Id., p. 67 sqq
une sorte de confrérie dont le savoir fut vanté par le Père Trigaut, — notre théoricien ne l'ignore pas 16. Au nord de l'Europe, les druides celtiques et les bardes Scandinaves, répandus jusqu'en Espagne, et surtout en France, Grande-Bretagne et Germanie, ressemblaient aux mages de la Perse ; ils n'avaient pas de temples ni d'idoles, ils croyaient à l'unité de Dieu et à l'immortalité des âmes ; Pline le disait, Elias Scliede le prétend de nouveau... et la « Boussole des Sages » le répète avec assurance i"^.
Plus discrètement, un autre théoricien maçonnique 1^ évoque les religions humaines avec cet esprit de synthèse que nous avons signalé. Nous n'avons pas, dit-il, un système de connaissances sublimes qui, par une chaîne ininterrompue de Frères éclairés, auraient été apportées d'Adam jusqu'à nous. Mais nous trouvons dans tous les siècles et presque chez tous les peuples cultivés, des sociétés d'hommes sages qui peuvent nous servir de modèles. De tous temps, conclut-il, les honnêtes gens furent unis par des liens fraternels.
La Maçonnerie est universelle, elle est humaine ; elle s'attribue ce sens au nom de l'Histoire religieuse. Et telle est demeurée sa prétention. Encore à notre époque elle se dit « la Religion des religions » ^^.