‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 114 sur 210 · Id , p. U · texte numérisé non relu

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fidcle de la volonté protestante, qui de même, sentant se dérober le fondement historique des croyances, la Eévélation, en retient du moins l'opportunité présente, ou, comme dit Kant, « l'action de son contenu sur la moralité du peuple » ?

La Religion rénovée.

Maintenant signalons l'ampleur du problème religieux, tel qu'il se posait à l'époque. Avec les miracles, c'était l'au-delà tout entier qui s'évanouissait devant les « lumières » du siècle. Aussi est-ce bien la religion tout entière — ou son mirage — que la pbilosopliie allemande restaure pour la pratique.

Grâce à la Raison « pratique », disait déjà Kant 23^ la possibilité « qui n'était auparavant que problème, devient ici assertion ». X'est-ce pas à dire que cette affirmation, sans être une vérité, devient une ff vérité » ? Ainsi le postulat de l'existence de Dieu, cette supposition qui, aux yeux de la raison « théorique » , n'est qu'une « liypotlièse », par contre, lorsqu'il s'agit de rendre intelligible un besoin pratique, devient « croyance de la raison pure^^ ». En ce sens, la raison « pratique » a la « primauté », c'est-à-dire que tout autre intérêt est subordonné à son « Intérêt » -">. Or, trois choses sont pratiquement nécessaires : le Libre arbitre, l'existence de Dieu et l'Immortalité de l'âme '^^. Kant postule leur réalité...

23. Kant, Kritih der prahtischen Vernunft. 17S8. — Kant, éd. cit., I. Abt., 5. Bd. Préface de la « Kritik... », p. 5.

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