-ci n'aient eu le temps de se dégager complètement. Et ils en font autant après l'obstacle; et l'antérieur droit, qui a touché terre le premier et fait un nouveau pas, s'associe tout naturellement avec le postérieur gauche venu le dernier.

Quand le saut s'exécute ainsi, on peut être à peu près sûr qu'une chute ne pourra pas se produire, par le fait que le centre de gravité est maintenu au-dessus de la base de sustentation. Si le cheval, ne s'étendant

pas vers Textérieur, change de galop, la chute est possible ^

Quelques notes sur l'entraînement.

L'entraînement est fertile en enseignements de toutes sortes.

Le cavalier qui veut faire de Tentralnement ration- «la préparation nellement et obtenir de bons résultats doit :

— Régler la nourriture, surveiller les crottins, s'assurer que le cheval mange bien, augmenter ou diminuer la ration, faisant manger le plus d'avoine possible, mais sans l'échauffer, donc, donner des rafraîchissants mais dans une mesure telle que celte variété entretienne une bonne disposition d'estomac et que ces émoUienls ne retirent rien de la vigueur ; — surveiller l'état des membres, tâter chaque jour les tendons, les boulets; — surveiller le flanc, régler le travail en raison de sa puissance de souffle, de l'état des membres et de la façon dont il mange.

Cette série d'observations, qui doivent être faites tous les jours, nécessite un emploi, une exploitation de toutes les connaissances que le cavalier peut posséder en

1. Il est intéressant de constater que, conformément à nos observations, les chutes, en steeple chate, s'effectuent toujours, ou à peu près, du côté de la corde, parce que, le cheval ne sVtendant pas du côté opposé et raccourcissant son saut, l'équilibre est rompu. Exemples : cliute de Jo'jo, à la rivière des tribunes, dans le Prix Calabrais, {.Sport universel illuitré du '27 novembre 11)01;; faute d'Escritneur, à la rivière des tribunes, dans le l*rix do Billancourt {Sport universel illustré du 'Zô février VM)}; chute iVAlkeslys, ai)rès une faute à niain gauche, dans le Prix de l'Avenir {Sport illustré du omai's 1905); dans le grand steeple, au premier saut de la rivière, des chutes sont imminentes pour Mal au VenlrCy Géfion et Iota parce qu'ils se rabattent à gauche, vers la corde, et risquent de se bousculer, tandis que ["iroy et Hipparque sautent bien {Sport illustré du 11 juin 11)05).

Quand nous disons que les chutes s'elTectuont du côté de l.i corde, il faut entendre que le terrain leur manque de ce côté; par conséi|uent, si les chev.iux sautent à main gauche, comme à la rivière d'Auteuil, le terrain leur manquant à gaucho p iroe qu'ils ne se sont pas suflisamment étendus à l'extérieur, la masse se couche sur le liane droit.

hygiène, en extérieur, en physiologie, étude des fonctions en particulier, etc., etc.

Puis, vient le travail, qui doit être raisonné pour donner du muscle el du souffle.

Quelle application, quelles connaissances, quelle surveillance de tous les instants il faut encore pour obtenir de bons résultats !

Chaque sujet demande un travail difi'érent, spécial; à celui-ci, il faut donner plus de galops afiu d'augmenter son souffle; l'état de ses muscles, de ses membres, le permet; à celui-là, il faut en faire prendre peu, car on risquerait de lui donner du souffle au détriment de ses muscles, de ses membres, de son état général.

Celui-ci est chaud, s'énerve, celui-là est froid et a besoin d'être surexcité; quelle exploitation, là encore, de tous les moyens équestres dont on est capable!

Ensuite, c'est le dressage au saut, qui nécessite une grande fixité des aides, un entretien constant en souplesse, où doit être bannie toute crainte, toute appréhension.

Enfin, vient le grand jour de la course où Ton va voir ses efforts couronnés de succès à moins que Ton ne constate, en ces quelques instants de rapide chevauchée, les fautes que Ton aura commises, le manque de préparation, son insuffisance au moins, ou son manque de hardiesse et de sang froid personnel.

