‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 147 sur 210 · NovALis. op. Cit. Die Lehrlinge zu Sais, p · texte numérisé non relu

NovALis. op. Cit. Die Lehrlinge zu Sais, p

55. Schiller, op. cit. Bas verschleierte Bild zu Sais, p. 222.

A LA RECHERCHE d'uN IDÉALISME 285

jadis » ^^. Ainsi le Romantisme allemand, dans sa « nostalgie » du passé, s'arrête long^uement au passé de l'Allemagne. — TJne franc-maçonnerie humanitaire apparaît à Xovalis, comme le symbole de ces temps bienheureux; son idéal rénové apporterait aux hommes la liberté. De même le pieux compagnonnage imaginé par Tieck et Wackenroder serait le type d'une existence fraternelle, dans un monde plus pur et rajeuni. Mais ne rappelle-t-il pas surtout le songe séculaire du protestantisme, cette universelle religion des âmes, dont les mystiques d'Allemagne furent épris sans cesse, par-delà l'attristante brutalité des choses ^ ?

Aussi le nouvel âge d'or sera Romantisme.

La « liberté » qu'ils prêchent, ce retour ji d'idéales vertus naturelles, n'est qu'un rajeunissement de leur propre existence, un retour en soi-même. Il s'agit moins de la vision d'un monde agrandi que du songe de quelque sentiment « intérieur ». Sentiment! « Ce sens céleste, le plus naturel de tous les sens, l'homme le connaît peu : par le sentiment, l'ancien temps rêvé reviendrait... » Xous dévions vers le mysticisme : « La pensée n'est qu'un songe du sentiment engourdi, une vie terne, affaiblie ^i ». — Déjà Klopstock et les Idylliques prêchaient les vertus de l'âge d'or, la Liberté, l'Amitié; mais avec quel mysticisme, enclin à l'idéal de quelque com-

59. TiECK und Wackenroder, hrsgg. von Minor. Berlin und Stuttgart. — Phantasieen ùber die Kvnst... hrsgg. von L. Tieck. Hamburg, 1799. (Deutsche Xational-Litteratur, hregg. von J. Kùrschner), p. 6-7.

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