Cf. Les Origines mystiques de la Science '• allemande
92. NovALis, Rlùthenstaub (1798). — Novalis, Schriften. Xeuausgabe von E. Heilborn, 2. Tb., 1901. Berlin, p. 16.
il rêvait d'Etatisme ! Tout s'j' rapporte, en Allemagne... Citons encore : « Les écrits sont les pensées de l'Etat ; les archives, sa mémoire » ^^. « L'or et l'argent sont le sang de l'Etat... Le roi est l'essentiel principe vital de l'Etat ; tout à fait semblable au soleil dans le système planétaire » ^^. Attendu que 0 tout citoj'en de l'Etat est fonctionnaire de l'Etat », Xovalis déplore qu'on la « voie trop peu », cette magique entité omniprésente : « Partout l'Etat devrait être visible; chaque homme devrait être caractérisé comme citoj-en. Xe pourrait-on pas introduire complètement des insignes et des uniformes ? »^ Délire prophétique, s'il en fut... Or, c'est l'Etat germanique futur, et pourtant toujours l'antique rêve de communauté protestante — redevenue « catholique », universelle, et munie d'une discipline. « X'y aurait-îl pas bientôt en Europe une foule d'âmes vraiment saintes, tous les vrais coreligionnaires ne se pénètreraient-ils pas de l'impatient désir d'apercevoir le ciel sur la terre, pour s'assembler alors avec joie et entonner des chœurs sacrés ? ^e » Et voici que « l'Etat » menace de s'étendre à l'humanité : Pourquoi l'Europe ne se réveillerait-elle pas, interroge Xovalis, pourquoi « un Etat des Etais » ne serait-il pas imminent ? ^'^
La nouvelle « Culture », et la Discipline pourles bons combats.
Le protestantisme « pratique » avait rénové la religion pour en faire un Etatisme. o Dans ces philosophies » de la fin du XVIIP siècle, Hegel, leur continuateur, reconnaîtra justement, en 1802,