‹ Du chloroforme dans le traitement de l'éclampsieChapitre 13 sur 19 · INFLUENCE SUR LA RESPIRATION · texte numérisé non relu

INFLUENCE SUR LA RESPIRATION

Les musclés de la respiration subissent jusqu’à un certain degré l’action du chloroforme, action qui là encore peut s'expliquer de deux manières : par l’action directe sur la fibre musculaire et par la suppression du réflexe, à laquelle j'attribuerais plus d'importance. « Chez quelques personnes, la respiration est lente, paresseuse, a dit M. Perrin; parfois il peut arriver que ces personnes sous l'influence de l’anesthésie oublient de respirer ». C'est là une exception, mais l’on voit plus communément les mouvements respiratoires s'affaiblir par les inhalations trop prolongées. C'est l'opinion de Robert.

Le comité du chloroforme de 1864 constate que les inspirations sont profondes au début, mais que, par degré, elles deviennent de plus en plus superficielles.

La conséquence naturelle de cet affaiblissement des mouvements respiratoires sera la diminution des combustions organiques.

En effet, Arloing nous apprend que « les anesthésiques déterminent la diminution du chiffre d'oxygène absorbé et d'acide carbonique exhalé par la surface pulmonaire». Harley confirme cette opinion.

Pourtant le comité de 1879 (British medical Fournal) estime que les anesthésiques augmentent la quantité d’acide carbonique exhalé, mais reconnaît que le chiffre d'oxygène absorbé diminue.

Peut-être n'est-il pas sans intérêt de rappeler que le chloroforme s'éliminant en grande partie par les poumons peut y deve-

nir une cause de gêne pour la respiration.

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