Le cavalier a amené son cheval au poteau, quelle gloire déjà ! 11 est là sur son coursier plein de santé, en muscles, respirant allègrement et dont chacun peut admirer le bel état, la forme. Ah! il peut être fier! que de travail, que de soins il a fallu pour en arriver là !

Regardez, admirez ce cheval, gens connaisseurs, parieurs et public, vous avez raison, mais admirez surtout son cavalier qui Fa surveillé à toute heure pour vous donner le plaisir de le voir courir, lutter quelques instants devant vous.

>tre plaisir est grand, rien n'égale le sien! se, son cheval! S'il est là, fort, musclé, les n étal, prêt à la lutte, c'est à lui, cavalier

rien qu'à lui, que vous le devez!

ilà partis dans un canter, tranquilles, s'cniiiirablemcnt, ne faisant qu'un, c drapeau du starter s'abaisse ; il faut em- DstruDient de succès si bien préparé, lus temps de chercher à réparer des fautes; loit être Franc, droit, facile à diriger; son t avoir & peine à s'occuper de lui, car il a 'c personnellement pour surveiller ses conaiv la course, le parcours, régler le train etc. sible que tant de soins, de persévérance, ne récompensés?

tes! et s'il ne passe pas le poteau en tëtc i, la Providence lui réserve certainement la c de remporter à son tour une victoire, qui e toutes ses peines.

;uvre de toutes les (connaissances hippiques i que doit posséder tout cavalier complet,

en particulier, nécessité pour lui de s'en-

vigueur, en souplesse, en liardiesse; voilA îurent les courses!

pas la meilleure préparatioa à la guerre?

étonnons-nous qu'on ne cherche pas à leur »lus grande extension, au lieu d'amener une

chaque jour plus grande, dans le nombre s qui y prennent part, en raison des enartées à cette institution '.

rata de lous los officiei-s, ilevant aboutir àlairaiisforniadu règlement di' 8 février IWki qui ri^gissaît les courses t les suivants :

Dn de Ui distance; des poids;

ne entrée peu inipoitante, maissiiflisanto pour déleriétaire à ne contractrT d'engnpeuieni pour ses chevaux 1 ri'ellenienl l'intenlion de le leur faire remplir;

SIXlÈiME CAUSERIE.

He l'entraînement spéclnl eu cbeval d'ofllcler et d'amatear.

Mais, pour obtenir des résultats, 1 entraînement doit êtrefait rationnellement, d'un façon très suivie et très étudiée.

L'officier qui s'occupe de courses doit réunir en même temps les qualités du propriétaire, de l'entraîneur et du jockey.

Nous allons chercher à étudier ensemble quelquesunes des difficultés que l'officier a à surmonter et, de cet examen, ressortira mieux encore quelle série d'enseignements peut être tirée de ce sport, qui nécessite le rendement de toutes les connaissances équestres.

Et d'abord, pour Fentralnement comme pour toutes choses en ce monde, il faut voir comment procèdent

Création de prix distincts pour les clievaux do demi-sang, tout en maintenant des courses pour tous clievaux inscrits sur les contrôles ;

Créations de prix en argent — cela existe en Allemagne, en Autriche, en Russie, en Italie; notre esprit de cupidité sei>ait donc plus suspecté que chez les officiel de ces différentes nations! — afin d'éviter tout compromis avec les fournisseurs d'objets d'art et pour que l'officier puisse se couvrir des frais d'entraînement, de déplacements, etc.

11 y a quelques années, la commission des courses militaires, instituée par le règlement d'alors et présidée par le général Jacquemiu, avait élaboré un nouveau règlement donnant entière satisfaction sur ces différents points, puis, au dernier moment, on a maintenu le statuquo, n'osant pas franchirle pas de la ci*éation des prix en argent.

Il faut s'affranchir de ce préjugé. Qui veut la fin veut les moyens. Et la réputation de notre corps d'officiers est au-dessus de toute atteinte.

