‹ Du cheval bein mû et bein mis;Chapitre 8 sur 28 · DIRECTION DE LA MASSE · texte numérisé non relu

DIRECTION DE LA MASSE

Le cheval doit être pris par la matn, ati rênes, de façon qu'il Tte puisse pas oppoi lier la contraction musculaire vu la m corps.

Regardez ce cavaliei' qui passe, voyez cheval lui tire à la main, lui pèse! On dirail cavalier qui, par renversement des rAles, pj turc, au lieu d'être porté par elle, aussi i les bras; pauvre bomme, il doit être bi

Voyez cet autre dout le cheval, la tète e en nage, se démène sous lui constammeni jetant sa croupe à droite, à gauche, se bondissant en avant ou de côté, au moindi rencontre de chaque voiture elc.

Le premier de ces chevaux doit être u ou, tout au moins, une de ces brutes qui défoncer la main et veulent toujours al.

qu'on ne leur demande; le second rentre dans la catégorie de ces chevaux chauds, i pressionnables , qui se tracassent sans cess< rager d'être sous un cavalier qu'ils cher tour, par réciprocité sans doute, à faire tous les moyens possibles.

Peut-être; mais, quoi qu'il en soit, la

deux ports de iête opposés et également défectueux, de ces défenses que vous attribuez au cheval seul, que vous mettez sur le compte de son tempérament, provient, pour la plus large part, du cavalier, de sa main, et peut se résumer en quelques mots : il offre les mors (Tune façon défectueuse, contraire à faction dans le 7nouvement en avant.

Examinons cela en détails, et avec d'autant plus d'attention et de réflexion que cette autre nécessité, — savoir diriger son cheval avec les rênes, avoir une bonne main — est plus exigi1)lc encore, dans la pratique, que celle que nous avons étudiée dans notre causerie précédente — faire venir Farrière-main, mouvoir le cheval avec les jambes; — car si la jambe demande Fimpulsion, il faut que la main la laisse se reproduire, sans cela il est inutile de la solliciter.

Un cheval peut, à la rigueur, rendre les services que Ton attend de lui sans que le cavalier sache se servir habilement de ses jambes, en raison du mouvement provenant du cheval lui-même, tandis qu'un cheval enrayé par la main ne peut rien accomplir de bon. Enfin, quand le cavalier ne se sert pas de ses jambes, le chevaine marche pas ou marche mal, soit; mais on peut concevoir que cela vaut mieux encore que d'avoir mauvaise main, de tirer sur la bouche, car, alors, les conséquences en sont autrement graves pour la sécurité du cavalier.

Oui, tous ces chevaux qui tirent, qui se tracassent, qui bondissent, etc., etc., tirent, se tracassent, bondissent, etc., etc., parce que le cavalier, en leur présentant les mors d'une façon défectueuse ou contraire à Faction dans le mouvement en avant, leur tire sur la bouche et fait éprouver à celle-ci une sensation très désagréable ou douloureuse ; la malheureuse monture se défend comme elle le peut et se défendra tant que durera l'étreinte.

QCATRIEilE CAUSERIE.

Des deux types présentés, l'un, le cheval qi

son cavalier, a pris le parti, s'en sentant la

défoncer cette main qui le tient horriblem

conti-acté, et cherche, répondant à cette (

partielle du cavalier par une contraction to

système musculaire rigidi6é lui-même pari

lion du système nerveux, Réchapper à la d

la fuile; celui qui se tracasse, qui lève la

tracté aussi, ayant les barres — pourdilTérec

les unes naturelles ; degré de sang, confor

autres accidentelles : blessures, mors trop

— plus sensibles que le précédent, renc(

doigts très durs, sur lesquels il vient se he

les fois qu'il veut demander des rênes et t

sonencolure, n'ose plus baisser la têle. Aussi

haute, ta tournant de tons côtés, montre ai

patience, sa douleur, et, en trottinant, en I

sa croupe des mouvements désordonnés, q

caus-% par la douleur, cherche à exprimer

pour lui, de ne pas être tenu de la sorte

libre disposition de son encolure et de sa t

Tous deux, donc, le premier comme le

mandent à être décontractés, détendus, ei

encore sont pris à l'envers, à contre sens, p

l'avoi s dît dans notre précédente causerie,

venant de l'arrière-main, va d'arrière en

jambe & la main et ne doit pas être

cours de route, par celle-ci.

