Cf. ci-dessus, chap. IV
102. Joh. Wilh. Reche, Nener Versuch iiber die Grunzen der Aufhldrutuj. Dus.seldorf, 1789, p. 88-89 et 98,
A LA RECHERCHE d'uN IDÉALISME 299
coagTilum populorum ^^^ » • T Allemagne garde pour son profit la « vertu chrétienne », tandis que la France est animée d'un « principe religieux négatif ». — Sckelling, de même, dénonce l'utopie optimiste inopportune : « seule une fausse philosopliie peut révoquer en doute les effets d'un esprit qui se réjouit du mal...; un enseignement profond, durable... ne peut se dispenser d'initier ses disciples aux mystères du mal », dont parle l'Apocalypse ^^.
Le Magisme nouveau.
De même la synthèse de l'univers imaginée par la philosophie romantique n'est autre que de l'occultisme. — Avant jS^ovalis, Saint-Martin, célèbre en Allemagne, cherchait la langue universelle et mystérieuse, clef hiéroglyphique de la nature. La « religion naturelle », ici, n'est plus qu'une magie délirante, qui voit toutes choses unies par le lien d'un immense animisme dont l'homme serait le centre et le théurge. Ecoutons Novalis : « Etre un apôtre de la Nature, -— fonction belle et sacrée... Quiconque ressent une intime nostalgie pour la nature, quiconque cherche tout en elle, quiconque est pour ainsi dire un organe sensible de son activité secrète, ne reconnaîtra pour son maître et pour le confident de la Nature, que celui qui parle d'elle avec dévotion et foi, et dont les discours ont cette force indissoluble, cette pénétration merveilleuse,
103. Karl Arton Mastiaux, Versuch ûber das négative Religions- Vrincip der yeufraiiken. Frankf. und Leipzig, 1796, p. 52-53. — Arndt, parlant des Français du XVIIle siècle, écrira : « Ils étaient orgueilleux comme Satan avant sa chute... Ils eurent aussi le sort de Satan et de ses congénères; ils furent précipités dans l'enfer; la Révolution française éclata ». (E. M. Arndt, Geist der Zeit, 2. Theil, 2. verànd. Aufl. London, 1S13. p. 336-337.)