Id., p. 41 et note i
75. NovALis, Schriften. Neuausgabe von E. Heilborn, 2. Theil, 1901. Berlin. — Fragmente (melst naturwlssenschaftliclien Inhalts), p. 242.
76. Herder, cf. déjà : Von Entstehimg und Fortpflanzîing der ersten Religionsbegriffe, 1768.
de rhumanité ; et le premier théâtre de son éducation est un jardin, le jardin de Dieu. Les Orientaux mêlent à leurs légendes des arbres et des fontaines, ils entendent le langage des oiseaux ; et la pierre plîilosopliale n'est autre, à leurs yeux, que la nature vivante '^. Ainsi parle Herder, précurseur des romantiques, mais lui-même précédé par d'autres historiens.
Il célèbre une « poésie de nature » '^^ qu'il retrouve dans les mythes anciens. L'homme animé au sein de l'univers par une divine inspiration éparse en tous lieux, — cette religion naturelle que les Apologistes ont chantée''^ — , c'est toujours le thème des théoriciens du XYIIP siècle, de ses idéalistes, qu'ils s'appellent Rousseau ou Herder, francs-maçons ou romantiques. Et tous ont les yeux tournés vers un état de nature, mystérieux et lointain, que l'Histoire a fait surgir comme un monde inconnu et merveilleux.
L'Allemagne se prête à un renouveau d'Occultisme.
Si les croyances humaines s'appellent une immense poésie au milieu des choses, n'est-ce pas à dire que l'homme participe religieusement à l'univers, par la vertu d'un sens intérieur ? Telle est, pour des mystiques, la conclusion de l'Histoire religieuse. Herder met déjà l'homme, symboliquement, au centre du monde. Il se rencontre avec l'Occultisme, dont le réveil à cette époque est prodigieux.