‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 125 sur 210 · Id., p · texte numérisé non relu

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l^i. Hegel, Glanben und Wissen... (paru d'abord en 1802). — G. W. Fr. Hegel's Werhe. Vollstândige Ausgabe durch einen Verein von Freunden des Verewigten, l, Bd. Berlin, 1832, p. 8.

lois morales « sont formelles et commandent sans condition, sans avoir égard à des fins qui sont la matière du vouloir y>'^^\ — mais, d'autre part, « l'entière adaptation de la volonté à la loi morale », la « sainteté » , est « une perfection dont aucun être raisonnable, dans le monde des sens, n'est capable en aucun moment de son existence "^^ ». Il n'est pas possible qu'une créature raisonnable parvienne jamais a à pratiquer toutes les lois morales de son plein gré » : « ce degré de moralité n'est jamais accessible à aucune créature » ; elle « ne peut jamais être complètement libre de désirs et d'inclinations » "'"'. — Aussi la philosophie « pratique » qui n'admet eu pure morale aucun autre motif que l'idée même de la loi, se prêtera néanmoins aux perpétuelles exigences d'une sensibilité toujours liumaine. On rejette hautement le principe de l'intérêt, mais il demeure comme un indispensable accessoire.

Ceci conduit à une distinction spécieuse : la loi n'a-t-elle pas une a matière » et une « forme » ? Faisons abstraction de la première — le motif du désir; alors nous ne retiendrons que la forme, qui n'admet point l'intérêt... « Si l'on abstrait d'une loi toute matière, c'est-à-dire tout objet de la volonté, en tant que motif déterminant, il ne reste rien, que la simple forme de la loi ». Ce n'est, en vérité, qu'une fiction, puisque la pure adaptation au Bien, la 0 sainteté » parfaite, n'est point humaine : a l'homme est un être fait de besoins, en tant qu'il appartient au monde des sens, et à cet égard sa raison a reçu de la sensibilité l'irrécusable mission

75. Kaxt, Kritlk der Urtheilskraft, 1790. — Kant, éd. cit., 1. Abt., 5. Bd., p. 451.

76. KAXT, Kritih der praktischen Vernunft, 1788. — Kant, id , p. 122.

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