‹ Du Choix du Meilleur Procédé d'Hystéropexie MédiateChapitre 14 sur 34 · INTERVENTIONS COMPLÉMENTAIRES · texte numérisé non relu

INTERVENTIONS COMPLÉMENTAIRES

Les classiques pratiquaient couramment des opérations plastiques sur le col utérin et les associaient fréquemment à une suspension utérine ; l'intervention type était l’amputation supra-vaginale du col. Ces opérations ont été à juste titre abandonnées ; bien plus, :l nous semble contreindiqué de les associer à une ligamentopexie, car la simple suspension utérine a souvent une influence heureuse sur ces lésions.

La dilatation du col avec bougies métalliques, suivie ou non suivie de curettage peut constituer un temps préhminaire, mais les indications en paraissent assez rares.

Il n’en est pas de même des périnéorraphies et nous en rapportons une observation (Obs. IT). Il n’est pas rare de rencontrer chez ces femmes à terrain ptosique un utérus rétroversé et un périnée insuffisant ; la cystocèle est également fréquente chez ces sortes de malades. C’est leur rendre service que de compléter l’intervention par une colpopérinéorraphie. S'il s’agit de femmes jeunes et résistantes, on a tout bénéfice à pratiquer l'intervention en un seul temps en commençant par le temps le plus aseptique, la ligamentopexie. Dans le cas contraire, c’est en deux temps que l’on opérera en débutant par le temps périnéal.

Nous avons vu que la cure d’une hernie inguinale était

facile au cours de l'intervention par le procédé d’Alquié- Alexander. On peut également la pratiquer conjointement avec la ligamentopxie intrapariétale, mais il paraît alors préférable d’utiliser l’incision de Pfannenstiel qui donne un jour beaucoup plus grand sur la région inguinale.

Certains chirurgiens recommandent l’oblitération du cul-de-sac de Douglas lorsque celui-ci est anormalement profond.

La technique en a été parfaitement réglée par Marion. Un point en bourse faufilé près du fond du eul-de-sac de Douglas, accole face antérieure du rectum et face postérieure du vagin et solidarise les deux faces latérlales du cul-de-sac à un repli séreux ; lorsque la bourse est complète, les deux chefs sont noués et, en remontant, on crée des bourses de plus en plus larges par suite de l’évasement du cul-de-sac.

Cette occlusion du Douglas par étages peut être utilement complétée par l’adossement et la solhidarisation des deux ligaments utéro-sacrés qui constituent un des meilleurs moyens de fixation de l’utérus.

La résection du nerf présacré a pu parfois être pratiquée ; nous ne croyons pas que les indications de cette résection soient actuellement encore bien définies et qu’il y ait lieu, à moins d'indications d'espèce évidentes d’ajouter à la ligamentopexie intra-pariétale, telle que nous allons l’étudier des opérations ou des temps complémentaires qui lui enlèseraient son principal mérite d’être une opération simple, bien réglée, d'exécution rapide et de très grande inocuité.

Les opérations plastiques pratiquées sur les trompes

sont indiquées dans certains cas rares d’oblitérations tu-

PE

baires évidentes ou de fermeture du pavillon tubaire, de même que la libération et le redressement d’une trompe plicaturée ou coudée.

Toutefois, l’appendicectomie systématique nous paraît très recommandable ; elle sera pratiquée naturellement avant la ligamentopexie et ici, plus qu'ailleurs, il est néces-

saire d’enfouir le moignon appendiculaire,

Page 1