D. J. KOPPEN, op. cit., p
119. Gôttingische Anzeigen von Gelehrten Sachen unter der Aufsicht der Konigl. Gesellschaft der Wissenschaften, 148. Stuck, den 14. September 1789, p. 1483.
120. D. Joh. Sal. Semler, Magazin {iir die Religion, i. Theil. Halle, 1780. Vorrede.
OU le cliristianisme primitif; ils en sont parfaitement libres. Mais s'ils se dressent pour l'attaque contre les droits les plus solennels du culte chrétien dans l'Etat lui-même, alors ils commettent une injustice d^'^^. jS^'est-ce pas à dire que la liberté de pensée, permise à l'individu, doit au dehors se voiler sous le dogme ofticiel ? Le système du « double enseignement » fut en tous siècles la preuve de l'habileté du maître : la même leçon ne convient pas aux incapables et aux chrétiens « exercés » ^'^^. L'enseignement public est l'objet d'une « théologie particulière », qui « est en rapport immédiat avec la société extérieure ». Celle-ci associe au but principal du christianisme certaines fins accessoires, qui « sont inévitables, indispensables, aussi vrai que la société civile elle-même ne peut être séparée de l'organisation ecclésiastique 1^3 », Ici, quelle que soit la secrète conviction, la règle s'impose. Vous dites qu'à votre avis il est indifférent de prouver la morale du Christ par des arguments tirés « simplement de la Bible, ou simplement de la nature, ou des deux ensemble » ; mais « ce juge- Tnent personnel ne doit ni ne peut influer sur Vattitude publique d'un éducateur ; dans ses fonctions, il n'est pas indépendant^^..: » Semler commande avec autorité une discipline réaliste : « C'est un singulier orgueil, que celui d'un instructeur qui veut ùitervertir de son propre chef tout le rapport de dépendance oii il se trouve, en sa qualité d'instructeur institué par des supérieurs... Du moins j'ai