Id., p
prends possession du monde entier » ^♦^. Sclieiling aussi se proclamait « maître de la nature » ; il invitait la volonté à soumettre toute puissance étrangère à sa « propre autonomie... » i^e. Ce délire de l'esprit a enivré TAllemagne.
Une science « allemande » en est même issue i^?. La philosophie, développant le pragmatisme kantien, encore exalté dans le « moi » de i'ichte, se définissait avec Schelling et le Romantisme comme un puissant « Dynamisme ». Si l'esprit français analyse, l'Allemand synthétise « a priori », dit-on. En vérité, nous avons observé une synthèse mystique de l'univers, que le « moi » réalise, ou r « Etat ». Cette simple et violente absurdité, qui se donne pour une façon nouvelle de comprendre les choses, ou pour l'instrument d'une « Culture », gagne toutes les fonctions de l'esprit, tous les domaines.
Un second Romantisme sortit du premier, à l'entrée du XIX^ siècle. De cette « fermentation », comme dira l'historien Treitschke, « surgit la grande époque des sciences historico-phiiologiques, qui désormais, dépassant la poésie par leur essor, passèrent pour longtemps au premier plan de notre vie intellectuelle » ^-^. « Même les Romantiques originaires du Rhin, Grôrres, Brentano, les Boisserée — les premiers catholiques qui recommencèrent à compter dans l'histoire de notre nouvelle littérature — furent redevables du meilleur contenu