La main ne doit pas aller chercher la bi val, mais c'est le cheval qui, par suite dei dans le mouvement en avant, cédant à la ja nir chercher les mars, tendre les rênes et si en communication avec la main.

C'est sur le cercle, — où le cheval, m tous, a beaucoup moins do tendance à éc s'agit là encore d'une conséquence méc

disposition, car, le cheval étant ployé, la résultante de TefFort musculaire qui agit sur la masse ne peut plus être suffisante pour animer celle-ci aussi spontanément et lui permettre de s'élancer avec impétuosité ; — c'est sur le cercle, dis-je, que nous entreprendrons cette tâche et nous commencerons par tout rendra, menant notre cheval à bout de rênes; s'il trottine, s'il part en gambadant, rendons-nous assez souples pour le suivre dans ses ébats et, surtout, ne faisons rien pour l'empêcher de les prendre, c'est la joie de ne plus être tenu, c'est le commencement de la détente ; s'il ne s'appuie pas sur la main, ne nous en inquiétons pas davantage, cela va venir bientôt ; au bout de quelques instants, nous le voyons étendre son encolure, allonger le nez vers la terre; déjà nous pouvons rapprocher les jambes et nous allons bientôt pouvoir le pousse}*; tendant alors légèrementles rênes, nous sentons que le cheval cherche un appui sur la main qu'il craignait tant tout à l'heure et, en entreprenant avec mesure Faction des jambes et en conservant un contact léger, moelleux, sans à coups, sans tirer^ comme si on avait entre les doigts un fil élastique et rigide en même temps qu'on aurait peur de casser, on dirige son cheval qui ne tire plus luimême et va, sans difficultés, dans tous les sens, quand, il n'y a qu'un instant, il n'allait bien dans aucun.

Quelques II résulte de ceci qu'on peut relever ici les prin-

cipes suivants:

P Le cavalier doit laisser toute facilité aux muscles de son cheval, et principalement aux extenseurs de rencolure, de se décontracter.

2® Le cavalier doit, avant de demander un travail quel qu'il soit et principaleynent au départ de Vécuricy obtenir cette décontraction.

Tant que la décontraction n'est pas obtenue, le cavalier est comme sur un ressort bandé et, au moindre

prlncIpCM.

QUATRIËUE CAUSERIE.

bruit, sans raison môme peut-être, par siu de détente, sa monture va s'élancer, faire i saut ou un écart brusque ; et ces incartades tant plus violentes que le cheval sera tenu d'autant plus répétées que la contrainte tenue plus longtemps.

Et s'il y a tant de chevaux qui peuvent éti à des balles élastiques et qui rendraient jal liera, c'est que, d'instinct, le cavalier tier d'autant plus courtes, rend son étreinte d étroite que son cheval est plus ardent, pi sauter.

Or, comme plus ie cheval est contenu, p ses bonds et ses lançadcs, comme, espérai mer, le cavalier y ajoute souvent des àcoup — toujours même, car le seul fait, au mom ou dudépart, d'être reçu sur des doigts fcm et des coups d'éperons, comme il met de l il n'en faudrait pas, le cavalier contracti clés à son tour et de plus en plus, la bai de durer éternellement; les combats de jour en jour plus fréquents, plus terribles, si le cavalier se rendait compte que la fa lui, que la conséquence en est fatale, mi paix pourrait êlre faîte instantanément à la des deux combattants.

Bientôt, même, le cavalier, qui lutte coni de ce ressort qu'il comprime à son détrim après avoir compris la nécessité de sa di voir obtenue, le bander de nouveau, ma servir alors selon ses désirs et — quel mysi que, maintenant, sa monture semble pouvi s'y refuser.

De même, un ressort, fait effort pour détente tant qu'il est bandé et se détem rude, saccadée, si, étant rouillé ou d'un us

100 DU CHEVAL BIEiN MÛ ET BIEN MIS.

quent, on n'a pas pris le soin, auparavant, de faciliter son jeu en le manœuvrant un peu ou en mettant de rhuile dans les rouages; et c'est seulement après l'avoir dérouillé, assoupli, après lui avoir permis de se détendre, qu'on peut le comprimer à nouveau pour lui faire rendre Teflet utile, attendu.

