Cf. Ci-dessus
« florissait roriginalité du caractère personnel ; en France, ainsi raillait Auguste-Gnillaiime Schlegel, la nature avait généreusement étalé trente millions d'exemplaires d'un original unique » 122, — Novalis, de son côté, prophétisait : « L'Allemagne, en une marche lente mais assurée, devance les autres pays européens »; l'Allemand travaille à une « époque supérieure de la Culture... et cette avance doit lui donner, au cours du temps, une grande pxépondérance sur les autres... on dépense infiniment d'esprit... on travaille à tout, les écrivains deviennent plus personnels et plus puissants ». Enfin, c'est colossal... « On trouve ça et là, et souvent hardiment associés, une diversité sans pareille, une merveilleuse profondeur, un brillant vernis, de vastes connaissances et une riche et puissante fantaisie ». Xous avons vu ce qu'il en faut penser... Novalis célèbre encore la « puissante divination du librearbitre créateur, de rillimité... » ^^^ : le mysticisme autoritaire de la philosophie s'est pris en eft'et pour un idéalisme. On no'us annonce « l'intime conception d'un nouveau Messie... Qui donc ne se sent pas, avec un doux émoi, en état de gestation ? Le nouveau-né sera le portrait de son père, un nouvel âge d'or... C'est une nouvelle histoire, une nouvelle humanité », et pourtant « une universelle individualité » 124. Le « moi » de la philosophie ne dominait-il pas l'univers ? Et Schleiermacher, le doux théologien, s'écriait, sans doute dans la passion du rêve : « En vertu de cette activité intérieure, je