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Ila pu le 10 prendre un bain de mer.
Osservarion L (Marie). — Fille de 23 ans. Amygdalite subaiguë en voie de guérison. | Un cachet de 20 centigrammes à 8 heures du soir. La ma-
lade a bien dormi.
Réflexions. — Ces observations nous démontrent l’effcacité du chloralose dans les phlegmasies et dans les maladies
. Ê | infectieuses.
O8servaTION LI (R. Moutard-Martin). — Mile B..., 19 ans, anémique. À de fréquents maux de tête et des névralgies, qui occupent tantôt le ventre, tantôt la tête ou les dents, qui sont d’ailleurs en très bon état. Ë
Le 16 septembre 1892. — Elle prend un cachet de chloralose de 30 centigrammes. Depuis 8 jours elle dormait encore plus mal que d'ordinaire. Une heure après la prise du cachet, elle s'endort jusqu’au lendemain matin, et le réveil se fait facilement, sans lourdeur de tête, sans malaise d'estomac.
Mlle B... nous affirme qu'après avoir pris plusieurs soirs de suite un cachet de 30 centigrammes de chloralose, qui
‘chaque fois lui a procuré un sommeil rapide facile, avec réveil complet, elle n’a éprouvé aucun malaise d'estomac et même un appétit plus vif et plus ouvert.
OssEervaTION LIT (Segard). — M, S..., 38 ans. |
Douleur névralgique (plexus cervico-brachiol) atroce, maintenant la veille et arrachant des plaintes au malade.
Sommeil obtenu dans la deuxième partie de la nuit, une heure après l’administration simultanée de deux cachets.
op
C’est du reste en général le temps qu'il faut pour que le médicament opère (de 3/4 d’heure à 1 heure). Au réveil néan-
moins la douleur existe encore.
OBsEeRvATION LIII (Segard). — M": pe 27 ans. Insomnie due à de vives douleurs de goutte, avec surexcitalion ner-
veuse (Essai infructueux).
OBsEerRvATION LIV (personnelle). — M..., se trouve à l’hôpital de Rothschild pour une syphilis secondaire des plus grave, glossite, irilis, céphalée nocturne, qui l'empêche de dormir. Depuis 2 semaines il n’a pas fermé l’œil la nuit.
Le 5 février. — Concuremment avec le traitement antisyphilitique nous prescrivons en cachet 30 centigrammes de chloralose.
Pas de sommeil.
Le 6 fevrier. — 50 centigrammes de chloralose.
Résultat. nul.
Pendant 5 jours nous prescrivons 50 centigrammes de chloralose sans aucun résultat. Il souffre horriblement dans la nuit.
La semaine d’après l’état s’améliore etle sommeil arrive sans
aucune médication.
Réflexion. — Ces quatre observations nous démontrent
que le chloralose ne possède pas de propriété analgésique.
Osservarion LV (D' Renouard}. — Mn° T..., anémie tropicale. Gastralgie. Insomnie. Prend 0,20 centigrammes de chlo-
ralose et a une parfaite nuit.
Osservarion LVI (personnelle). — Homme, 52 ans, abcès froid, fistules osseuses, très cachectique. Prend Le chloralose à la dose de 0,50 centigrammes. Dort en moyenne sept heures. À pris pendant 15 jours successifs. Une seule fois, il a été très agité la nuit. Il sautait dans son lit, commetlait des actes sans en garder le souvenir. |
Le quinzième jour, pas de chloralose. Insomnie absolue. On redonne le médicament encore pendant 10 jours, toujours avec un bon résultat. Le réveil est facile. Il ne présente aucun trouble. Il est très satisfait de son médicament.
OsservarTion LVTI (personnelle). — M... Judith, 20 ans, se trouve à l'hôpital de Rothschild pour une chloro-anémie très prononcée. Dyspepsie. Céphalalgie. Insomnie.
Le 3 février. — Nous lui prescrivons un cachet de 30 centigrammes à 7 heures du soir. Le sommeil la gagne d’une manière insensib'e vers les 9 heures. is
Elle s’est réveillée vers minuit par un bruit qu’on faisait autour d'elle, mais elle s’est rendormie tout de suite après, pour se réveiller à 5 heures du matin.
* Le 4 février et les 5 jours suivants. — Elle prend 15 centigrammes de chloralose en potion. Dort en moyenne 8 heures. Au réveil se plaint d’avoir un voile devant les yeux, qui dure seulement quelques minutes.
Pas d'aggravation des troubles gastriques.
Le 10 février. — Pas de chloralose, pas de sommeil, Très agitée dans la nuit.
Le 11 février. —-Prend 15 centigrammes. Dort très bien. Les voisines nous racontent qu’elle sautait dans le lit pendant son sommeil. La malade n’en sait rien,
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| Au réveilelle n’est pas fatiguée, elle se sent bien. Pas de nausées. Pas de céphalalgie.