Avant toutes choses donc, avant de demander quelque travail que ce soit, nous le répétons, le cavalier doit obtenir la décontraction.

Puis, comme principe corollaire et complémentaire, le cavalier doit toujours, dans le cours du travail^ combattre la contraction, et, en particulier, celle de la bouche, de façon à ne jamais j^^rmettre au cheval de prendre un appui sur la main lui donnant la possibilité de tirer et d'emmener son cavalier.

Leur appueauon. Avoir un cheval s'appuyant et ne tirant pas, quel

rêve pour le cavalier !

Et cependant rien n'est plus facile, car le cheval ne peut tirer que si le cavalier lui donne un point d'appui le lui permettant, c'est clair; il faut donc le lui refuser quand l'appui devient contraction.

Présenter le mors très loin d'abord, très légèrement, avoir des rênes toujours tendues, mais longues, en n'opérant les demi-arrêts dont nous parlons plus loin et les eifets qu'instantanément, sdiuî à les renouveler, redonnant aussitôt toute liberté aux extenseurs de reprendre leur direction normale, tromper et rompre les appuis par un déplacement court et rapide de la main sur le côté, les diviser en jouant avec les rênes et en agissant avec les mors inversés en diagonale (rêne gauche de filet et rêne droite de bride par exemple) du côté où il y a contraction ou des deux côtés, agir avec le mors de bride produisant un effet d'abaissement pendant que l'autre main fait glisser légèrement, avec un peu d'élévation, le mors de filet dans la bouche : tels sont les moyens à employer pour empêcher le cheval

QUATRIÈME CAL'SERrE.

de contracter la mâchoire, qui aura dû élre précédemment, et, conséquemment, pour li l'appui qui, seul, lui permettra de tirer.

Ces moyens sont infaillibles car, je le i cheval ne peut tirer que si le cavalier lui foun qui lui etit, pour cela, mécaniquement indif

La faute provient donc, d'une part, de ce i contraction des muscles de l'encolure et de la n'a pas été cherchée, obtenue, et, d'autre pi que la voie dans laquelle doit se faire l'ext mal indiquée au cheval par le fait que les mal présentés.

Nous avons exprimé, dans notre deusièmc

quelle disposition on devait, par le dressi

prendre à l'encolure en la ramenant au typi

coliire horizontale qui est la plus favorable

motion.

De M k«iu« M de Le rein doit être voûté * — et cette disposi la mauvalie dl!t- ...

Miiti«ndiir«iii. conséquence de la position de tète telle que ne c...e.»«nci.. indiquée — plutôt que déprimé.

Cette dernière disposition du corps du che\ cambré — qui a de grands inconvénients puise se fatigue considérablement, peut avoir deii ou bien le cavalier renverse trop l'encolure port de tête trop constamment élevé; ou b; mande trop d'engagement de l'arrière-main ; fois même, le cavalier ayant trop d'exigem jambe et tenant son cheval très serré de la tête très haute, on voit le pauvre animal.

1. • Le di'cssagcdu clicval pris entre les mains et lesj M. PlJRzncr, i^cuj-er en ciierde S. M. l'Empereur d'Allen par lui faire voûter le dos avoc souplesse, il devient mart (Hiickengangcr) et pas seulemcut marchant de la cuisse. libre, prêt aux changements d'allures et de dii'ection alors avec liLicrtt< et souplesse. Un cheval non assoupli di raide ou faible, est une ma.=se difficiie à régler et h dirî tion tfes geni pre$sés, par le Comtr de Comminges).

deux, fléchissant du rein, rampant du derrière en quelque sorte, semblant ne pas pouvoir marcher et laissant la tête comme suspendue, n osant chercher ni la décontraction, ni Tappui, puisque, dès qu'il s'y dispose, il est ramené cruellement à cette position.

