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beaucoup meilleur que pendant les nuits précédentes, sauf la dernière. Il est moins bon que l’autre nuit. Pas d’agitation.
Le 28 avril. — A 5 heures du soir, un cachet de 30 centigrammes est administré. Sommeil vers 7 heures, calme, sans rêves. Réveil à 3 heures du matin, puis jusqu’à 7 heures du matin, somnolences entrecoupées de réveils. Elle reste un peu somnolente presque vers 10 heures du matin, puis se réveille complètement sans mal de tête ni fatigue.
Le 29 avril. — Pas de médicament. Sommeil entrecoupé de quintes de toux.
Du 30 avril au 2 mai. — Pas de médicament.
Le 2 mai. — La dernière nuit a été plus agitée. Je fais prendre à 6 heures du soir un cachet de 30 centigrammes de chloralose : à 7 heures environ la malade s'endort et ne se réveille le matin que vers 5 heures. Nouvelle thoracentèse,
L'état général est mauvais. La famille emmène la malade.
Ogservarion XLVIIT (R. Moutard-Martin). — M..., E. M. 45 ans, est atteint du rhumatisme avec douleurs et gonflement très marqué des genoux, articulation tibio-tarsienne droite et gauche, poignet et coude gauche. Il a depuis 8 jours un état d’insomnie permanente:
Le 10 septembre 1892. — Il prend vers 9 heures du soir un cachet de chloralose de 30 centigrammes. Peu de temps après, il s’endort et repose avec calme jusqu’au lendemain 6 heures. Réveil complet, aucun trouble d'estomac, aucun ma- laise, aucune lourdeur de tête. Le 12 etle 16 septembre M.M... prend de nouveau un cachet de 30 centigrammes de chloralose. Même résultat que le 10 septembre. Le sommeil se mani-
ENS feste environ 30 à 40 minutes après la prise du médicament et est bon jusqu’au matin.
Au mois de mai 1892 M. M... avait déjà essayé de faire usage de cachets de chloralose de 0,30 centigrammes qui lui avaient procuré pendant les trois jours où il pritle médicament, un sommeil complet, léger, avec réveil sans
aucune lourdeur de tête.
Ogservarion XLIX (personnelle). — Dans la journée du 8 septembre 1899, le docteur X..., en prenant un bain de mer, par un mistral glacial, prend un rhumatisme musculaire des parois thoraciques,
Dans la journée du 9, il en souffre assez pour ne pas prendre de nouveau bain.
Spécialement dans la nuit du 9 au 10 il souffre horriblement et c'est à peine s’il peut se remuer dans son lit. Il ne peut pas dormir. Au milieu de la nuit à 3 h. 40, il se décide à prendre du chloralose et il en prend 0,75 centigrammes en 3 cachets d’un coup ; puis il se met à lire. À 4h. 5,il sentle sommeil le gagner. Il dort comme un plomb, jusqu’à 8 h. 55, très étonné de constater qu’on est entré dans sa chambre deux ou trois fois même avec bruit, sans qu'il ait rien entendu. La douleur thoracique sourde persiste mais les élancements et l'élément aigu ont disparu. Nulle nausée, nul vertige, un peu de tremblements (cependant il se rase sans se couper et joue très bien une‘partie de billard).
De l’hébétude légère, appétit non modifié, urines normales, aucune céphalalgie. Vers 11 heures, encore une légère somnolence qui se dissipe par le déjeüner.
La nuit suivante (sans chloralose) assez médiocre, mais la
douleur a à peu près disparu.