Id., p
riiomme à la vie ambiante, religieusement. Par la philanthropie, o et aussi par la sympathie avec les animaux, et par la sagesse, ou intelligence véritable des moyens de la prospérité universelle ou particulière, nous acquérons la plus grande ressemblance avec Dieu ^^^ ». — Le poète romantique va plus loin ; certain d'un accord mystique avec la Création, il ne fait appel à quelque universelle communion que pour l'animer de sa prophétie. Il est lui-même l'âme de la nature, il le sait, il le veut. Car il a subi l'éducation de la philosophie « pratique » i^^. L'homme au sein des choses est l'annonciateur inspiré ; a le poète demeure éternellement vrai ; il persiste, dans la nature qui circule » ^i^. En lui se concentre une réalité merveilleuse ; le romantique Hôlderlin évoque des hommes participant à la gloire des cieux et de la terre ^^^ : a ne faire qu'un avec tout, c'est l'existence de la divinité, c'est le ciel de l'homme ^^^ ». Mais ce panthéisme se résume en un vouloir dominateur, dont la pliilosophie « pratique » lui donne l'exemple. « L'être raisonnable », écrit Fichte, « doit absolument réagir sur la nature », qui doit être soumise « au covimandement d'une volonté 120 ». D'abord la volonté s'isole, elle se pénètre de sa force; ce n'est qu'une concentration
115. J. B. BASEDOW, Practische Philosophie fiir aile Stande..., 1. Theil, 2. verb. Auflage. Dessau, 1777, p. 99.
116. NovALis, Aus philosophischen Studienheften. — Novalis, Schriften, Neuausgabe von E. Heilborn, 2. Theil, 1901. Berlin, p. 625.