CHAPITRE IV
Analyse des résulats obtenus dans les dix observations de chlorose par la recherche simultanée du coefficient d'oxydation et du coefficient de toxicité. — Rapport de ces chiffres entre eux et avec les chiffres donnés par l'hématiniétrie et l'analyse des urines.
Résultat des recherches semblables dans quelques cas d'anémies tuberculeuses.
Il convient maintenant d'examiner les résultats fournis par les dix autres cas de chlorose, relativement au tau.x des oxydations et à la toxicité urinaire. Disons immédiatement que notre idée première fournie par l'hypothèse de Hanot n'a pas été confirmée. Nous sommes cependant ar rivé à des résultats qui, par leur constance, méritent quelque attention, quitte à trouver plus tard une interprétation théorique.
L'urée s'est montrée diminuée d'une façon constante et n'a atteint des chiffres élevés qu'au moment de la convalescence : ce sont des faits conformes à ceux de Moriez, d'Hanot et Mathieu et de Hayem. D'ailleurs, il faut
noter, dit Hayem, que la quantité d'urée étant variable d'un jour à l'autre il faut pour obtenir un chiffre valable réunir les urines de plusieurs jours et doser l'urée dans le mélange ou bien prendre la moyenne de l'urée totale dosée plusieurs jours de suite. » C'est ce qui explique les variations de nos chiffres d'un cas à l'autre et d'un jour à l'autre pour chaque cas.
Les phosphates sont également diminués et ne se relèvent qu'en même temps que le chiffre de l'urée avec l'amélioration générale.
Cette diminution des phosphates a été également notée par les auteurs précédents dans la chlorose et l'on sait que, d'après M. le P"" Teissier, dans une anémie douteuse le chiffre d'élimination des phosphates peut servir d'appoint au diagnostic en permettant de supposer la tuberculose quand il y a phosphaturie.
Quant au coefficient d'oxydations, on voit d'après nos observations et d'après le tableau qui les résume, que les chiffres trouvés ont varié entre 0,83 et 0,90. Le chiffre moyen a été fixé par M. A. Robin à 0,85 et par M. Lépine à0,87. Ces chiffres d'ailleurs sont des moyennes, audessus et au-dessous desquelles tout individu sain évolue journellement. Il est donc impossible d'après nos chiffres de tirer des déductions au point de vue du ralentissement des oxydations dans la chlorose. Si l'on accepte le chiffre de 0,85 d'A. Robin, on voit que sur les dix observations il n'y a que deux cas où le coefficient soit inférieur à ce chiffre. Nous en exceptons naturellement l'observation n" L Le chiffre de 0,68, chiffre d'oxydation très faible trouvé quelques jours avant la mort dans un état très grave d'urémie, ne peut entrer dans une appréciation relative à la
ANALYSE DES RÉSULTATS
Chlorose en général. Nous nous croyons donc autorisé à
CO 11 cl 111*6 •
Dans la chlorose, le coefficient oxydation ou rapport azotunque n'est pas diminué, et ceci maigre des états très graves d'anémie constatés par la diminution du nombre des globules et de la valeur globulaire.
Il est également impossible de trouver un rapport, quel qu'il soit, entre les variations légères des coefficients d'oxydations et les chiffres hématimétriques exprimant le degré d'anémie. Les oxydations des albuminoïdes évaluées d'aVès la méthode d'A. Robin, paraissent donc se produire avec la même intensité, quels que soient le nombre des globules et la teneur de ceux-ci en hémoglobine capable de fixer l'oxygène. Le tableau suivant permet de s'en rendre compte.
COEFFICIENTS
nombre des