‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 168 sur 210 · Id., p · texte numérisé non relu

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pratique ? Or c'est l'époque où le « Besoin » de rAllemagiie protestante, exprimé par des pliilosoplies ou tliéologiens qu'inspire un nouveau Logos, prophétique mais utilitaire, exige de Dieu une religion et un univers également soumis aux postulats. Kant déjà en 1788, évoquait « le Dieu qui parle », disait-il, « par notre propre Eaison pratique »29. Dieu, créature des postulats, Dieu qui subit, selon Ficlite, leur loi « constitutive », n'est plus différent, dans Sclielling, de la volonté agissante ^o. Un mystique de l'époque, embrassant la Nature et Dieu en quelque orgueilleuse et volontaire synthèse, s'écriait : « Oui, j'agis sur l'Etre des êtres, sur Dieu » 31. Dieu, dira plus tard un pangermaniste, « ne s'offre pas de lui-même, mais il doit être arraché de force au ciel » ^2,

d, L'humanité, providentiellement, s'achemine vers la « Culture ».

A travers l'histoire, et avec le concours de la divinité, c'est l'éducation du genre humain qui se poursuit, depuis l'origine, comme une préparation progressive à l'Idéal du présent.

L'invention était ingénieuse, à ceci près qu'elle n'était pas une invention. L'idée d'évolution s'était fait jour dans le domaine historique, comme une conséquence tirée de la diversité des religions et des mœurs selon les climats et selon les temps ^. Mais

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