‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 112 sur 210 · Id., p · texte numérisé non relu

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poser ses désirs. L'Histoire, dira Kant ^^, « est quelque cliose de tout h fait indifférent en soi, et l'on peut la tenir pour ce qu'on voudra »; à la tt Eaison » ^3 seule il appartient de décréter la divinité de la Bible. — Ainsi l'on dénonce une faillite de la connaissance, mais celle-ci se réveille à l'appel de la volonté. Ce processus intellectuel est nettement exposé par Ficlite. Comment savoir si un miracle fut ou ne fut pas ? « Il n'est absolument pas possible d'en recevoir l'idée a i)osteriori par le phénomène donné ». Mais cette idée elle-même « est là, a priori » : c'est donc à la « raison » de décider « si le phénomène donné concorde ou ne concorde pas avec la notion qu'elle en a ». Elle attend si peu sa loi de cette expérience, « que c'est elle plutôt qui la lui prescrit ^^ ». De la sorte, a priori, l'idée de Iiévélation « attend un effet surnaturel dans le monde sensible » : cet effet est- il possible ? — Or cette possibilité, répond Fichte, « est le premier postulat, que la raison pratique fait a priori ^•> ».

L'argument « pratique »,

Xous voyons donc un nouvel ordre de preuve qui rétablit le miracle en histoire, en dépit de l'histoire : la a Raison », ici, consiste à rendre la connaissance inutile... Xotons que pour cet office elle a changé de nom : on l'appelle maintenant « Raison pratique », par opposition à l'ancienne, qui n'est que

1-2. Kant, Die nelifjion innerhalb dcr Grenzen der blossen Vernvnft.. — Kant's gesammelte Schriften. Hrsgg. von der Konigl. Preuss. Akademie der Wissenschaften, 1. Abt., 6. Bd., p. 110-111.

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