La Circulaire du 2 juin 1802, modifiant le règlement du 8 février 1892, donne satisfaction en ce (jui concerne la diminution d(*s poids, l'augmentation des distances, que nous réclamions avant l'apparition de cette circulaire, et l'attribution de prix aux douxième et troisième. Mais, pourquoi, au lieu d'avoir fixé, pour la deuxième série, le maximum à 500 francs au premier, 200 francs au second, 100 francs au troisième, et, pour la première série, à 1000 francs au premier, 300 francs au second, 200francs au troisiènïe,ne pasl'avoir fixé, pour la deuxième série, à 800 francs au premier, 200 francs au second, 100 francs au troisième; pour la première série, à ir^OO francs au premier, 500 francs au second, 300 francs au troisième? Puisqu'il s'agit de maximum, les sociétés restaient libres de diminuer ces allocations, tout en leur permettant d'être plus généreuses quand leurs ressources les y autorisaient?

L'instruction sur les coui*ses militaires du 12 novembre 1903 réunit toutes les conditions nouvelles et a apporté quelques modifications heureuses, mais il v a encore bien à faire.

i ont approfondi tout spécialement la question, >ratiquent journeUeinent, les spécialistes, les urs; il faut se rendre compte des raisons pour ss ils emploient tel ou tel moyen et, si l'on tenir des résultats, il faut opérer comme eux.

crois que beaucoup de déboires sont dus & ce officiers ne se couforment pas à ce que font Llneurs.

a plupart des garnisons, le terrain d'entralnetrouve assez éloigné; aussi, beaucoup n'y vont- Qe fois par hasard, une ou deux fois par sepour donner les galops.

ulant ou ne pouvant pas y consacrer le temps re, ils y viennent pour galoper et, le galop , s*cn vont immédiatement. Qu'arrive -t-il? Le sachant qu'on le mène sur ce terrain pour un grand effort et fournir un travail pénible, , éprouve de l'apprébension dès qu'il prend la 1 de l'hippodrome; il manifeste son peu de assitôt qu'on dirige ses pas de ce cdté, en se , en tournant la tête k droite et à gauche, en nt, à tous les chemins divergents, à fuir ailleurs :rottînant sans cesse une matière délayée qui l'effet produit sur l'intestin, le vide et est très niable à ta conservation de son état, isuit un manque de calme à l'aller, qui aura ndc influence sur le galop. Le cheval partira ement, en fou, ayant bâte d'en finir avec ce . tic travail désagréable; au retour encore, les estant surexcités, empêchent les muscles, en les ant en vibration, de s'employer avec la réguécessaire pour obtenir le pas.

ît parce que les entraîneurs de profession savent officiers procèdent ainsi en général qu'ils pré-

quc nous ne pouvons pas faire de l'entralnc- ], du moins, obtenir de bons résultats.

C'est du travail par à-coups, au lieu d'être suivi, processif, raisonné.

Les entraîneurs ne font rien de semblable en eflfet. Us emmènent tous les jours les chevaux sur le terrain d'entraînement, les font promener sur la piste, tantôt au pas , tantôt au trot, leur faisant prendre incidemment, et cela pendant longtemps, de simples canters, comme pour leur permettre de s'allonger, de s'étendre et de se détendre, avant de leur donner des galops.

Les chevaux s'habituent à ce terrain, se familiarisent avec lui, se calment, et ils arriveront à prendre leur galop, par l'alloiîgement du canter, sans s'en douter; bientôt, même le « lad » devra taper dedans à toutes les allures pour forcer le cheval à s'employer.

Dans quelques instants, nous aurons l'occasion, en indiquant les moyens de régler le cheval avec la main, de faire remarquer que les procédés sont toujours les mêmes pour conduire un cheval et l'amener à se conformer à la volonté de son cavalier, mais, dès maintenant, nous voulons faire constater Tanalogie entre l'emploi des jambes de ce « lad », qui sollicite l'effort de la masse d'étendue en frappant des mollets, et ce que ùous avons dit dans tout le cours de notre étude : quand le cheval est décontracté, détendu, mû par les jambes, le cavalier pourra, devra bientôt taper dans cette masse devenue paresseuse, qui a besoin d'être animée, tandis que, quelques instants auparavant, le cheval était nerveux, en l'air, surexcité, et ne pouvait pas supporter le moindre contact de la jambe.