Sort de l'hôpital.
OBsERvATION LVIII (R. Moutard-Martin). — Adeline Cotel, 26 ans. Salle Trousseau. Hôpital de la Pitié. Métrite, anémie. Bruit de souffle dans les vaisseaux du cou. Gastralgie. J’institue le traitement ferrugineux combiné avec des douches froides. |
Au bout de quinze jours, la malade accuse des insomnies, qui seraient très fréquentes et très prolongées.
Le 18 juin 1892. — À 5 h. 30 elle prend un cachet de 30 centigrammes de chloralose.
Elle s’endort vers 6 heures et quart et s’éveille vers 11 heures du soir pour ne plus s’éveiller que définitivement vers 5 heures du matin. Aucune sensation du côté de l'estomac, ni crampes, ni douleurs à la suite de l’ingestion ou de l’absorplion du médicament. Réveil complet et facile.
La malade prend de nouveau un cachet de 30 centigrammes de chloralose le 22 juin.
Du 19 au 22. — Le sommeil est resté ce qu'il était avant le 18, c'est-à-dire difficile, léger, fréquemment interrompu.
Le cachet est pris le 22 à 6 heures. Vers 6 h. 45, la malade s’endort ; elle se réveille à 11 heures, puis à 3 heures du matin et enfin à 8 héures. Elle dit s'être endormie facilement après chaque réveil, quoique n’ayant pas pris d'autre cachet de chloralose pendant la nuit (j'avais recommandé de lui en don-
ner un deuxième au besoin).
Réflexions.— Résullats favorables dans plusieurs cas d’insomnie chez les anémiques.
Goldenberg 11
AU res
Ogservarion LIX (R. Moutard-Martin). — X..., 60 ans, terrassier, entré le 16 mai, salle Rayer, hôpital de la Pitié.
Cet homme qui est un alcoolique manifesle, ‘avec ‘cauchemars, rêves, tremblements des mains, pituites matinales, a des insomnies fréquentes et prolongées.
Je lui fais donner le 20 mai une dose de 0,20 cepligrammes de chloralose, qui est prise à 7 heures du soir. Sommeil à 8 heures. Réveil à minuit. Second cachet de 20 centigrammes.
Au bout de 45 minutes environ, le sommeil recommence jusqu’au matin 3 heures. Le malade nous dit, n'avoir eu, ni rêves, ni cauchemars. Il est parfaitement réveillé et n'a éprouvé ni mal de tête, ni lourdeur ou pesanteur d'estomac.
Le 22 mai. — Même dose donnée à la même manière, même résultat.
Pendant la nuit intermédiaire, alors que le malade n'avait pas pris de chloralose, le sommeil a été interrompu souvent et accompagné de rêves et de cauchemars.
OBservaTioN LX (Marie). — Femme de 45 ans, Alcoolique, présentant du ‘tremblement, des verliges, de l’insomnie, de l'excitation mentale. On lui donne à 8 heures au soir deux cachets de 20 centigrammes, mais le matin on la trouve somnolente, elle dit se trouver abasourdie, et prétend qu’il y a une heure ou deux elle était tellement engourdie que bien qu’elle entendit tout ce qui se passait autour d'elle elle se sentait incapable de bouger.
Le lendemain soir on donne de nouveau deux cachets de 0, 20 centigrammes, elle dit n'avoir pas dormi cette nuit-là mieux que les autres.
OBservaTION LXV (Marie). — Femme de 55 ans atteinte
ee CE de paralysie alcoolique ancienne des membres inférieurs. Insomnie. AS On lui donne deux cachets de 0, 20 centigrammes ; résultat
médiocre. L'insomnie et l'agitation ont persisté atel point que
l'infirmier de veille a dû lui faire une injection de morphine ; le lendemain matin cette malade a prétendu se sentir abasourdie.
Le lendemain soir, à 5h. 1/2, on donne de nouveau 3 cachets
. de 0, 20 centigrammes. Le résultat ne fut pas meilleur.
Il convient d'ajouter que les lits de ces deux dernières mala-
des chez lesquelles le résultat fut médiocre, étaient conligus.
” Réflexions. — Résultat médiocre chez les alcooliques.
A côté des effets hypnotiques dont le chloralose pouvait faire bénéficier la clinique, les différents auteurs ont été naturellement enclins à rechercher des applications différentes, qui un jour ou l’autre pourraient encore se révéler à
l'actif de cette substance.
Déjà nous avons vu que M. Maragliano la considère comme un réactif dans les névropathies latentes.
MM. Grasset et Sacaze avaient produit une diminution notable de sucurs nocturnes, ce qui ne concorderait pas avec les quelques faits rapportés par M. Maragliano et par nousmême, car nous avons constaté des transpirations profuses à la suite de l'administration du chloralose.
