‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 117 sur 210 · Stàudlin. op. cit.. p · texte numérisé non relu

Stàudlin. op. cit.. p

2 iO DU CHRISTIANISME AU GERMANISME

c'est-à-dire », écrit Kant^, à « la connaissance de tous les devoirs en tant que commandements divins ». Elle satisfaisait au désir énoncé entre autres par Steinbart 35 au milieu de la crise sociale : il faut que toutes les prescriptions morales soient représentées comme des lois divines, afin d'en recevoir « une autorité supérieure », telle qu'on n'ose point s'y soustraire... Plus précisément encore, le philosophe Schmid ^g écrivait en 1788 : « Etant donnée, en particulier, la situation actuelle des sciences morales, qui est extrêmement préjudiciable aux mœurs elles-mêmes, une critique de ces sciences est d'une nécessité urgente pour notre époque ». Aussi ce « criticisme », qui répondait au besoin du temps, fut-il adopté, après une défiance première, lorsque ses avantages apparurent. Nicolaï signalera ^'', en 1796, les nombreux « pasteurs criticistes » dont les sermons s'inspirent « des principes de la liaison pratique hantienjie ». Déjà Nosselt 3«, professeur de théologie à Halle, écrivait : « Lorsque le goût public est tourné plutôt vers l'amour du Pratique, dans la religion aussi; lorsque le danger du scepticisme développe, chez ceux qui savent apprécier partout l'influence considérable de la croj-ance, la propension à adopter la nouvelle découverte, qui autrement leur semblait scabreuse, à l'adopter pour cette raison, qu'elle dissipe les doutes et affermit l'honneur de la religion ; lorsque, par suite, on est

34. Kant, Kritik der praMlschen Vernunft..., éd. cit., 1. Abt., 5. Bd., p. 129.

35. Steinb.\rt, System der reinen philosophie..., op. cit., p. 71.

36. G. C. E. SCHMID, Critik der reinen Vernunft im Grundrisse, 2. verb. Aun. Jena, 1788, p. 167.

37. Fr. NicoLAi, Beschreibiing einer Reise durch Deutschland und die Schweiz, il. Ed. BerUn und Stettin, 1796, p. 212.

38. Joh. August NôssELT, Anweisung zur Bildung angehender Theoiogen, 2. Bd.. 2, verm. und verb. Auflage. Halle, 1791, p. 239.

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