NOVALIS, id
71. Herder, Zcrstreute Blàttcr, 6. Sammlung, 1797. — Herder, hrsgg. von B. Suphan, XVI. Ed., p. 359-362.
72. Herder, Aelteste T'rhunde des Menschengeschlechts..., 2. Ed., welcher den 4. Theil enthàlt. Riga. 1776. — Herder, éd. cit.. VII. Ed., p. 38-39.
A LA RECHERCHE d'uN IDÉALISME 291
déchu de cet état d'innocence paradisiaque ; le ff commun sensorium » qui unissait tous les êtres s'est perdu '^^. Mais au début des temps, ils se comprenaient; l'homme était le monarque du règne animal '^^... Dès lors !N"ovalis, rêvant — comme Herder d'ailleurs — d'un nouvel âge d'or et d'un réveil de génie, proclamera que l'homme, « favori de la nature », doit retrouver la « plénitude des jouissances » et que sa vie ne sera qu' « une chaîne de voluptés, et sa religion le ^Naturalisme véritable, authentique '^ ».
Dans ces esprits spéculatifs et métaphysiciens, où toutes les fantaisies intellectuelles sont mises en théorie, les visions religieuses de l'époque sur la vie humaine au sein de la nature et au cours de l'histoire prennent forme de philosophie. Tel fut le sort d'une idée qui se rattache également aux études historiques du siècle. Avec De La Nauze et quelques autres, avec l'Anglais Eobert Lowth. fort connu en Allemagne pour son livre « sur la Poésie sacrée des Hébreux », on s'était plu à considérer l'ensemble des religions comme un ensemble de rêves humains au sein de la nature. On s'accoutumait à voir dans la Bible, notamment, un phénomène de l'histoire intellectuelle, un des aspects de l'imagination littéraire à travers les âges. En y mêlant son mysticisme, l'Allemagne reprit cette idée et l'amplifia. La Poésie, dit Herder '''6, est la langue maternelle