‹ Du Choix De L'intervention Dans Les Affections Des Annexes De L'utérusChapitre 20 sur 38 · DIE TE · texte numérisé non relu

DIE TE

mène morbide ; 4° la muqueuse de la vulve et du vagin est impropre à la colonisation des gonococci. Leur existence constatée dans les sécrétions vaginales est due à une migration des parties voisines.

Cette immunité est, probablement, due à l’épais revêtement d’épithélium pavimenteux, à la sécrétion acide, et enfin à la concurrence vitale des nombreux germes qui habitent normalement le vagin et en chassent le gonococcus.

b) Renseignements cliniques. Ricard, Requin, Bernutz avaient signalé la contagiosité des vieilles blennorrhées ; Schrôder dès 1886 assignait à la goutte militaire sa nocivité réelle, et les recherches bactériologiques des Nüggerath, Zweifel, Rosthorn, Menge, Wertheim, Wite n’ont fait en réalité que nous donner l'explication matérielle de ce fait : La goutte militaire du mari produit l'endométrite cle la femme.

Il peut paraître singulier, alors que tant d’autres que les maris infectent journellement d’autres utérus que ceux de leur femme, que ce soit justement par cet exemple que je débute. Je ne l'ai pas fait au hasard cependant, et c'est le triste résultat des enquêtes faites à l'hôpital qui a déterminé ce choix. S'il est, en effet, parfaitement établi, cliniquement et anatomiquement que la plupart des femmes publiques sont mises à l'abri de grossesses fréquentes et incommodes par de vieilles saipingites et périsalpingites souvent latentes, la recherche spéciale des cas de contagion légitime ou quasi-légitime (faux-ménages), poursuivie dans un service de gynécologie quelconque, même avec la discrétion nécessaire en pareille matière, fournit rapidement un nombre considérable de cas. Je ne parle pas des faits probables, de la proportion entre les faits certains et la totalité des cas, mais bien de la proportion entre les faits positifs et les faits négatifs quand on a pu confronter les parties comme le recommande Sænger. J'ai pu faire cette enquête, en 1891, à Lariboisière dans le service de mon excellent maître, M. le D' Landrieux, en ce qui concernait les endométrites ; j'ai pu la refaire cet année (1892) à Saint-Louis, pour les annexites purulentes, dans le service de M. Péan, et je n'ose pas dire en chiffres combien j'ai trouvé de maris coupables, sur ceux que j'ai pu examiner.

Nôggerath, Sænger m'ont paru rester dans la vérité absolue : les faits qui ont réellement une autre origine constituent de véritables exceptions.

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