Certains chevaux ont, par conformation ou par désir d'échapper aux mors, des prédispositions à prendre » d'eux-mêmes cette position si préjudiciable à la conser-

vation de leurs forces, de leur équilibre, de leur rein, et qui rend leur conduite si difficile ; aussi faut-il combattre leurs dispositions naturelles en leur faisant baisser la tête par des oppositions alternatives des doigts, bien serrés, mais bien moelleux — moelleusemeiit ser^ rés — sur les rênes, agissant de chaque côté, de haut en bas, en faisant glisser le filet dans la bouche et en exerçant des petites pesées avec le mors; mais, pour un cheval qui prendra, de lui- môme, cette fausse position, il y en aura cent qui la prendront par suite de ce que le cavalier commet un des barbarismes que nous venons de signaler.

Et c'est encore un cheval mené à Tenvers puisque,

tout en voulant qu'il marche en avant, on le dispose

comme pour reculer, pour grimper ou pour le cabrer.

BeniMe panacée. L'encolure basse, en avant, entraînant le centre de

gravité, est la meilleure, la plus normale, la plus favorable à la locomotion; tous les efforts du cavalier nous voulons le répéter encore, doivent donc tendre à donner cette disposition à toutes les encolures; le travail est plus ou moins long en raison de la conformation, mais, avec un bon emploi des aides, toutes y arrivent.

Il peut se présenter cependant que, la tête étant bien placée, le cheval tire ou se braque en prenant appui sur les deux côtés du mors ; il faut alors, après avoir redressé le bout du nez en avant, refuser Tappui d'un côté en déplaçant les mors légèrement et latéralement,

QUATltlËHE CAUSEKIE.

mais par un mouvement rapide, dans la bou desserrant aussitôt les doigts toujours fermés se trouvant ainsi décomposée, le cheval ne tn un appui sufïïsant pour lutter avec la même cette rupture d'appui précède et suit le de sorte de reprise instantanée sur le mouvement dont nous parlons plus loin, opéré sur le et cheval s'emploie davantage.

Si ce moyen ne suffît pas pour obtenir la d tîonqut l'amènera à première composition, on avec l'action de lui attirer la tête avec force, i à-coups, du côté opposé à celui où il se braque, à faire venir toute sa force d'impulsion, qu'oi même avec la jambe, dans l'autre main, qui rênes du côté braqué et dont les doigts se scri desserrent mocUeusement, m^is très énergit pour faire rouler les mors dans la bouche.

Quand on veut faire des progrès en équitatioi en toutes choses, il faut réfléchir et chercher j iafMpi-oianc««, dre compte, avons-nous dit déjà, des causes et c or, toutes les réflexious et observations que faire au sujet de l'emploi des rênes et de l'ai mors ont pour résultat d'affirmer la vérité si Toutes les fois qu'on agit sur la bouche de si autrement qu'en opposant une résistance qui très énergique mais en restant toujours moellcus tout, toutes les fois qu'on tire (Tune façon prolon tinue, au lieu de produire une action instanta mentanée, quille à la répéter, on commet une a pour conséquences ; de donner au cheval i qui lui permet de se laisser aller sur la main faire porter, ce qui est pénible et dangereux - L'appui vient à manquer, — ou dont il se sert j emmener; d'enrayer plus ou moins l'impulsion primant une partie de la liberté qui est néces!

faire erranai lea rCn«R rt'ai

peur.

muscles, pour s'employer, au cheval, pour marcher; de contracter Tencolure, les muscles encore, dont le cheval doit avoir la libre disposition de flux et de reflux ; de faire éprouver enfin une sensation désagréable à la bouche dont on ne connaît pas assez la sensibilité; et cette sensation douloureuse est cause de tous les désordres que nous avons rapportés.

Exemples :

Do cheval «al a Voici un cheval qui aperçoit un objet dont il a peur ,

il pointe les oreilles, hésite à marcher, arrête son arrièremain ou le projette du côté opposé à Tobjet qui Teffraie, Que fait le cavalier encore?

Il raccourcit ses rênes, en donnant souvent un à coup au moment du raccourcissement, et, sous prétexte de Tempêcher sans doute d'échapper, ou dans le désir de le ramener, il lui tire sur la bouche ; résultat : le cheval qui, déjà, ne voulait pas aller dans la direction de cet objet, est retenu par cette traction; aussi, il fait demitour, ou bien, profitant de Tappui qui lui est offert, il part, emmenant le cavalier dans une direction quelconque, où il veut.