Basés sur ce fait MM. Grasset et Saceze ont recherché pour savoir si le chloralose n’apporte pas une modificalion sur les autres sécrétions. 11 a administré le chloralose à un diabétique, mais le résultat a été nul, car il n’a pu constater aucun changement manifeste. La quantité d'urine émise n'a
Es 80 ee pas diminué, le sucreet les autres matériaux excrémenlitiels ont gardé leur chiffre primitif.
M. Féré a constaté chez une jeune fille de 18 ans choréique (Obs. LXIT) une diminution de mouvements choréiques. MM. Grasset et Sacaze chez un malade atteint de tétanos (Obs. LXIIT) etchez un autre atleint de paramyoclonus multiplex (Obs. LXIV) une diminution de l'intensité des mouvements cloniques, après l’administration du chloralose à haute dose.
Voici du reste les observations en question.
Ogservarion LXII (Féré). — Une jeune fille de 18 ans, à antécédents hystériques avérés, fut prise le 12 janvier, le lendemain d’une chute accidentelle dans un escalier, d’une chorée généralisée, mais prédominante du côté gauche, où siége l’hémianesthésie et l’ovarie hystériques. Elle avait été soumise dès le début à un traitement tonique et à l’hydrothérapie froide. L'état général avait subi une légère amélioration, mais les troubles moteurs persistaient avec la même intensité et la même étendue. Le sommeil avait toujours interrompu les mouvements ; mais il était troublé presque constamment par des cauchemars et il ne durait guère par intervalles que 5 ou 6 heures par nuit.
Le 19 février. — Une dose de 0,60 de chloralose a procuré un sommeil continu et calme de 8 heures, sans aucun malaise au réveil.
Le 20 février. — La malade a pris 0,75 de chloralose, le sommeil a duré 10 heures sans interruption. Le jour suivant,
les mouvements avaient très considérablement diminué.
AN he SE
Le 21. — La même dose'a donné un sommeil aussi ininterrompu de 9 heures et demie.
Les mouvements choréiques avaient complètement cessé au réveil et ne se sont plus reproduits depuis. L’irritabilité du caractère, la tendance à larmoyer sans motif qui persistait depuis le début de la maladie, a aussi disparu. Avec la même dose de chloralose, la malade dort environ 8 heures depuis la cessation de la chorée. Ce sommeil paraît tout à fait exempt de rêves et la malade ne présente aucun trouble gastrique ni autre. Il est juste de remarquer que le traitement primitif n’a
pas été interrompu.
OsservarTion LXIIT (Grasset et Sacaze). — Malade atteint de tétanos, à la suite d’une blessure, qui rentre à l’hôpital de Montpellier avec des contractures généralisées aux diverses parties du corps, et datant depuis 6 à 7 jours. Les liquides sont dégloutis avec beaucoup de peine et le sommeil suspendu ; de temps en temps, il survient encore des crampes douloureuses dans les bras et spécialement dans la jambe gauche, siège de la blessure.
Les premières doses de chloralose paraissent produire une amélioration incontestable ; les contractures diminuent, Ja déglutition s’opère avec moins de gêne, et les crampes ne lardent pas à disparaître. Le sommeil véritable ne se montre pas tout de suite, c’est plutôt de la somnolence, mais il survient dès le second jour.
La quantité de chloralose n'a jamais été inférieure à 0 gr. 80 centigrammes dans les 24 heures, et n’a pas dépassé 1 gr. 80 centigrammes.
4, Semaine médicale, n° 18, 1893.
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Péndant les-cinq jours que cet homme a été soumis à notre observation, le médicament a continué à diminuer les contractures et à provoquer le sommeil, en outre l'alimentation a pu se faire sans difficulté. FRE ter
Le mort s’est produite assez brusquement avec une hyperthermie considérable sans que l’état musculaire précédent ait
été modifié.
OgservaTION LXIV (Grasset et Sacaze). — A un malade alteint de paramyoclonus multiplex, MM. Grasset et Sacaze ont obtenu depuis le moment où la chloralose a été instituée, c'est-à-dire depuis 13 à 14 jours, le sommeil, ainsi qu'une diminution très évidente des mouvements spasmodiques. Le malade peut dormir pendant quatre, cinq, six et quelques fois neuf heures ; les gestes involontaires, qui se passent dans les membres, sont aussi moins intenses.
La dose la plus élevée de chloralose qu’on a administré au malade a été de 1 gr. 20 centigrammes, divisée en six cachets et donnée au commencement de la nuit en deux prises, avec un intervalle de deux heures entre chaque prise.
Cet homme ne se plaint nullement de céphalalgie ; son appétit est plutôt exagéré que diminué. Enfin, tandis que le chloral, tout en provoquant le sommeil durant quelques heures, n'arrivait pas, chez lui, à atténuer les spasmes pendant la journée, on obtient ce dernier résultat par l’administration du
chloralose, ce qui constitue un avantage précieux.