Cf. Ci-dessus
37. M. J. Schmidt, Die Geschichte des SeWstoefuhls. Frankfurt und Leipzig, 1772.
38. Ist's recht iiber die helmlichen Sûndea der Jugtnd ôffentUch zu schreiben? Beantwortet durch C. G. Salzmann. Schnepfenthal,
Dieu, d'après Semler en 1780, a certainement, dans son plan de l'univers, préparé par degrés le progrès moral de notre espèce ^9. La Nature elle-même — s'il faut en croire les prophètes de l'éducation « pratique » — , serait d'accord avec ce plan d'initiation progressive. On écrit en 1781 : « Il ne semble pas avoir été dans l'intention de la Nature, que l'homme fût parfait dès l'origine, puisqu'elle a mis en une étroite association les diverses étapes de la perfection que les espèces successives atteignent peu à peu » ^0. Donc la Nature, comme une âme bénévole ou une volonté providentielle, aurait eu « l'intention » de n'initier l'homme que peu à peu. Nous avons même vu que le surnaturel, suivant le nouveau système théologique, fait partie de l'évolution naturelle ^'L Dôderlein dit que « toute Révélation est nature ». Or la nature n'a-t-elle pas pour sens l'éducation du genre humain ? a Miracle naturel » veut donc dire : manifestation providentiellement utile à l'homme. — La Révélation chrétienne n'est qu'une étape de cette providence immanente, au service du besoin d'un temps. De la sorte les religions, événements de l'histoire, deviennent les symboles d'une préparation tout à la fois habile et fatale, naturelle et mystérieuse, que démêlent quelques théoriciens inspirés. La providence est au service de la « Culture » humaine, c'est-à-dire de la « Raison » du théologien éducateur. Celle-ci ne retrouve-t-elle point en elle-même le sens de l'humanité ? Elle le veut, elle le sait. Tout homme, dira
39. Hrsgg. von J. S. Semler, Mogazin filr die Religion, 1. Theil. Halle, 1780. Préface.
40. Rud. Zach. Becker, Réponse à la question proposée par l'Académie de Rerlin : Est-il utile au peuple d'être trompé... ? Leipzig, 1781, p. 90.