Quelle diff'érence si, au moment où le cheval a manifesté sa crainte, le cavalier, ayant toujours un contact léger, moelleux plutôt, avait, le conservant sans Taugmenter, encadré son cheval, lui maintenant la tête dans la direction et l'y ramenant toujoura, sans à coups, moelleusement, l'empoignant en même temps éncrgiquement dans les deux jambes qui le sollicitent d'abord et exigent ensuite qu'il se porte, sinon exactement sur l'objet, au moins dans sa direction ; mais, encore, aucune entrave de la main ne doit venir rendre stérile l'action des jambes et favoriser le cheval à s'arrêter ou à fuir de côté.

En arrivant près de l'objet, le cheval portera ses hanches de côté, en les éloignant le plus qu'il pourra ; le cavalier, tout en lui conservant la tète dans la direc-

QUATRIÈME CAUSERlti:.

tion de l'objet et en le poussant en avant, touj avant, ce qui, en le redressant, mettra oppositio: fuite des hanches, le cavalier, dis-je, ne devra employant trop de force, s'y opposer complète première fois, mais cherchera , par une résistai sive, quoique très énergique, ou par une attaqu de la jambe que le cheval veut forcer, à obten dressement e(, conséquemmenl, la confiance et sance. Mais, redressement ou attaque doivent è duits par une action de jambe répétée, rem mais non prolongée; si la jambe, en prolongi action, fournit un appui, le cheval en profite pour résister ; non seulement on n'a rien fait, n favorisé la résistance? L'arc de cercle, que le ehe en déviant, toléré assez grand les premières foi être diminué, raccourci, jusqu'àce que le cheval plus d'appréhension et cédant à une action éi deredressement, passe droit.

Mais, qu'on entende bien notre cri de « conv la clef de la bonne équitation, indiquée par la p fondée sur les premiers principes de la locomoti l'action des aides sur le centre de gravité.

Il faut enfermer le centre de gravité, être ci possession de ce mobile en l'encadrant par les a terdisant ainsi au cheval de l'influencer de su autorité sans y être sollicité; et quand on so déplacement de la masse entraînant le centre di en avant, seule issue ouverte, il faut supprim entrave à l'accomplissement de ce déplacei avant ou dans la direction choisie. En deux i centre de gravité est un mobile qu'il faut savoir ? ou immobiliser à son gré. Le cavalier qui ne saisi ou qui, le comprenant, ne recherche pas lesproc lui permettront de mettre en pratique cette thét tante de vérité, doit se contenter de monter des de bois aux manèges des foires, laissant alors à '.

DU CHEVAL BIEiN MÛ ET BIEN MIS.

!Ve Jamais tirer.

Mais pousser.

Sûreté de pied des clieYaaxdemonlaffne.

nique le soin d'entraîner son centre de gravité et celui de sa monture et de remplacer ses aides dont il ne sait pas se servir.

Et, dans le cas que nous venons d'examiner, des exigences trop grandes venant entraver la locomotion au lieu de la favoriser, une main trop dure, ou des à-coups de main surtout, laisseraient au cheval un mauvais souvenir qui aurait pour conséquences une recrudescence de crainte, une faute plus accentuée ; car c'est de la main, bien plus que de Tobjet, dont le cheval aurait peur.

Sur le cheval qui s'encapuchonne, qui emmène, il ne faut pas tirer, car, plus on lui permet d'appui, plus il en profite pour vous emmener et accentue son défaut; sur le cheval qui porte au vent, il ne faut pas tirer, car celui-ci se retient, faisant refluer son centre de gravité en arrière, et craint la main; aussi, plus on tirera, plus il relèvera la tête et plus on favorisera la rétention de Tarrière-main et la contraction des muscles de Tencolure, causes de son port de tête défectueux, entraînant luimême le manque d'engagement dans le mouvement en avant.

Et la correction de tous ces défauts, de ces deux derniers en particulier quoique tout opposés, s'obtient de la même façon : en donnant à la tète et à l'encolure la disposition normale, la plus favorable à Textension, le nez en avant, et en poussant sur la main avec les jambes, de façon à demander, à exiger la descente d'encolure dans cette voie, la décontraclion des muscles dont le flux entraînera mécaniquement la masse en avant.

Dans les pays de montagnes, dans les Pyrénées en particulier, les animaux ont, ajuste raison, la réputation d'avoir une sûreté de pied absolue; d'où vient cette réputation et quelle en est la conséquence?

