Cf. ci-dessus, cliap. VII
91. Das vrotestantische Freymaurerhlerikat. Aus den eigenen Schriften und ungedruckten Papieren desselben gezogen. Mit Protokollen. 1788, p. 44.
A LA RECHERCHE d'uN IDÉALISME 297
tlièque allemande universelle » ^^. Xous l'avons vu^^: il s'agissait de dénoncer une grande conjuration contre l'Eglise évangélique. Lavater était soupçonné pour sa liaison avec a un vénérable théologien catholique » ; Stark était membre d'un Jésuitisme secret. Les protestants voyaient s'avancer une armée. du mal, ils reconnaissaient la « conjuration des enfants des ténèbres contre les enfants de la lumière, s'étendant sur toute l'Europe au moyen de sociétés secrètes ^^ ».
Cette liantise était développée par la terreur qu'entretenaient les agitations politiques de l'époque, les menées de la Maçonnerie et plutôt encore une atmosphère d'illusions mystiques. Kant oppose également, en face d'un peuple de Dieu, l'idée d'une a bande » animée par le mauvais Principe ^^. Il allègue le tempérament commun, a tel qu'on le connaît par expérience », il y dénonce un mal a radical et inné », qu'on ne saurait anéantir, mais qu'il faut dominer ^6. Seulement, en une vision mj'stique, apparaît « le triomphe du bon princij)e sur le mauvais et la, fondation d'un royaume de Dieu sur terre ^^ ». C'était toujours l'idéal protestant, la communauté intérieure évoquée comme un Etat futur qui a reçu sa charte impérieuse : « la notion d'une communauté morale est la notion d'un peuple de Dieu sous des lois morales^ ». Ainsi
92. Friedr. Hnr. Jacobi, Einige Betrachtungen iiber den frommen Betrug nnd ûber eine Vemvnft icelche nicht die Vernunft ist, 1788. — Jacobi- Werke, 2. Bd. Leipzig, bei G. Fleischer d. Jiing., 1815, p. 457.