Donc, la première chose à établir c'est qu'il faut aller ou envoyer le cheval tous les jours ou presque tous les jours sur le terrain d'entraînement, y varier le travail et ne commencer les galops que quand le cheval est calme et n'a plus d'appréhension, ainsi que le font les entraîneurs.

Mais il y a bien d'autres choses à imiter.

tA Dt CHEVAL BIEN Mf ET BIEN MIS.

Fourquoi les enlraiiieurs metteol-ils leurs chevaux en cercle?

Pourquoi fonf'iis prendre un canter d'exercice avant d'exécuter le galop? Pourquoi les jockeys en prennentils un avant la course? Tout cela a sa raison d*étre.

Les chevaux sont ni:s en cercle pour leur faire faire des exercices d'assouplissements analogues à ceux que nous avons recommandf^, qui suffisent à ces chevaux, mais que nous, officiers, nous pouvons pousser plus loin, là et ailleurs.

I>e i* lad » laisse le cheval se détendre, s'étendre, les rênes longues, tout en consen'ant un contact, toujours tendues, suivant toujours la fête sans jamais l'abandonner, la lâcher, et tapant du mollet alternativement de façon à le forcer à s'employer des postérieurs — , sollicitant l'un, puis l'autre — , et à venir chercher la main en tendant lui-même les rênes.

Ije canter, à Tentralnement, a pour but de laisser le cheval se détendre plus complètement, de lui laisser faire ses bonds de gaieté, ses sauts de détente spontanée qui seraient préjudiciables à la régularité du galop.

Puis, le canler, avant le galop comme avant la course, le prédispose k mieux s'employer en le mettant sur SCS jambes et en haleine.

De même, l'habitude de sauter une haie avantla course est une préparation de détente pour les bonds qu'il aura à produire pendant la course. Sans cette nécessité, s'amuserait-on à faire sauter un obstacle de plus que ne le comporte le parcours, au moment où tous les efforts doivent être réservés pour l'épreuve elle-même?

Tout est calculé chez ces hommes de l'art, qui prennent toutes les précautions et dispositions imaginables ; tout est réfléchi pour que la victoire vienne soutenir ou créer la réputation de l'entraîneur, du propriétaire, et remplir l'escarcelle de l'un et de Tautre, mais celle

DesdlfAeiUtés

rencontrées

dans les galops;

moyens de les surmonter.

du propriétaire en particulier, car elle serait bien vite à sec si les prix ne venaient compenser les énormes frais que nécessitent Tentraînement et Tentretien de Técurie.

Pas une précaution n'est omise, disons-nous, et aucune disposition préparatoire n'est écartée ; chacune a été calculée, soupesée; aussi, s'affranchir d'une seule de ces indications, c'est donner une chance de plus à son voisin contre soi-même.

Malgré l'exacte observation de toutes ces prescriptions, on rencontre souvent de grandes difficultés dans les galops en raison de la diversité de caractère des chevaux, et nous nous proposons d'en examiner quelques-unes.

Dans notre étude précédente ^ nous disons : « Dans les galops d'exercices, poussez, poussez toujours sur la main et ne les laissez échapper à votre action que pour ne pas enrayer le mouvement en avant, ce qu'il faut là plus que jamais.

« Vous galopez doucement, les mains basses, en frappant des mollets, et vous augmentez progressivement l'allure en poussant, poussant toujours et en desserrant les doigts quand le cheval répond bien à la poussée. »

C'est exact, mais, dans l'application, certains sujets demandent un travail spécial avant de répondre à ces effets.

Quelques-uns, se servant de leur croupe d'une façon désordonnée, partent par bonds, à l'emballade, rengageant beaucoup trop et s'en servant d'autant plus pour pousser qu'on leur présente davantage la jambe dont ils fuient le contact ; d'autres portent la tète au vent ou la mettent entre les jambes, et résistent à tous les efforts faits par le cavalier en vue de les régler, de les diriger, de les conduire; voyons comment on peut les corriger.

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