La cause première c'est que, soit les mules, ces jolies petites mules des environs de ïarbes, soit les chevaux —

QUA-miEME; CAUSERIE

et l'on ne dira pas qu'ils sont d'un i phatique, ceux-là, je pense, — ont, d( pour aller dans la montag^ne, un sim dans la bouche : libres alors de leur comptant que sur eux-mêmes, livrés passent dans les pires chemins et Ion précipices, sans qu'il y ait l'ombre < celui ou celle qui est sur eux et qui, faire.

Plus tard, quand on les loue aiïx i met un mors, mais leur apprentissa; passé en adage qu'il ne faut pas les au coDtraire, il faut les laisser faire; t-on encore toute liberté.

Ap[ liquons cela dans la plaine; n pas 1p mouvement de nos chevaux, ne pas, et ceux-ci, ne comptant que si butteront pas ou, du moins, répar eux-mêmes.

La première chose, pour rester cor des mouvements de sa main, c'est d comme toutes les parties du corj>s, d'avoir une bonne assiette. Nousavon nos causeries précédentes, comment p bonne assiette; nous ne nous occupei d'hui, que de la main elle-même et rênes.

Les poignets, restant au-dessus et p pommeau de la selle, ne doivent boi possible : il est essentiel, pour obtcn les coudes, tombant naturellement, i ment fixés au corps, afin que ce conta pris sur les hanches et le long du bust aux poignets-

Les poignets, nous le répétons, n'oi sauf dans les commencements du di

des eflfets d'ouverture, encore doivent-ils être limités — puisque les rênes s'allongent et se raccourcissent par glissement dans les doigts.

Les rênes, en effet, glissant dans les doigts, — qui doivent être fermés sur les rênes, mais très souples, habitués à se desserrer ou à se serrer selon les nécessités, et cela comme instinctivement, — les rênes, dis-je, s allongent quand le cheval en demande et sont reprises, ajustées, par une des mains du cavalier, glissant encore entre les doigts de l'autre main, qui n'a pas bougé.

Et cet allongement et ce raccourcissement se produisent par le fait que, le cheval tendant plus ou moins son encolure, le mors suit la mâchoire servilement^ selon le mot du comte de Gontaut Biron *.

La tension des rênes reste constante, mais varie d'intensité parce que le cavalier, en raison du travail, modifie, par son action, l'extension ou même le degré de rigidité de Tencolure et veut obtenir plus ou moins d'appui ou bien un port de tête plus ou moins élevé.

Le cheval doit donc toujours donner en plein dans la main, la chercher, tendant les rênes lui-même, en raison de l'impulsion sollicitée par la jambe. Nous avons vu comment, en faisant prendre à la tète la position normale, on interdit au cheval la possibilité d'échapper à l'action du mors et d'opposer au cavalier la masse de son corps; nous verrons, dans quelques instants, comment on règle l'impulsion au moyen d'actions qui ne permettent pas au cheval de se braquer sur la main et de prendre un appui plus considérable que ne le veut le cavalier; mais nous avons vu encore, dans notre première causerie, que tous ces procédés, découlant cependant de la même source, doivent avoir pour pré-

1. Méthode de dressage pour le travail à la longe et le saut d'obstacles.

valse ^wlB.

lier Mt !■ prc-

gUATRIËME CAUSERIE. 109

ludo» des assouplissements pratiqués tout spécialement sur la mAchoirc, ils en sont le complément iodispensable, le point initial, la suite, comme la lin. Principales eaa- Tout Cela constïtuc utie bonnc main; or- mf. dienzvous, c'est uue des choses, pour le caval difficile à acquérir.

D'accord, mais la connaissance des eau:

pèchent la main d'élre bonne, leur rech iadiqueront en même temps les écueils à buts à poursuivre.

La première raison, la plus commune, redire encore? — est le manque de souple lier, le manque d'indépendance de la mai pe.'tes d'équilibre du cavalier, toutes les réc se reproduire sur la main et, de là, sur venant la brutaliser, la martyriser, l'end avons indiqué le remède, nous n'y reviend'

Nous voulons examiner ici une autre des contribuent à empêcher le cavalier d'avoîi main, l'amenant, par renversement des ch sur la bouche ou à avoir un contact doulou le point de départ, nous ne cesserons de le notre persuasion est grande, de presque toui de la plupart des défenses du cheval.

