‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 105 sur 210 · Bahrdt, Das neUQiomediht..., op. cit., p · texte numérisé non relu

Bahrdt, Das neUQiomediht..., op. cit., p

139. Kant, Beantwortung der Frage : Was ist Aufklarung ? (Berlinische Monatsschrift, 4. Bd. Berlin, 1784, Dezember, p. 484-485).

opinion, « est anssi peu quelque chose d'injuste, qu'il est injuste qu'une autorité congédie un emploj-é — militaire ou civil — qui ne fait pas ce qui lui a été ordonné et ce qu'il s'est lui-même engagé à faire, — mais qui fait précisément le contraire ^^'- ».

La dissimulation par intérêt d'Etat, en matière de vérités d'enseignement, ne serait-elle qu'hypocrisie misérable? ^^^ Preuve de « conscience », au contraire ! Et Rônnberg, rappelons-le, énonce hautement : si l'on « doit enseigner contre sa conviction », a celui qui le fait, n'est-il pas un hypocrite? — Je réponds : le vrai philosophe de la vie ne raffine point, là oii la loi... exige soumission. Il obéit, et prouve ainsi qu'il mérite ce nom vénérable, en faisant ce que ses fonctions exigent. Donc, pense pour toi ce que tu tiens pour vrai : mais ne trouble pas le peuple par tes doctrines... Tu agis alors selon ton devoir de citoyen de l'Etat... Et tu demeures, quand bien même tu enseignes contre ta conviction, néanmoins un honnête homme: puisque » — et r 0 attendu » est joli — « en des sujets sur lesquels tu ne penses point de même façon que tu l'exposes, tu dis franchement, avec une loyale ingénuité, que cela, que tu as exposé, est conforme au dogme protestant. Si tu fais ainsi, alors tu sentiras ton esprit d'autant moins incommodé, que tu auras en outre, dans toute sa plénitude, la conscience de ton devoir envers les lois, quand tu parles en public, comme citoyen de l'Etat et comme éducateur du peuple, tant que tu demeures éducateur du peuple et citoyen de l'Etat 1^^. »... Ainsi la duplicité devient pour le fonctionnaire devoir de o conscience ».

142. Apologie des Konigl. preussischen Religions-Edicts. Frankf. am Mayn, in der Hermannischen Euchhdlg., 1788, p. 87-88.

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