J. C. F. ECK, Versuch... Berlin. 1795, p
58. J. D. MiCHAELis, EinleituiKj in die gottlichen Schriften des Allen Bundes, 1. Th., 1. Abschnitt. Hamburg, 1787, p. 2.
destinée religieuse de riiumanité. N'exprime-t-elle pas l'essence de l'éducation morale, recouverte çà et là d'utiles fictions merveilleuses ? Elle en fut comme Téternel esprit, intérieur aux systèmes, le mystère des « mystères ». Le pliilosoplie Schelling, historien des religions, affirmera que a les vrais Mystères de la pliilosopliie » ont un contenu unique, à travers les âges ^^. De même que les théoriciens de la Maçonnerie imaginaient leur idéal dans le secret des religions du passé, Schelling aperçoit dans l'histoire ré.<îotérique religion de la Philosophie, enveloppée de cultes e.rotériques, qui n'en seraient que la mythologie extérieure, le revêtement merveilleux et changeant ^^. L'Esotérisme prêté aux grands éducateurs des peuples, la « pure religion pratique » qui fît la valeur de Jésus aux yeux de la théologie Etatiste, s'environna de ce symbolisme extérieur, de cette mythologie spécieuse dont s'ornèrent toutes les doctrines. De la sorte la philosophie mystique reste la « Lumière » de quelques-uns vis-à-vis du peuple non initié, objet des supercheries nécessaires... Mais sur l'étendue de ce double système, règne maintenant la magie fallacieuse de la « Culture », autorisant les dominateurs mystiques à user de divines illusions, qui ne sauraient plus être des mensonges.
Voyons la suite des temps : la Providence n'avaitelle pas pour devoir de susciter des éducateurs inspirés, selon les nécessités du moment ? « Dieu dut immiscer en chaque époque un penseur qui parut en temps utile, et communiqua à son peuple les
59. Schelling, Philosophie und Beligion, 1804. — Schelling, Sdmmtliche Werke, 1. Abt., 6. Ed., p. 17.