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; une autre soie les fixe au péritoine utérin.
Face postérieure et bords latéraux de l’utérus sont ainsi compris dans une fronde de soutien.
Mais comme nous le verrons plus loin, la fixation pariétale est indispensable au maintien de la réduction. C’est le grand mérite de Doléris et de Beck d’avoir « inventé » ce procédé et celui de Richelot d’en avoir été l’ardent défenseur, ce qui justifie le nom de procédé de Doléris-Beck-Richelot que lui a donné Küss (1). Nous en étudierons ultérieurement la technique complète, mais auparavant nous décrirons rapidement quelques autres procédés, variantes, pour la plupart, du Doléris.
C'est ainsi que Pollosson et Pellanda ont associé à la
(1) Après être remonté aux sources bibliographiques (La gynécologie, oct. 1906, pp. 415-421). .
ligamentopexie intra-pariétale, l’incision de Pfannenstiel. Cette technique séduisante a été admirablement décrite par Gosset en 1912, dans le Journal de chirurgie.
Gosset pratique une incision sus-pubienne courbe à concavité supérieure, associée à une incision verticale sur la ligne blanche du plan aponévrotique. Cette dernière doit s'arrêter à 3 centimètres au-dessus du bord supérieur du pubis, de manière à ménager une bande d’aponévrose qui servira à soutenir l’amarrage ligamentaire, puis est tunnelisée de façon à retenir les ligaments ronds comme dans le procédé de Doléris.
À ce propos l’historique de l’incision transversale est intéressante. Avant Pfannenstiel, l’incision transverse était utilisée pour la symphyséotomie (1850), mais était exclusivement cutanée ; quant à Küttner de Breslau qui l’utilisa le premier pour une laparotomie, il pratiqua une incision cruciale, transversale pour la peau, verticale pour l’aponévrose. Ainsi donc, dans la technique préconisée par Gosset, il s’agit d’une incision de Küttner et non de Pfannenstiel.
C’est Pollosson et Pellanda qui ont adapté au procédé
de Doléris la véritable incision de Pfannenstiel.
Procédé de Pestalozza. — Le procédé de Pestalozza a été exposé au congrès italien d’obstétrique et de gynécologie de 1906. C’est une hystéropexie pelvique offrant l’avantage de garder à l’utérus sa situation normale d’antéflexion
dans la cavité pelvienne.
Procédé de Mocquot. — Décrit dans la thèse de Sazerac de
Forge, ce procédé associe à un cloisonnement du Douglas
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la section et le doublement des ligaments ronds. II « consiste à sectionner le ligament rond de chaque côté, à sa partie moyenne, et à accoler l’une à l’autre, les parties proximale et distale du ligament homologue. Les ligaments se trouvent ainsi raccourcis et renforcés ».
En 1926, G. L. Carrington a publié un procédé de dédoublement s’en rapprochant, mais cependant différent. « Après section des ligaments ronds, il suture l’extrémité distale à la paroi antérieure de l’utérus et l’extrémité proximale à la paroi du muscle grand droit. Les deux parties du ligament étant suturées l’une à l’autre dans leur trajet paral-
lèle. »
Procédé de Chevrier. — Par l'existence d’une gaine séreuse protégeant les ligaments ronds et du rôle anticoalescent de l’endothélium péritonéal, Chevrier justifie la dépéritonisation de ces ligaments.
L’utilité de cette décortication séreuse est également
reconnu par Ch. Beck, Spinelhi, Foschini.
Autres procédés. — Aubert pratique l’incision de Pfannens tiel, mais amarre les ligaments ronds à l’aponévrose par fixation directe de chaque côté et sans suture de chaque ligament l’un à l’autre.
Enfin, certains procédés sont nettement mixtes. Desmarest (Thèse Ortodoxu, Paris, 1922) combine dans certains cas l’isthomopexie à la ligamentopexie.
Dartigues (P. M., 1920) associe l’Alquié à l’Alexander. Dans un premier temps, une laparatomie sus-pubienne
; A 1 transverse permet d’explorer l’utérus et ses annexes, puis
découvrant de chaque côté la paroi antérieure du canal inguinal et le ligament rond, on pratique sensiblement la technique d’Alquié-Alexander, et on constitue ainsi sous le contrôle de la laparotomie une sangle pré-pubienne très
solide. Mais ce procédé paraît bien long et complexe.