‹ Du Choix De L'intervention Dans Les Affections Des Annexes De L'utérusChapitre 29 sur 38 · ARE · texte numérisé non relu

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que les doigts placés dans le vagin ne perdent pas le contact du point où l’on enfoncera l'aiguille.

La main libre prend alors la seringue munie de son aiguille, et glisse lentement celle-ci dans la rainure dessinée entre les deux doigts directeurs qui sont dans le vagin — (avec un peu d’habitude on ne se pique pas trop les doigts). L'aiguille vient ainsi au contact de la tumeur, de la présence de laquelle on s'assure par un léger mouvement des doigts, on pourrait presque dire par un effort de la pensée. Quand on est bien. certain qu'on n’a pas perdu le contact, on enfonce l'aiguille de trois centimètres environ ; avec les doigts explo-

rateurs repliés, on fixe la seringue tandis que, de la main libre, on retire le piston. |

Ici encore le liquide vient ou ne vient pas à ce moment. On se conduira alors comme précédemment. Il faut se rappeler seulement la nécessité de ramener l'appareil lentement à soi, avant comme après l'irruption du liquide.

Ce modus faciendi paraît donner quelques garanties contre les accidents possibles, je ne dirai pas d'infection des parties ponctionnées par des germes venus du dehors, ce que tout opérateur doit savoir éviter aujourd'hui, mais encore contre l'infection possible par le liquide virulent qu'on a pu rencontrer. Ces garanties sont :

__ a. La capillarité de l'aiguille, qui serait au contraire un inconvénient pour une ponction évacuatrice. La grosse aiguille fait un gros trou par lequel une infiltration secondaire peut se produire, la ponction capillaire laisse un trajet virtuel et non réel, ainsi d’ailleurs qu’on le sait pertinemment pour toutes les autres régions du corps humain, y compris le cerveau.

b. La petite quantité de liquide retiré, qui n’a aucune tendance à changer les rapports des parties, évitant et les déchirures par tiraillemceuts des adhérences préexistantes, et les effractions dues à des différences de pression dans des cavités accolées et à parois peu élastiques et friables. A la vérité la petite quantité de liquide ainsi

obtenue, si elle est suffisante pour le bactériologiste, rend difficile l'œuvre du chimiste ; mais c’est là une question technique, et je ne doute pas qu'elle ne soit promptement résolue par les chercheurs compétents.

Les dangers attribués à

ce mode d'exploration par MM. Pozzi et Segond ne résultent-ils pas

de l'absence de ces précautions ?

souvent possible, paraît us-indiquées. Elle est un

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