‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 115 sur 210 · Id., p · texte numérisé non relu

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26. A cette triple condition se trouvent réhabilitées la notion de responsabilité, la notion d'un Souverain juge, et l'idée des peines et récompenses dans une autre vie.

Ainsi, comme le fait observer Snell ^7 en 1793, les vérités essentielles de l'ancierine croyance : Dieu et sa providence, et la vie future, — assertions qui sont unies à la moralité — , sont renforcées par le nouveau système, bien loin qu'il les ait réduites à néant. Nous avons montré, dit Snell ^, que les preuves qu'on a données jusqu'ici de l'existence de Dieu n'apportaient point cette pleine certitude : donc « il faut se réjouir, lorsqu'on trouve dans le champ de la raison pratique de nouveaux motifs » capables de remplacer « le manque de démonstrations théoriques irréfragables ». — Qu'importe si la religion échappe directement à la preuve : ne se démontre-t-elle point par la nécessité même d'une Morale ? L'idée d'un au-delà découle de l'idée du devoir. Ici-bas, dit Ludwig Jakob ^^, le bien n'est pas récompensé; donc, si je veux mettre d'accord la vertu et le bonheur, « je dois penser qu'il y a un autre état » où cet accord est réel. — « Si je fais ce que je dois, que puis- je espérer » ? inten-oge le philosophe Tilemann^O; et, à son avis, le « Pratique » suggère la réponse à la question théorique. — Au doute est substituée l'affirmation ; elle remédie ^i à ce « plat et immoral scepticisme », qui gagne trop aisément la foule, et « peut alors causer les plus grands ravages dans la vie sociale ». Car la croyance donne aux hommes des oblig-ations morales : tandis

27. J. p. L. Snell, Critih der Vollisvioral fur Prediger, nach Kantischen Grundsdtzen bearbeitet. FranUfurt und Leipzig, 1793, p. 270-271.

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