‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 121 sur 210 · Cf. ci-dessus, chap. VI · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus, chap. VI

Majesté royale ». Le philosophe ajouta en note, plus tard : a Cette expression aussi, je l'ai choisie prudemment, afin de ne point renoncer, en ce procès de religion, à la liberté de mon jug-ement pour toujours, mais seulement aussi longtemps que vSa Majesté serait en vie ^^ »...

La satisfaction du Philosophe : la Religion de sa « Raison ».

Le Philosophe ne recherche la liberté que pour le domaine id)ilosophique, c'est-à-dire pour sa propre conscience. Quant à la religion du peuple, loin de la libérer de ses illusions indispensables, ne donnaitil pas, au contraire, une raison nouvelle et plus forte de la soutenir : la nécessité de la discipline morale^^p Donc la religion « pratique » de quelques-uns — comme nous le disions plus haut — - renforçait la religion « théorique » qu'on destinait à tous. Kant réprouve les « énergumènes » qui menacent l'ordre établi 63. w insiste sur l'utilité du dogme, de la croj-ance en la Eévélation ; le gouvernement, dit-il, aurait tort de s'abandonner à une coupable indulgence, de négliger ou de confier « à des mains frivoles » cette institution qui assure « l'ordre et la

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