‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 178 sur 210 · Id., p · texte numérisé non relu

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64. D. Gottlob Christian Storr's Bemerkungen ûher Kant's philosoph. Religion slehre. Tûbingen, 1794. — Uebersetzers... in Beziehung auf Ficht^'s Versuch einer Critik aller Offenbarung, p. 158.

pratique aient été déjà reconnus et employés par (Jésus), le plus grand des éducateurs ^^ ?» — Cn siècle plus tard, Frédéric Lange, dans son « pur Germanisme », rêvera d'un Christ rénové, symbole de la moderne et germanique prophétie : « Jésus de Nazareth pourrait désormais encore demeurer le Sauveur dans le sens suprême, pour notre enseignement religieux, mais il devrait pouiFant devenir autre... On devrait tenter — et sûrement on y réussirait — de montrer avant tout, dans l'exemple de Jésus, comment un homme possédé de Dieu doit conquérir le trésor de son propre idéal, qu'il a hérité de son peuple, et accroître ce trésor, et enfin le défendre au prix même de sa mort. Par conséquent, pour apprendre à connaître le contenu particulier de l'Idéal allemand — même à la différence de l'idéal chrétien — l'enseignement religieux de l'avenir doit s'adjoindre un élément nouveau et très essentiel ^^ ».

Ainsi l'humanité, le christianisme, le Christ et Dieu lui-même ^'^, sont accaparés par le philosophe. N'est-il point l'Inspiré qui résume l'univers par une religion nouvelle, qui ne serait autre que l'émanation de sa volonté ? Alors, du haut de son rêve impérieux, ce Germanisme naissant ressuscite l'ancien messianisme, se l'approprie, le développe et l'acliève par son annonciation prétentieuse. « La nouvelle religion qui se proclame déjà en révélations individuelles et qui est un retour au mystère primitif du christianisme, et l'achèvement de ce mystère, se reconnaît dans la régénération de la Nature réalisant le symbole de l'éternelle unité ».

65. .1. W. SCHMID, Vebr den Geist..., op. cit. Jena, 1790, p. 38-39.

66. Fr. Lange, Peines Deutschturn, 4. Auflage, Berlin, 1904, p. 133-134.

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