I. — Doléris, 1* manière (31 janvier
Il fait l’objet des observations [, [IT et V de la thèse de Fumey. |
À linclusion pariétale et médiane des ligaments ronds est associée :
Soit l’hystéropexie directe (Obs. I, p. 57) ;
Soit l'inclusion pariétale des trompes (id.) :
Soit l’inclusion des pédicules annexiels après salpingo-ovariectomie bilatérale (Obs. III, p. 58 et V, p. 60).
[IT — Doléris, 2 manière (12 décembre 1892).
[l'est exposé dans la thèse de Fumey (p. 52) et fait l’objet d’un certain nombre d’observations VI (p.61), VII (p.62), VIT (p. 63), XII (p. 71).
de
I est repris par Hivet et Ferry dans leurs thèses respectives (1901, p. 30 et 1906, p. 23).
1% temps : Ouverture de l’abdomen.
Après sondage vésical, l’abdomen est ouvert sur la ligne médiane sur huit centimètres de longueur. L’incision re-
monte de la partie moyenne du pubis vers l’ombilic.
2 temps. Reconnaissance et libération de l’utérus.
Index et médius sont glissés dans le cul-de-sac de Douglas, le fond utérin est reconnu, libéré de ses adh re:ces, s’il y a lieu, et l’utérus saisi par une pince tire-balle est amené dans la plaie abdominale. Les annexes sont examinées et
traitées s’il y a lieu.
3€ temps : Reconnaissance et saisie des ligaments ronds.
Les ligaments ronds doivent être repérés à quatre ou cinq centimètres de la corne utérine. Là, ils sont assez bien individualisés : plus loin, dans leur partie externe, près de l’origine, leurs fibres sont éparpillées. Après s’être assuré que la trompe plus large et plus postérieure n’est pas amenée avec eux, ils sont saisis et attirés en dehors dans l’angle inférieur de la plaie abdominale. S'il en est besoin on peut
les sectionner ou les reséquer sur une plus ou moins grande
longueur.
4e temps : Fixation des ligaments et fermeture de l'abdomen.
Les ligaments ronds sont fixés dans l’angle inférieur de la plaie aux tissus fibreux pré-pubiens, émanation des tendons
des muscles droits et pyramidaux. Puis le péritoine est
suturé de haut en bas et les ligaments ronds sont compris dans sa suture. Ces derniers sont également repris par la suture musculaire aponévrotique. Enfin, la peau est suturée aux Crins.
« De cette facon, dit Fumey, on a substitué à l’insertion inguino-pubienne des ligaments devenue insuffisante par les tiraillements prolongés qu’elle a subis, une insertion solide, capable de maintenir l’utérus en bonne position. La suture aux tissus fibeux des pubis assure la solidité de cette inclusion. » Durant les deux mois suivants l’inter-
vention, Doléris faisait porter à ses opérées un pessaire
de Hodge, méthode tombée aujourd’hui dans l'oubli.
Il semble que pour cette deuxième manière d'opérer, Doléris se soit inspiré de la technique que Ch. Beck (de New-York) exposa au Congrès de Moscou de 1897 : après reconnaissance des ligaments ronds, chacun d’eux est saisi par une pince. Une incision longitudinale de la séreuse l'isole sur huit centimètres de son revêtement péritonéal. Les lèvres du péritoine sont suturées au-dessous de l’anse et cette dernière, attirée franchement au dehors se trouve au-dessus du plan musculo-aponévrotique et est fixée au
« derme ».
Richelot a apporté à ce procédé de Doléris, 2€ manière quelques modifications.
Au lieu de saisir l'utérus avec une pince traumatisante, il le prend à pleine main. Chaque ligament est saisi avec une
pince au lieu de l’être avec un fil.
te
IT. — Doléris, 3° manière (12 février 1901)
Le Doléris 17€ manière est compliqué ; la 22 manière de procéder est plus simple, mais parfois insuffisante, car l'inclusion pariétale faite en un seul point peut lâcher.
Dans sa 3€ manière de faire, Deléris a pratiqué « les solides et multiples ligatures qui, jointes à la double transfixion des droits, constituent un excellent et solide marcottage, a right layer, comme disent les Anglais » (Küss).
Ce procédé est décrit dans la thèse de Hivet et fait l’objet des observations XXVII (p. 99), XXVIII (p. 100), XXX (p. 101).