‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 103 sur 210 · RÔXXBERG, Op. Cit., p · texte numérisé non relu

RÔXXBERG, Op. Cit., p

Balirclt, poursuivi pour son « naturalisme » subversif, avait quelque raison d'être averti, et de considérer en réaliste cette réaliste réaction : les périphrases ne sont pas de mise, et les prétextes mentent ; il ne s'agit point de volonté du peuple ou de droits de l'Eglise ; Rônnberg plaisante ! Bahrdt lui donne une leçon : « Tout écrivain qui a les idées en ordre, qui pense convenablement et aperçoit son sujet en pleine lumière, aurait dit tout net : nous entendons par Symboles des écrite qui furent composés dans telle et telle intention et sont utilisés mai)itcnant, dans nos Etats, avec telle et telle intention, ou sont doués de telle et telle valeur légale. Voilà qui serait clair et intelligible — et vrai ^^9 ». « Vous auriez dû premièrement distinguer l'Eglise au sens apostolique — de l'Eglise au sens Etatiste, et par suite cherclier l'essence de l'Eglise dans une association qui a pour but des dogmes et un culte publics, diaprés la norme des Livres symboliqves, privilégiée par l'Etat. » Un dogmatisme ainsi réglé doit être autorisé par le gouvernement, et recevoir force de loi; en sorte que « tous les membres de l'Etat qui ne témoigneront pas à cette norme respect et iidcle attacheiwvt , n'auiont plus aucune part aux droits et avantages des citoyens de l'Etat ^^^ j. En efî'et le principe est net et brutal : « A^ous et les admirateurs de votre parti, vous n'êtes capables que d'une chose : la contrainte civile i^i. » Ailleurs Balirdt, en son amère satire 1^2^ prête au 0 pasteur Blumentbal » un comique aveu : Que nous importe l'humanité? « Nous, prêtres et souverains, devons

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