‹ Du Choix du Meilleur Procédé d'Hystéropexie MédiateChapitre 16 sur 34 · L. Saint-Pierre · texte numérisé non relu

L. Saint-Pierre

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bile peut être accroché avec le doigt et rejeté en avant ; une crète médiane, décrite par Meckel, puis par Le Dentu, permet de repérer la face postérieure de l'utérus.

Le syndrome qui amène la malade au chirurgien est toujours identique dans ses grandes lignes ; ce sont des douleurs sacrées, réflexes, occasionnées par le déplacement utérin : Douleurs lombaires, coccygiennes ou des membres inférieurs, simulant une sciatique, exagérées par la station verticale et la fatigue ; il faut d’ailleurs pratiquer un examen de la malade nue, et presque toujours, elle montre non pas la région lombaire, mais la région sacrée.

Notre maître, M. Küss, insiste longuement dans son enseignement au lit de la malade, sur les deux modifications importantes que présentent les règles qui sont à la fois retardées et douloureuses. L’évacuation sanguine est en effet gênée par la flexion utérine, ce qui explique le retard de quelques jours que présentent souvent ces malades, ainsi que les coliques précédant les règles ; puis des contractions plus fortes entraînent le flux menstruel et la malade est soulagée, mais fréquement, au cours des mêmes règles, une nouvelle rétention se produit et le même cyele douloureux recommence. Il n’est pas rare non plus de voir ces malades rechercher des positions diverses, sur le ventre ou à genoux, qui les soulagent et semblent favoriser l’issue des règles.

En même temps s’associent des troubles sympathiques, plus où moins complexes : migraine, asthénie, mélancolie, irritabilité et insomnie. D’autres malades accusent de l’amaigrissement, des alternatives de diarrhée et de consti-

pation avec entérite simple ou muco-membraneuse.

Au toucher vaginal, on trouve un gros corps métritique, basculé en arrière, sensible sinon douloureux, soit mobile, surtout s’il s’agit d’un défaut d’involution utérine puerpérale, soit fixe surtout dans les infections post-abortum ou salpingiennes.

D'autre fois, on est en présence d’une femme plus âgée, et, à la rétro-flexion s’associe un prolpasus, généralement lié à une déchirure périnéale ancienne, non suturée ou mal suturée.

En dehors de ce syndrome, il existe des indications très précises à opérer une rétroflexion utérine. C’est ainsi que la stérilité persistante ou l’avortement à répétition sont justiciables d’une ligamentopexie.

La pyélonéphrite comme le démontre une de nos observations (Obs. ITT) peut être guérie par une fixation qui en supprime la cause : la constipation.

En résumé, les indications de la ligamentopexie sont multiples. Elles doivent répondre à des nécessités statiques, thérapeutiques et obstétricales. Elle est :indiquée chez la femme jeune et à la ménopause ; quand à l’hystéropexie directe, elle ne vit que des contre-indications de la ligamentopexie : âge avancé, post-obstétrical, ténuité des ligaments ronds, et elle devra toujours céder le pas au procédé

de Doléris.

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