Schiller op. cit. Die Gotter Griechtnlands, p
28 i DU CHRISTIANISME AU GERT.IANISME
Sa voix nous pénétrait le cœur... Son sourire sans fin était de la gravité, et sa présence nous causait un bien-être étrange ^ ». C'est de même à Saïs en Egypte — rendez-vous d'initiés — que Schiller envoyait un imaginaire héros, un « jeune homme », désireux d'apprendre a des Prêtres la secrète sagesse ^ ». Jeunesse, jeunesse ! Dans a le combat avec le Dragon », le vainqueur est un jeune homme ^6; ailleurs, dans une autre « Ballade » de Schiller, le « pieux » Eridolin, presque un enfant, échappe au péril ^~ ; et le « Plongeur » qui jette le défi au gouffre de l'Océan est a un écuyer, doux et hardi... jouvenceau superbe ^^ ».
Mais dans cette littérature allemande, l'âge d'or évoqué n'a pas seulement pour théâtre les fabuleux pays d'Orient, l'antiquité, l'humanité des premiers temps ; plus volontiers encore on se reporte au passé de l'Allemagne, à quelque idéal d'existence pieuse et pure, que le Moyen- Age aurait connu. L'espoir nouveau est une évocation de jadis, une réminiscence, une « Xostalgie » romantique. « En ces temps antérieurs », la religion était aux hommes « une recette merveilleuse, où ils pouvaient dissoudre toutes les choses du monde ; elle répandait pour eux une douce lumière, uniforme, harmonieuse, sur toutes les complexes vicissitudes de leur existence... Pourquoi as-tu permis que le monde dégénère, Ciel souverainement bon ?» La vie simple et vertueuse qui sert ici d'exemple est celle des « ancêtres allemands », « dans les siècles de