Cf. DoRi, ci-dessous, chap. IX
16. Die Feuerprobe des norddeutschen Blindes. Heidelberg, 3. August 1870, Preuss. Jahr., Bd. 26 (S. 240 ff.). — Réimprimé dans : H. VON TEEiTSCHKE, Deutsche Geschîchte im XIX. Jahrhundert, 1. Theil. Bis zum Pariser Frieden, p. 30?.
17. Fr. L.\NQE, Reines Deutschtum, 4. Aufl. Berlin, 1904, p. 81.
lo2 DU CHRISTIANISME AU GERMANISME
Le « rationalisme » protestant s'est appelé « pratique B eu devenant mystique : à ce prix, il reprend son ancien rêve religieux, dont la base est maintenant l'Etatisme. Le problème de l'Etat fut, en effet, au XVIIP siècle, le centre de la crise : il reste le centre de la religion nouvelle ainsi que de la c Culture ». Celle-ci célèbre alors son Evangile, qui se dit « liumain », comme l'évangile moderne. Mais la France fait appel aux peuples par l'expansion révolutionnaire : l'Allemagne réduit le monde à son rêve autoritaire, à « l'Etat » . Le Germanisme, avec l'idéalisme de l'époque, prolonge et renouvelle la vision historique des apologistes chrétiens : les siècles se ramènent à son ambition. Il est comme un Maconnisme qui exprime le sens de l'universel passé, pour l'enseignement de l'univers du présent. Il représente la destinée des hommes — de par la loi divine et physique du monde. L' « Humanité germanique » est là, pour la a Rédemption » des peuples i^.
Revenons à l'origine. Le « rationalisme » religieux était la prétention intellectuelle du protestantisme; au XYIIP siècle, il se découvre au seuil de l'irréligion ; mais certain caporalisme intervient, défend à la libre-pensée le libre langage, improvise un système de réaction ^^. Alors survient une nouvelle « raison », dénommée « pratique », et de tendanre m3^stique : elle innove un Etatisme intellectuel, et une religiosité qui sert sa discipline. En cette production se rencontre la triple orientation séculaire de l'Allemagne protestante : rationalisme et mysticisme se rejoignent dans le principe d'Etat. Le Germanisme réunit, au profit de son