Cf. ci-dessous, chap. IX
69. NovALis, Materialien zur Encyclopàdie ^1798-1799).— Novalis, SchriUen, Neuausgabe von E. Heilboru, 2. Theil, 1901. Berlin. p. 491.
Nous reconnaissons le tlième de la « religion naturelle ». L'Allemagne mystique le conçoit mysti(iuement. L'Lomme, dit-on, est le « Messie de la nature » "^^ ; infidèle à ce destin, en même temps qu'il déchut de l'Eden primitif, il doit retrouver sa mission, avec le bonheur. — D'abord, c'est de l'Histoire — la source intarissable des visions religieuses du siècle — que les théoriciens, ici encore, se réclament. Herder voit dans l'antique Orient une mentalité qui sympathise « avec toute la création animée ». Dans un « drame indou, traduit par Georges Forster en 1791 », les animaux et les plantes se mêlent à la tristesse de l'héroïne Sakontala. Or, dit Herder, ce a sentiment de sympathie avec les animaux et les plantes » est commun à tous les peuples qui vivent avec la nature : Mongols, Tartares, Finnois, habitants du Kamtchatka '^i. Mais n'est-ce pas l'indice d'une mission divine que l'homme aurait reçue ? Adam, au paradis terrestre, fut chargé par Dieu de la domination sur les animaux. Maintenant encore, ils nous restent subordonnés : combien mieux autrefoi'^, alors que la pensée humaine était toujours excellente et pureî Elle résidait aussi profondément dans la volonté subalterne, dans la nature de l'animal employé par l'homme, que dans la volonté de celui-ci qui lui commandait. Et ce n'était point l'eiïet d'un miracle, d'une magie : simplement, ainsi le voulait « la nature de la chose, l'harmonie, l'accord des âmes et des besoins dans l'homme et les animaux » '^2. On a