Cetle deuxième cause, la voici : Les cava.

géftéralemenl trop le corps en arrière et, co quence, ne suivent pas assez la bouche.

Et en effet, nous avons fait remarquer qut des chevaux étaient mâs en sens conti-a:

quand ils devraient être poussés, libres au m la disposition complète du jeu de leurs mi différentes parties de leur corps pour ré sollicitation de leur cavalier; et, quand, d cavaliers sont disposés à tirer, à retenir, ■ porter le corps en arrière! C'est vouloir les davantage à retirer toute liberté à leur mon

ilO DU CHEVAL BIEN MC ET BIEN MIS.

Aussi, voyez ce qui en résulte : Le cheval va-t-il trop vite, tirc-t-il, s'emballe-t-il, s'échappe -t-il de côté, le cavalier, en portant le corps en arrière, tire plus fort sur la bouche, donne un appui plus considérable encore à sa monture et lui facilite ainsi son incartade ; — le cheval a-t-il peur? le cavalier, en portant immédiatement le corps en arrière, lempéche, en tirant sur la bouche, car les mains suivent généralement le mouvement du corps, de se porter dans la direction de Tobjet; et, plus il a peur, plus il fait de difficultés en passant près d*une voiture par exemple, plus le corps se porte en arrière, la main venant contracter le cheval, le contenant par une étreinte de fer el empêchant le déplacement du centre de gravité en avant qui y seul, peut déterminer le mouvement en avant; — s'écliappe-t-il par un bond, par une lançade? le corps du cavalier est brusquement rejeté en arrière, et la main, suivant le mouvement, les doigts étant contractés, vient donner un horrible à-coup sur la bouche, à-coup qui sera la cause, à la voiture suivante, d'une fuite semblable; et ce ne sera pas la voiture, Tobjet, mais la souffrance, nous le répétons, que le pauvre animal inconscient cherchera à éviter en refusant d'aller à sa rencontre; — quand le cheval saute, « Le corps en arrière », ditesvous aussitôt à vos élèves; conséquence fatale : à-coups, à-coups toujours sur la bouche.

Pauvre bouche! les gongs chinois ne sont pas, dans toute leur existence, plus tambourinés que tu ne Tes par ces mains de bourreaux, qui t'attribuent toutes leurs fautes et toutes leurs maladresses.

Enfin, — et voyez quel martyre pour ces pauvres animaux qui ont pour mission de nous porter ! — dans la conduite de tous les instants, le cavalier, auquel, dès le premier jour, on a dit de porler le corps en arrière, par le fait môme qu'il obéit à celte recommandalion, tire sur la bouche, toujours, toujours! quand il ne de-

OLATRIIÏUE CAUSEniE.

vrait le faire jariiuîs, jamais! Et plus son c tâte, se démène, s'anime, se tracasse, veut a plus le cavalier porte le corps en arrièi tirant, il est cause que sa monture lève I mène, s'anime, etc., etc.

Non, le corps ne doit pas, en arrière verticale', sauf dans des cas très spéciaux, moment d'aborder vite un gros obstacle, a la ruade ou de l'esécution d'un déplacemi destiné à régler son cheval — ce que noi miner en parlant des demi-arrêts, — mais i une action de courte durée et les doigts, n se sont serrés, puis desserrés, doivent p rênes de couler, de façon à conserver un ou moins ferme, mais saus laisser le teni de se braquer.

Kéceaiiu «e Ml- La positlon du corps, du haut dtt corps, h vre CM. avant, d'une quantité égale, par rapport c

à celle dont les cavaliers ont l'habitude d arriére, sans baisser la tète, a pour avant, disparaître aussitôt la cause de toutes L< nous venons de signaler et de permettre a suivre la bouche au lieu de la torturer.

Le <iu*ai Ml »B- Le cheval, alors, est conduit à l'endroit " ' 'cl îFcher la main qui n'entrave plus ses :

l'îiri-ière-main, qui a besoin de toute sa pi que c'est lui qui produit l'impulsion, e le mouvement enfin, demandé par la jamb< en avant, de la jambe à la main, dans '.

marche, entraînant le centre de gravité i

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