Id., p
« le reste de la culture de l'intelligence humaine » ^2. « lîaison » et croyance sont unies en Allemagne ^3; tandis qu'en France il régnait, dans le domaine i^ligieux, un « haut degré de stupidité » 5'^. — Cet amour d'une religion et d'une « culture » éclairées, qu'on revendique pour l'Allemagne, ne va point, d'ailleurs, jiisqu'à dire imprudemment la vérité ^^; et, quant aux dirigeants eux-mêmes, si la « science » doit les induire au scepticisme et ainsi nuire à l'Etat, alors — rappelons le mot de Herder — « il vaut mieux que le gouvernant n'ait pas appris à écrire » ^^.
Ainsi c'est hien un esprit national que se donnera la Prusse protestante, dans l'atmosphère d'une Révolution contenue. La Prusse est sauvée par ses théologiens et ses philosophes, serviteurs d'une religion d'Etat. Ils réagissent contre les vérités funestes à l'intérêt public, tel qu'ils l'entendent. Mais en même temps, par une ambition inhérente à leur théologie, ils se prennent pour les instruments d'une « science » et les initiateurs d'une a culture ». Là où il ne s'agit que de caporalisme, une organisation intellectuelle s'affirme, et construit l'Etat du présent ou de l'avenir. Il sera aussi « religion » : ne représente-t-il pas l'essentielle raison d'être, pour les « croyances » comme pour les « vérités ». Par sa discipline, il maintient les unes, il refait les autres, en ce XVIir siècle finissant. Ebranlé par la crise du