Cf. Paul de Lagarde, ci-dessous, chap. IX
0 humauité » dont le Germanisme, avec le siècle ^^, clierche l'Evangile, interpréter selon cet esprit le destin de la nature et des liommes i^. La marclie de l'univers devient comme l'initiation maçonnique du genre humain à travers l'histoire, orientée tout entière vers la philosophie « pratique » du présent, le système de l'Etat.
Cette conception du monde se réclamera de la a raison » et de la « science » comme l'ancien protestantisme ; et d'autre part elle reste, en son orgueil, une croyance. Ici Dieu est soumis au postulat, le besoin moral des hommes exige la Révélation : le surnaturel est-il distinct de l'homme,, de son vouloir agissant ? Et là, c'est l'histoire, c'est l'évolution naturelle du monde, qui apparaît soumise au même « critérium ». Dès lors, la religion et la « science » demeurent assemblées dans le Germanisme. D'abord, n'est-il pas la chose essentielle parmi toutes choses ? Au centre de ce système est l'Etat, « phj'siquement nécessaire » comme la loi même de la « raison » ^^. C'est elle encore, cette « divine raison » qui se donne à la face du monde un droit éminent, c'est elle, dit Treitschke ^^ en 1870, qui « oblige » l'Allemagne à devenir une nation. Intérêt de nos volontés, décret de nos « raisons » : donc loi naturelle, loi sacrée. Et un pangermaniste notable ^~ verra dans le bon combat pour le nationalisme « un combat sacré, voulu par la Xature elle-même »... Comment la Providence ne serait-elle pas une providence allemande ?