CORTE
OBsERVATION 373. — Salpingite pendant la grossesse. Mort. Autopsie. — Macs. In Ticr, p. 230.
« J'assistai une femme à son accouchement en juillet 1841. Travail régulier et rien d'anormal à Ja suite pendant plusieurs heures, quand la malade se plaint d’une douleur terrible dans la région de la trompe droite. La douleur s'étend à la partie inférieure du ventre. Pouls rapide, péritonite. Comme la malade s'était plainte de douleurs dans le côté droit quelque temps avant son accouchement, je craignis que quelque maladie locale soudainement aggravée ne fût la cause du mal. Elle mourut. En examinant la cavité abdominale, on trouve beaucoup de pus et de séro-pus. Mais ce qui me surprit particulièrement, ce fut l’état de la trompe de Fallope qui était beaucoup plus grosse que le pouce d’un homme. La cavité, qui admettait facilement le doigt, était remplie de pus. J'ai peu de doute que l’inflammation aiguë de la trompe ayant oblitéré son extrémité ovarienne et ensuite je pus ayant rempli et distendu son calibre, l'écoulement dans le ventre a été la cause de l’attaque fatale. »
Os. 374. — Pyoemia in puerperio. LAENGER. Gesell f. Geb., in Leipzig, 17 avril 1882. Cenu. f. gyn., 1882, p. 558.
F..., 29 ans. pate. A la suite de son 4e accouchement, la femme avait été tie malade; 5e accouchement naturel. Au 8° jour, fièvre, frissons, ictère, mort le 12° jour. Autopsie : Pas de péritonite. Utérus gros et mou, pas d’endométrite, pas de métrophlébite, pas de métrolymphangite. Ectro pion du col. Paramètre indemne, par contre salpingite chronique purulente (2 1/3 externe), péri-ovarite chronique droite; ovarite purulente droite avec plusieurs foyers purulents. Ligament droit, dans sa moitié supérieure, épaissi par inflammation chronique, parsemé de nombreux foyers purulents. Les veines de la moitié inférieure du ligament large très développées. La pyohémie ne peut avoir été causée que par les anciens foyers purulents de l'ovaire droit et du ligament large.
Ogs. 375. — Léopop.
Léopold dit avoir vu une péritonite mortelle dans la période puerpérale par suite de rupture de vieux foyers de paramétrite et d'ovarite.
Ogservarion 376 et 377. — SAEnGEer. Lettre de réponse à LE Tair. Am. J. of Obs., 1887, p. 317 et 322.
Dernièrement sont venus à ma connaissance deux cas dans lesquels les trompes ont crevé par superdistension du pus. Dans les deux cas, péritonite générale mortelle, 4 jours, et 21 jours après l'accouchement. Il est clair que dans les deux cas la salpingite existait avant la délivrance.
mous, communiquait du foyer dans la cavité p
(Onsenvron 378. — Sapingite. Pre ré.
1844, p.7. ie 4 GE
3 mois 1 [2 de ne Péritoi Fe fois plus grand que normalement. « Dans l'ép
che se trouvait un foyer situé à l'origine utéri aurait pu contenir une petite châtaigne. IL était à F ( remplies d'un pus gris; les parois étaient minces ;
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Note no 4. — T'errirron. Ovarites et salpingites. (Introduction, pages 2 et Suiv.)
Ce passage, dans lequel M. Terrillon, avec sa science si profonde de elinicien, expose les deux grands processus inflammatoires consécutifs qui atteignent les annexes de l’utérus (au sens le plus large du mot annexe) m'a paru être du plus haut intérêt pratique.
« Cependant, avant d’entrer dans la description de cette maladie, il m'a semblé utile de faire une distinction capitale et très importante qui porte sur deux points d’une grande importance.
Le premier estle suivant : il existe nettement deux grandes variétés de salpingo-ovarites difficiles à séparer au point de vue clinique, mais parfaitement distinctes au point de vue de l'anatomie pathologique et des lésions périphériques.
Les unes sont, d'une façon manifeste, d'origine utérine, c’est-à-dire que, une lésion quelconque, partie de la muqueuse de l'utérus, a gagné celle de la trompe pour envahir ensnite le péritoine et l'ovaire.
Les autres semblent être d’origine locale ; du moins nous ne connaissons pas alors la voie par laquelle la maladie progresse. Teiles sont les salpingites tuberculeuses et probablement aussi une série, encore mal connue, de lésions des trompes, qui succèdent à certaines fièvres éruptives : oreillons, variole et scarlatine.
Le second point qui doit dominer l'histoire de la salpingite, consiste dans ce fait, qu'il ne faut pas confondre les lésions de cette inflammation spéciale, avec celles qui succèdent immédiatet ment aux accouchements ordinaires ; c'est-à-dire avec les accidents puerpéraux occupant les mêmes organes.Cette confusion a souvent été commise et cependant il s'agit bien là de deux maladies distinctes.
En effet, dans cet état spécial qui succède à l’accouchement, on esen présence d’une plaie analogue à celle d’autres régions.
Si les phénomènes de réparation s’opèrent là comme sur d’autres
points du corps, sans traces d'infection, la cicatrisation aura lieu promptement et sans accident.
Qu'on suppose au contraire cette plaie étendue, cette muqueuse déchirée et saignante en contact avec quelque agent septique, aussitôt toutes les surfaces se transforment en un foyer d'infection primitif. Celui-ci deviendra bientôt le point de départ d'une absorption par les vaisseaux sanguins et les lymphatiques béants à sa surface et on verra éclater des phénomènes d'intoxication générale.
Ce n’est donc pas à la plaie elle-même que, dans ces circonstances, s’arrêteront les accidents. Les troubles inflammatoires vont se pro- ‘pager au tissu cellulaire voisin des déchirures du col de l'utérus et de là gagner le tissu cellulaire du bassin; d’autre part, la plaie utérine infectée fournira des liquides septiques qui pourront par voisinage envahir la trompe, le péritoine et la surface de l'ovaire.
Ainsi sera établie une infection qui aura tendance à se généraliser dans toutes les directions, partout où elle trouvera des moyens de propagation facile, tels que lymphatiques, tissu cellulaire, canaux muqueux et séreuse péritonéale.
Il se passe ici quelque chose de semblable à ce que nous voyons se produire partout ailleurs à la suite d’une plaie contuse ou opératoire devenant le siège de phénomènes septiques ; toutes les parties voisines s’enflamment bientôt et l’économie entière peut être infectée. Tous les pathologistes sont d'accord pour comparer les accidents puerpéraux de gravité et de durée variables, à ceux qui résultent des plaies d’autres régions. La seule différence qui les sépare est due à la disposition des organes atteints, dans le bassin, ceux-ci se prêtent à la stagnation des liquides et à la propagation rapide et facile de l’inflammation ; de plus, ils sont d'une susceptibilité spéciale.
Or, cette infection grave, qui se diffuse avec rapidité dans toutes les directions, envahit souvent la troupe et l'ovaire, mais elle n’atteint ces organes qu'accessoirement.
Comparons maintenant ces accidents aigus, rapides, survenant à la suite de désordres étendus de la muqueuse utérine et du musele utérin, à ceux qui succèdent à une simple fausse-couche ou à une blennorrhagie. Nous verrons de suite la distance qui sépare ces deux formes.
lci, les choses se passent d’une façon bien différente. 11 n'existe