Une 2" édition a paru chez Firmin-Didot en
rintermédiairc des rênes, la forme sous laquelle sera dépensée cette impulsion. »
Les bases de l'éducation du cheval sont, d'après lui, d'ordre psychologique, et appuyées sur deux principes :
« Principe des associations par contiguïté, -^^v lequel, lorsque des impressions ont élé produites simultanément ou se sont succédé immédiatement, il suffit que lune soit présentée à l'esprit pour que les autres s'y représentent aussitôt ; Principe des associations par ressemblance, par lequel les impressions présentes ravivent les impressions passées qui leur ressemblent. »
Et le docteur Le Bon en déduit qu'il s'établit, au moyen de l'emploi des aides, un langage conventionnel entre le cheval et le cavalier, et il prend comme exemple un cas réputé difficile, d'après lui, apprendre au cheval à s'arrêter quand il reçoit sur l'épaule un coup de cravache.
Pour obliger le cheval à obéir à ce langage conventionnel, il recommande de faire suivre immédiatement et toujours l'obéissance d'une récompense et le refus d'une punition,
« De nouveaux réflexes se formeront, par suite de la répétition, dans les centres nerveux de l'animal, » ajoutet-il, « et, le jour où ils seront solidement fixés, l'exécution de l'ordre correspondant à un signe donné sera automatique. »
Et le docteur Le Bon en arrive à dire que les flexions ne sont pas du tout un assouplissement des articulations et des muscles, comme on le croit généralement, mais un simple assouplissement de la volonté du cheval, conséquence du principe des associations.
« On peut alors obtenir la mise en main, ) dit-il encore, « par des moyens empruntés à la psychologie et non plus à la gymnastique. »
Bref, ce langage conventionnel est basé, d'après le
docteur Le Bon, sur des impressions et des sensations comparables à celles qu'éprouve un enfant en mettant la main dans l'eau bouillante, ce qui l'en éloignera à tout jamais, et, comme exemple, le docteur Le Bon relate le fait, rapporté par Marbot mais laissant un peu rêveur, qu'un de ses chevaux fut guéri de son défaut de mordre parce que son palefrenier eut un jour l'idée de lui présenter un gigot brûlant.
A la suite de cette lecture, il est curieux de définir comment, après avoir marché côte à côte dans le domaine de l'équitation, on peut, en un instant, se tourner le dos complètement : C'est ainsi que, après avoir marché la main dans la main et en communion d'idées avec le docteur Le Bon quand il préconise les assouplissements, attribuant, comme nous, les chutes, les emballades, l'usure prématurée, au manque de préparation, quand il demande un nouvel équilibre donné par le dressage, nous le laissons embrasser la psychologie pour épouser, nous, la physiologie.
Et s'il est vrai qu'il s'établit un langage conventionnel entre le cavalier et sa monture, c'est que, en elfet, la plupart des cavaliers se servent de leurs aides sans en avoir raisonné l'emploi et sans avoir cherché à se rendre compte si cet emploi est conforme aux principes de la physiologie, de la locomotion et de la statique ; il arrive alors que le cheval obéit tant bien que mal, forcé qu'il est, mais non pas sans défenses, à se conformer aux actions produites, quelque défectueuses qu'elles soient.
Il en est tout autrement si, après avoir étudié la machine et son fonctionnement, le cavalier emploie ses aides logiquement, conformément aux lois qui président aux mouvements du cheval et aux principes de la locomotion et de la statique ; ce n'est plus un langage conventionnel, c'est la méthode naturelle ; le cheval est disposé comme il le ferait lui-même s'il était libre, et cette liberté
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est une des premières choses à lui laisser ; il est sollicité dans la partie qui est faite pour pousser, soutenu dans la partie qui doit venir au soutien, l'action du cavalier venant aider la nature, sans jamais entraver son développement, son mouvement. Et cette façon de monter, de mouvoir un cheval devient une, nous le répétons, car elle est applicable à tous les chevaux et à tous les cas.
Nous ne voyons pas bien quel est le résultat pratique et le but que se propose un cavalier arrêtant son cheval en lui donnant nn coup de cravache sur l'épaule. On peut, cela est certain et nous en avons donné la preuve, entreprendre tous les dressages, mais, au lieu de chercher la solution par des procédés tout à fait artificiels ou empiriques, ne vaut-il pas cent fois mieux avoir recours à des moyens naturels ?
Nous nous sommes amusé à habituer nos chevaux à frapper à la porte de leur écurie, quand nous voulons y rentrer, et à leur faire pousser la porte, rien n'est plus simple du reste, mais cette facétie est le résultat de l'emploi des aides naturel et ordinaire ; nous leur faisons faire jambette de l'une ou de l'autre jambe sollicitée pour le faire frapper à la porte et, quand on a soulevé le loquet par derrière, nous demandons l'extension d'encolure après leur avoir fait placer la tête contre la porte; celle-ci cède tout naturellement à la poussée et nous entrons {Fig. 59, 60 et 61 .)
Nos procédés n'ont donc absolument rien d'empirique et de conventionnel ; l'emploi des aides, tel que nous l'avons indiqué et raisonné, vient aider la nature et forcer le cheval, après avoir travaillé les réflexes, à répondre à l'action des aides sans pouvoir s'y dérober. Le docteur Le Bon pressent lui-même que des procédés uniques, applicables à tous les chevaux et à tous les cas, doivent exister, et il s'exprime ainsi :
« Les auteurs des ouvrages sur le dressage n'ont pas