‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 170 sur 210 · Cf. chap. I · texte numérisé non relu

Cf. chap. I

35. SAINT JEAN CiiKYSOSTOME. Œuvres Complètes, trad. du grec en franc., par M. l'abbé Joly, t. IV. Paris, Nancy, 1865. — Traité de la Virginité, p. 9u.

des esprits d'ailleurs peu clairs, à une réelle acquisition de l'expérience historique, l'idée d'Evolution, et la déformât. — L'histoire, c'est l'humanité progressivement amenée à la discipline morale qu'on prêche au présent; c'est la franc-maçonnerie humaine, graduellement initiée à quelque bien suprême, que les philosophes éducateurs détiennent comme une céleste lumière, ou comme une « vérité » pour quelques-uns. De la sorte, l'idée d'une préparation nécessaire, d'un symbolisme graduel, est transposée en vision de l'histoire. Aussi Herder et Fichte, qui nous y font arriver, étaient-ils francsmaçons. Dieu devient l'éducateur maçonnique des peuples : se prêtant lui-même, selon les temps, à une sorte de nécessité pédagogique, ne doit-il pas satisfaire, par des Eévélations opportunes, au besoin moral qui réclame de lui, chaque fois, une législation appropriée ^6 ? Mais il n'est d'ailleurs que le docile auxiliaire du philosophe, qui possède le sens de l'Histoire.

L'expérience historique enseignait que l'homme évolue à travers la nature. Déformant cette idée pour y insinuer leur mysticisme, des théoriciens entendent que l'éducation morale qu'ils conçoivent, est le sens de l'évolution naturelle. Schmidt, auteur d'une « Histoire de la conscience » ^'^, en 1772, voit les êtres éduqués, « améliorés » pour ainsi dire, par les représentations des sens' : ainsi, de l'animal sortira l'homme et sa Culture. — D'après Salzmann, la destination de l'homme est de devenir parfaites. —

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