‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 185 sur 210 · Id., p · texte numérisé non relu

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<r le principe du r*^oid, et, au point de vue religieux, celui du Protestantisme ^^ ». Hegel, en effet, dira l'historien Treitsclike, « comprit l'Etat comme la réalité de l'Idée morale, comme la volonté morale réalisée » ; mais déjà « Kant avait déclaré que l'ordre social parfait était le dernier terme de la Culture, et Ficlite, au soir de sa vie, avait glorifié l'Etat comme l'éducateur du genre humain » ^^.

Par suite, l'organisation qui en résulte, sa force disciplinée, devient aisément la divine preuve d'une a Culture » éminente : car, précisément, cette « Culture » ne traduisait que la violence mystique d'une volonté organisatrice ou d'un instinct de discipline, qui faisait de l'Histoire la servante de ses besoins « pratiques » et de Dieu son allié dans le ciel ^^. Dans « Tordre moral », ces consciences, suivant l'expression de Ficlite, rendaient le divin « vivant et réel » ^'^^ : « toute discipline morale vivante et agissante est elle-même Dieu ; nous n'avons besoin d'aucun autre Dieu, et n'en pouvons concevoir d'autre » i""^. Il suffisait d' « accomplir joyeusement c^ que le Devoir commande, sans douter, sans ratiociner sur les conséquences ». Ainsi se préparait une armée du Bien ^^s^ q^e l'on opposait déjà théoriquement à l'idée d'une « bande » au service de Satan. En face de la France, et de son « principe religieux négatif », comme a dit en 1796 un adversaire de la Eévolution, se dressait la « Volonté

98. Hegel, Glauben nnd Wissen... (paru d'abord en 1S02). — Hegel, éd. cit.. I. Ed., p. 5.

99. Heinr. vox treitschke, Deutsche Geschichte im XIX. Jahrhundert, 26. Ed., 3. Theil, p. 718.

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