‹ Du chloroforme dans le traitement de l'éclampsieChapitre 9 sur 19 · D TON SE 10 HO IO · texte numérisé non relu

D TON SE 10 HO IO

Application de 10 sangsues derrière chaque oreille à 10 heures. fisfacces à 1h35 Enfin la femme guérit.

On voit qu'aprés la 2° saignée, les accès, d’abord fréquents, 3M

étaient séparés par un intervalle considérable : de 8 h. 15 à 10 h.; puis qu'ils se rapprochent, puis qu'ils cèdent à une dernière sai- “gnée par les sangsues.

Le succès est donc indéniable quoique moins brillant que celui du chloroforme.

En voici une autre du même auteur :

Une femme primipare a deux accès chez elle, le 1° à 9 h. 15 du soir, le 2: à 10h.

Transportée à la clinique, elle subit son 3e à 12 h. 15.

[l'est alors pratiqué une saignée de 500 gr. et le

4° se déclare à 1 h. 30 5° » 2 1 6° » SH: 55

Enfin une dernière saignée de 600 gr. fait cesser complètement les accès.

Les accès ont donc reculé, mais non pas franchement, méthodiquement, comme devant le chloroforme.

Enfin, dernière observation où le chloral et la saignée furent employés tour à tour. On la doit à M. Lancry, interne des hôpitaux, qui eut l’heureuse idée de relever la température après chaque accès.

ro attaque à 7h45, 97,2.

A 8 h. on donne 3 gr. de chloral.

À 11 h. encore 3 gr.

2e attaquer h 40087 2

g » Hit 15 38, 2.

st 4h.45 39,2. à 6h. nouveau lavement : 3 gr.

6 Jus 6h30 307;

FR » 9 h. 3° 39; 8.

AUTRES À 10 heures, saignée de 600 gr. ; aussitôt 30, 7. 8° attaque, 12 h. 30, dernière et très faible. La température tombe.

Aj2/h5#B0h1138;,8.

La seconde attaque paraît avoir été éloignée de la première par l’action du chloral {de 7 h. 55 à 11 h.40), tandis que la 3° se rapproche de la 2° et la 4e de la 3°, à mesure, semble-t-il, que s'épuise l’action du médicament; l’ascension de la température est surtout remarquable et le 3e lavement ne peut l’abaisser, tandis qu'il repousse la 7° attaque à 3 heures de la 6°. La saignée pratiquée à 10 heures peut-elle revendiquer l’avantage d’avoir affaibli le 8° accès et supprimé ceux qui devaient venir ? Ce qui pourrait le faire croire, c'est la chute immédiate de la température qui l’a suivie : de 39°8 à 397, chute qui s’est précipitée pour aboutir 9 heures plus tard à 37.8.

Il est donc permis de conclure que le chloral et la saignée exer-: cent une certaine influence sur les accès convulsifset pourtant que. le chloroforme leur est bien supérieur à ce point de vue. Nous avons vu qu'il les jugule, c'est le mot, d’une façon presque mathématique. Et le mérite n’en est pas petit si l’on se rappelle que la. température s'élève constamment avec le nombre des accès, si l'on se rappelle surtout les dangers que font courir à la mère les:

convulsions toniques et les convulsions cloniques : « Les tissus

de la face, bleus, rougeâtres, marbrés de teintes livides, dit Char-: pentier, semblent tellement gonflés, que la face prend l'aspect de : ces noyés qui ont séjourné un certain temps sous l’eau. » Il est,

même arrivé que la femme a succombé sous cet appareil effrayant.

N'oublions pas cependant que la mort, si elle arrive, se produit généralement pendant le coma, et les adversaires du chloroforme n'ont pas manqué de faire ressortir qu'il n’était propre qu’à l'augmenter et le rendre plus profond. Rabuteau, dans son 7'rarlé de thérapeutique, convient que lorsque l'influence de l’anesthésie a été prolongée, la malade peut rester longtemps dans une sorte de coma. Le coma du médicament viendra donc s'ajouter au coma de l'éclampsie. On pourrait objecter que le coma de l’éclampsie, le plus dangereux des deux, à coup sûr, est dû à l’attaque ellemême, qu'il s’agit à tout prix de prévenir. Cependant il faut bien reconnaître que si l'on dépasse la mesure, on provoque soi-même les dangers que l’on voulait éviter. « Si, dit le professeur Peter, vous administrez le chloroforme à la femme en état de coma, indépendamment de ce que la chose est parfaitement irrationnelle alors, elle peut n'être pas sans péril; je sais des faits de mort évidemment causés par l’anesthésique ajoutant son coma au coma de l'attaque, un entre autres, qui m’a été communiqué par un de mes collègues de cet hôpital, observé par lui alors qu’il était interne de l’'Hôtel-Dieu. Il s'agissait d’une femme en état de mal depuis plusieurs heures ; on jeta la malade dans la résolution sans pouvoir, en aucune façon, faire cesser la série successive des convulsions qu’on pouvait encore reconnaître aux secousses de plus en plus faibles, il est vrai, dont étaient secoués les membres résolus ; le coma devint ensuite sous l'influence du chloroforme de plus en plus profond'et la malade succomba.

De son côté, le docteur Eugène Marchal rapporte le fait suivant qui s’est passé dans le service de M. Stoltz : « À partir de ce moment, il ne se produit plus de nouvelles attaques, les inhalations de chloroforme qui avaient été éloignées sont tout à fait abandonnées ; la respiration s'embarrasse ; le coma devient de plus en plus profond ; le pouls petit, misérable, s'accélère, la

on À TERRE à six heures du matin. Elle a eu à la Maternité L t attaques ivre et.six heures se sont écoulées depuis la

dernière SENS

Page 1