RONXBERG, O//. Cit., p
115. Unpartheyische Beurtheiliwg der freymùthigen Betrachtungeri iiber das Edict vom 9. Julius 1788. die Religionsverfassung der prenssiscuen Staaten betreffend. Berlin, 1789. Bei Heinrich .\ugust Rottmarin Koniglichem Hofbuchhàndler, p. 4.
117. D. J. KùPPEN. Das Recht der Fursten, die Beligionslehrer ouf ein feststehendes Symbol zu verpflichten. Leipzig, 1789, p. 177.
l'étatisme, ou la discipline ex face de la vérité 219
Mais la religion, sitôt qu'elle influe sur les rapports sociaux, devient « affaire d'Etat » i^^. — Une gazette de Gottingen approuve Roiniberg dont l'ouvrage, dit-elle, se distingue par sa profondeur autant que par son excellente intention. Il convient de séparer nettement « l'enseignement public, qui s'adresse au peuple, et les recherclies savantes ». Tant que les Livres symboliques seront maintenus, l'enseignement n'a pas le droit de s'y opposer : mais d'autre part l'esprit de libre recherche, « s'il reste dans les limites opportunes », garde sa pleine indépendance i^^. Cet article, publié dans l'organe de la « Société des sciences », nous montre ce Journal soucieux des nécessités gouvernementales. — Arrêtons-nous au cas d'un autre apologiste de l'édit, Semler, que nous connaissions déjà comme libre-penseur, et qui se montre l'un des plus fermes soutiens de l'Etatisme. Il avait déjà déclaré que l'indépendance intellectuelle n'engageait nullement l'attitude pratique. La croyance, en elle-même, peut rester dégagée de tout appareil dogmatique ; mais « dans une société humaine », autre chose s'y ajoute, qui est « accidentel, immoral et inévitable » i-^. Ce particularisme local, « imnïbral » mais nécessaire, est une institution dont les pasteurs doivent se pénétrer et pénétrer les esprits. En public ils la garderont intacte, « avec la joie d'une conscience assurée ». Elle réfrène un séparatisme dangereux : si par exemple « dix, vingt, cinquante mécontents dans une ville préfèrent pour eux-mêmes le Jiatiwah.'^îne